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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 08:56

Les pesticides : une pollution planétaire

Dans les pays industrialisés, la révolution verte des années 60 a considérablement augmenté la productivité agricole en jouant sur l'augmentation des surfaces cultivées, la mécanisation, la plantation de cultures sélectionnées et hybrides aux rendements plus élevés, le remembrement et la lutte contre toutes les nuisances.
Cette lutte passe notamment par le recours massif aux pesticides, qui sont des produits chimiques dangereux destinés à repousser ou tuer les rongeurs, champignons, maladies, insectes et "mauvaises herbes" qui fragilisent le mode de culture intensif.

Les pesticides ne sont pas seulement utilisés dans l'agriculture mais aussi dans le jardin du particulier, dans les parcs ouverts au public, pour l'entretien de la voirie, des voies ferrées, des aires de loisirs (golfs, hippodromes...).

Les pesticides sont des Polluants Organiques Persistants qui perdurent dans l'environnement, s'accumulent dans les graisses et sont, d'une manière générale, dangereux pour la santé : cancers, altération du système immunitaire, problèmes de reproduction...

Les pesticides touchent aussi massivement les zones rurales des PVD (Pays en Voie de Développement) où malformations, cancers, maladies congénitales, désordres du système nerveux déciment la population.

Définitions

Un pesticide est un produit chimique destiné originellement à la protection des cultures afin de lutter contre des tiers jugés nuisibles comme les parasites, mauvaises herbes, insectes et champignons.
Ainsi, on désigne par pesticide tout substance destinée à repousser, détruire ou combattre les ravageurs et les espèces indésirables de plantes ou d'animaux. Sont également inclus les régulateurs de croissance des plantes, les défoliants (pour faire tomber les feuilles), les dessicants (pour absorber l'humidité), les agents qui réduisent le nombre de fruits ou évitent leur chute précoce ainsi que les substances appliquéesavant ou après récolte pour conserver les produits pendant leur stockage et leur transport (Rapport d'information sur les pesticides - Assemblée Nationale, 02/06/2009)

D'un point de vue réglementaire européen, on distingue deux grandes catégories de pesticides :

  • les produits phytopharmaceutiques destinés à la protection des végétaux. Il en existe trois types : les herbicides, les fongicides et les insecticides.
  • les biocides destinés à la protection des éléments de construction (charpente) ou des animaux domestiques.

Les pesticides sont généralement classés en fonction de la cible qu'ils visent, on distingue ainsi :

  • les herbicides pour lutter contre les "mauvaises herbes"
  • les fongicides pour détruire les champignons, maladies virales et bactériennes
  • les insecticides pour tuer les insectes
  • les corvicides contre les oiseaux
  • les rodenticides pour lutter contre les taupes et les rongeurs
  • les mollusicides contre les limaces
  • les nématicides contre les nématodes (petits vers)
  • les régulateurs de croissance.

Les pesticides sont également regroupés en fonction de leurs composants actifs ou substance active : organochlorés (DDT, lindane...), triazines (atrazine, simazine...), acétamides (acetochlore, alachlore...)...
La substance active exerce une action générale ou spécifique sur les organismes nuisibles ou végétaux. L'agriculture française en utilise environ 500 qui entrent dans la composition de plus de 8000 produits commercialisés. Ceux-ci bénéficient d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par le ministre chargé de l'agriculture, après une procédure d'évaluation du risque pour le consommateur, l'utilisateur et l'environnement.

Un produit phytosanitaire désigne un produit phytopharmaceutique et ses adjuvants (produit ajouté pour renforcer l'action de la substance active).

Historique

Avant la seconde Guerre Mondiale, les pesticides employés en agriculture étaient des dérivés de composés minéraux ou de plantes : arsenic, cuivre, zinc, manganèse, plomb, pyrèthre, roténone, sulfate de nicotine... que l'on retrouve en partie dans les cigarettes actuelles.
Les armes chimiques de la première Guerre Mondiale comme le gaz moutarde composé de chlore assura un nouveau débouché industriel pour les pesticides, une fois le conflit terminé.
Ainsi, les organochlorés firent leur apparition avec de nombreuses déclinaisons qui ont connu un énorme succès.

Parallèlement, l'encadrement réglementaire des pesticides date du 2 novembre 1943, validée par une ordonnance du 13 avril 1945. Aujourd'hui, en France, c'est essentiellement le droit communautaire qui fixe les grandes orientations legislatives.

Des Polluants Organiques Persistants

Tous les pesticides organochlorés de première génération sont des POP (Polluants Organiques Persistants) dont voici les principales caractéristiques :

  • ils perdurent dans l'environnement
  • ils s'accumulent dans les graisses et via la chaîne alimentaire notamment chez les super-prédateurs comme l'Homme
  • ils sont dispersés dans l'environnement via les courants atmosphériques et marins
  • ils sont dangereux pour la santé : cancers, altération du système immunitaire, problèmes de reproduction...

12 POP ont été recensés par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et interdits dans de nombreux pays comme l'Union Européenne (UE) et les Etats-Unis lors de la convention de Stockholm en mai 2001.
Bien que ces POP ne soient plus utilisés dans les pays industrialisés depuis plus de 20 ans, ils perdurent encore dans les écosystèmes et donc dans nos aliments.

De plus, les organochlorés interdits ont été remplacés par de nombreuses autres familles chimiques dont les organophosphorés moins persistant dans l'environnement mais plus toxiques.

Une consommation planétaire, le cas de la France

Depuis 40 ans, les pesticides touchent tous les pays et les capacités de production des pays en voie de développement sont en pleine expansion.
Ainsi, les pesticides touchent massivement les zones rurales des PVD (Pays en Voie de Développement) où malformations, cancers, maladies congénitales, désordres du système nerveux déciment une population qui souffre déjà de nombreux maux.
Même si les pulvérisations se font petit à petit de plus en plus rares, il demeure des stocks importants de pesticides périmés :

  • 100 000 t en Afrique et au Moyen-Orient
  • 200 000 t en Asie
  • 200 000 t en Europe de l'Est avec la Russie.

Trop souvent, les pesticides sont abandonnés à ciel ouvert...
Pourquoi de telles quantités ? Manque d'équipements, d'informations, achats et dons trop importants, corruption avec les producteurs occidentaux qui se débarrassent à bas prix de leurs stocks de pesticides interdits vers les PVD. Une ONG américaine a ainsi estimé en 1995-1996 que 14 tonnes de pesticides interdits aux Etats-Unis étaient exportés par jour vers le Pakistan et le Vénézuela (SMITH C., ROOT E., 1999).

Au niveau mondial, les ventes augmentent ainsi que la toxicité des produits vendus. Ceci conduit nécessairement à une pollution généralisée des écosystèmes de notre planète.

La consommation française de pesticides

En France, c'est l'Union des industries pour la protection des plantes (UIPP) qui fournit les données sur la vente des pesticides sur le territoire. En 2006, 71 600 tonnes ont été commercialisées dont 90 à 94% étaient destinées à l'agriculture, le reste se partageant équitablement entre les usages amateurs et les usages collectifs (voirie, SNCF...).
La France, première puissance agricole européenne, est particulièrement consommatrice de pesticides puisqu'elle est le premier marché européen de pesticides et le 4e, au plan mondial, derrière les Etats-Unis, le Brésil et le Japon.
L'évolution de la consommation en France montre une diminution des tonnages de substances actives vendues depuis la fin des années 90. Ainsi, 120 500 tonnes de substances actives étaient commercialisées en 1999 contre 71 600 tonnes en 2006, soit une diminution de plus de 40 %. Toutefois, en 2007, 77 300 tonnes de substances actives ont été vendues, une hausse qui s'expliquerait notamment par des conditions climatiques défavorables, propices aux maladies et à l'apparition de nouveaux insectes ravageurs.

La France est également le pays d'Europe qui a le plus de substances autorisées sur le marché : environ 380 début 2007 (Agritox, 08/2007).

La consommation des insecticides et des fongicides tend à stagner au contraire des herbicides comme le Roundup® qui progresse régulièrement.

Une réponse aux nouveaus insectes ravageurs

L'UIPP a souligné récemment, dans le cadre du groupe de travail "environnement" de la commission des affaires économiques de l'environnement et du territoire, que plus de 40 nouveaux insectes ravageurs ont été introduits en France entre 2000 et 2005. Ceci, notamment à cause du réchauffement climatique en cours.

Une pollution planétaire

Les résidus industriels chimiques et les pesticides sont transportés sur des milliers de kilomètres via le cycle de l'eau et les masses d'air comme en témoigne la contamination des Inuits du Grand Nord Canadien qui vivent pourtant de chasse et de pêche. Les bébés inuits nourris au sein développent jusqu'à quinze fois plus d'otites que ceux du Québec Sud (DEWAILLY E. et al, 2000).
En 1989, l'OMS estimait que les pesticides étaient à l'origine d'un million d'empoisonnements graves et de 220 000 morts par an dans le monde. En août 2007 la célèbre revue médicale "The Lancet" publie même une étude montrant que le suicide aux pesticides fait 300 000 morts par an dans les campagnes asiatiques. Les pays développés qui utilisent 80% des quantités de pesticides ne comptent que la moitié des cas d'intoxication.
Les troubles aigus concernent principalement les muqueuses, la peau, le système digestif et le système respiratoire.

Les pesticides présents dans tous les écosystèmes

Avec des décennies d'agriculture industrielle polluante, des millions de tonnes de pesticides ont été déversées sur les cultures en France, intégrant toutes les composantes de la biosphère : eau, sol, air, végétation, animaux et Homme.
Ainsi, 96% des eaux de surface et 61% des nappes phréatiques en contiennent (IFEN, 09/2006). Ce qui nuit à la qualité de l'eau potable au robinet, mais aussi à quelques eaux de sources et minérales vendues en bouteille.
La Concentration Maximale Admissible (CMA) pour les pesticides dans l'eau distribuée au robinet est de 0,1 µg/l/pesticide et de 0,5 µg/l pour tous les pesticides selon la réglementation européenne (directive 98/83/CE). Cette valeur est dépassée pour des millions de français chaque année (Ministère de la Santé).

L'eau de pluie et le brouillard peuvent contenir respectivement de 0,1 µg/l jusqu'à 14 µg/l de pesticides d'après des relevés de l'INRA (Environnement Magazine, 2000). Une étude d'AirParif de 2007 a même retrouvé une vingtaine de pesticides différents dans l'air de Paris !
En effet, lors de la pulvérisation sur les cultures, on estime que 25 à 75%, voire plus, des quantités se dispersent dans l'atmosphère.
On retrouve par conséquent des résidus de pesticides dans nos aliments comme en témoignent les chiffres suivants :

Les pesticides dans les zones non agricoles

Outre l'agriculture, de nombreux acteurs utilisent les pesticides, au coeur même de la ville et au sein de la population : gestionnaires des routes, des voies ferrées, paysagistes pour l'entretien des espaces verts et jardiniers amateurs !
A titre d'exemple, Réseau Ferré de France (RFF) doit désherber tous les ans 30 000 km de réseau ferré national, un coût de 60 millions d'euros par an, selon RFF.

Source : Union Européenne, DG SANCO, 2006
Pays % d'échantillons dépassant
les limites autorisées de résidus
% d'échantillons avec
résidus de pesticides
Hollande 14,7% 66,7%
France 5,8% 50,8%
Espagne 3,6% 35,6%
Allemagne 8% 61%
Italie 1,3% 33,3%
Moyenne UE +
Norvège, Lischtenstein et Islande
4,7% 44,4%

Or, les pesticides sont des produits chimiques destinés à tuer, il est donc assez logique qu'ils soient nocifs pour notre santé...

sourcelink

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 10:07

 

Le monde féerique des êtres de la nature


Je peux commencer mon récit par : il était une fois car nous allons aborder le monde étonnant des êtres de la nature. Nous avons tous entendu parler des dieux de l’antiquité. Nous nous souvenons des contes de notre enfance, nous avons peut-être chez nous un nain de jardin. Beaucoup ont vu le film le Seigneur des anneaux.

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.Bugarach 050624 003

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Bugarach Aude 24/06/2005: un géant dans l'angle droit de la photo (entre autre)

 

Mon récit débute en août 2007. Depuis longtemps je connaissais l’existence de ce monde invisible à nos yeux qui avait de nombreuses missions sur terre et sur tous les autres plans de l’invisible. Nous avons appris que les ondines étaient liées à l’eau, les sylphides au vent, les salamandres au feu et les gnomes à la terre. Ils sont bien plus nombreux et ils partagent avec nous notre planète, prennent soin de notre corps avec amour et fidélité. Ils sont partout, nous prodiguant gîte et couvert, ils nous ont préparé la terre sur laquelle nous habitons. Il n’est pas de vie, de croissance d’évolution  et de maturation sans eux.

J’avais décidé d’assister à deux conférences intitulées l’une : « L’esprit des arbres » l’autre « Les esprits de la nature et les Mystères de Gaïa » (J’ai appris plus tard que Gaïa n’est pas le nom de la terre mais le nom de l’être de la nature qui l'a, en charge. La terre étant la seule planète qui n’a pas de nom. Ces conférences furent présentées au domaine de La Salz à Sougraine ainsi qu’à Rennes les bains ; villages situés dans la haute vallée de l’Aude.

Le conférencier sensibilise l’auditoire à l’existence et au respect des êtres de la nature ( que nous pouvons aussi appeler entéaux parce qu’ils sont des entités ou essentiels car ils ont une essence comme la lumière que l'on peut voir à travers un prisme ou dans le noir) , doués de différentes facultés et compétences, mais aussi essentiels parce qu’ils sont constitués de radiations, de différentes essences ou énergies suivant les missions dont ils sont chargés ou de leurs plans d’origine. Il a approfondi une technique de ressenti de leur taux vibratoire en le comparant au notre aura. Nous possédons, en effet autour de nous, différentes couches de radiations émises par nos différents corps. Repérons la plus proche située à environ 6 cm et donnons-lui la valeur de 100/100, lorsque nous mesurerons l’aura d’un arbre ou d’une entité, notre aura se dilatera ou se contractera suivant que l’entité est positive ou négative faisant donc passer notre taux vibratoire au-dessus ou en dessous de 100/100. Á l’approche de ces énergies nous pouvons ressentir du picotement ou de la chaleur aux mains. Il demande aux êtres de la nature de participer aux expériences. Il avait donc invité une grande fée et un gnome ; les essentiels acceptant pour se faire connaître de se laisser toucher. Ils sont donc passés de mains en mains en fonction de notre vouloir de communiquer. Une viouvre participa aussi à l’expérience passant sur les jambes des participants. Il nous proposa à la fin de la conférence de repartir avec une petite fée, car la grande fée se dupliquait, si nous souhaitions l’avoir pour compagne.

Évidemment c’est ce que je fis, mais comment communiquer avec cette nouvelle compagne ? Comment connaître ses besoins et savoir si elle était toujours là ? Bien sûr on peut lui demander de se déplacer et vérifier si elle est là en mesurant son irradiation. Ce que je fis. Il y avait incontestablement une solution plus simple puisse que je connaissais 2 dames qui voyaient ces êtres. Plus tard je rencontrais deux autres dames avec un don de médiumnité. Début septembre je rencontrais ces deux dames qui voyaient les entéaux. Elles me confirmèrent toutes les deux qu’il y avait toujours avec moi cette petite fée.

Nous profitâmes de ces quelques jours pour prendre contact avec les faunes ainsi qu’avec les gnomes et les fées qui avaient élu domicile dans les arbres. Nous nous dirigâmes vers un vieux noyer lui demandant si nous pouvions s’approcher de lui. Son aura s’étant expansée nous comprîmes qu’il nous acceptait et lui avons demandé si nous pouvions l’aider. Il était beucoup plus facile de contacter son faune. Après lui avoir demandé de sortir, nous lui posâmes des questions simples. Il devait se déplacer si c’était oui et rester sur place si c’était non. Après plusieurs questions nous avons compris que l’énergie d’un réseau le perturbait aux niveaux des irradiations. Ensemble, chacun d’un côté de l’arbre nous l’avons déplacé sur quelques mètres. Il nous a alors confirmé que le travail avait réussi et qu’il était satisfait. J’avais le privilège que la dame qui m’accompagnait voyait les êtres de la nature et pouvait voir comment se déroulait le travail. Le grand noyer avait comme voisin l’un de ses enfants, fruit de l’amour de ses fleurs. Une abeille avait eu la riche idée de voltiger de fleurs en fleurs pour féconder mais aussi de ramener le pollen à la ruche. La noix après s’être développée, avait pû germé après avoir touché le sol. Le petit noyer estimait que son parent lui faisait de l’ombre et aurait souhaité que l’on coupe une branche à son aîné. Nous ne l’avons pas fait devant demander au préalable au grand noyer l’autorisation. Nous n’avions ni de temps ni les moyens afin de poursuivre l’opération.

Ensuite nous sommes allés rendre visite à un magnifique grand saule pleureur et tortueux. Je ne suis pas surpris aujourd’hui qu’il nous ai dit qu’il manquait d’amour, c’est dans sa nature de saule pleureur. Il se plaignait de voir passer sous ses branches de nombreux passants qui l’ignorait. Alors les trois présents l’ont entouré, pris dans leurs bras et promis de s’arrêter lors de leurs passages pour le saluer. Son aura s’est alors expansée de joie.

Nous réalisâmes sur ce lieu le lendemain une quatrième, dirons-nous, expérience. Ce fût avec un marronier qui déja perdait ses feuilles en septembre. Il est vrai que l’été avait été sec comme bien souvent maintenant.
La nouvelle dame qui m’accompagna lors de notre entretien avec le faune du marronier pouvait voir et dialoguer avec les élémentaux. Les échanges furent plus rapides et directs :

La dame: Pourquoi le marronier perd ses feuilles ?

 


Le faune:
Parce qu’il a soif, il faut l’arroser jusqu’à la limite de sa ramure abondamment.

Après avoir répondu à sa demande.

La dame:
A-t-il besoin d’autre chose.


Le faune:
Oui il faudrait arroser le tronc car moi aussi j’ai trop chaud.

Ce qui fût fait et alors la dame vit le faune se secouer comme un chien que l’on aurait mouillé pour chasser l’eau, mais aussi, de satisfaction.
Cette dame par ailleurs a pu me confirmer que la petite fée était avec moi depuis le mois d’août.
Quelques jours plus tard je pris contact avec une dame qui communiquait avec les élementaux : fées, lutins.... Il me fût alors transmis le message suivant:

Etant dans cette "douce énergie", j'ai demandé un message pour moi. Et après j'ai demandé s'il y avait un message pour vous, (en direct...)

Le voici :

" Nous sommes heureux et sautillants de joie, quand chaque fois des Etres vont de l'avant pour ouvrir le regard et le coeur des autres.....
La certitude dans leur coeur, la puissance d'amour pour notre monde, nous touchent et nous sentons leur bonne volonté et leurs essences puissantes et justes voulant nous aider, et collaborer avec nous.....
Nous sommes pleins de gratitude, joyeux de sentir leurs démarches et leurs recherches.. et.. de sentir qu'ils mettent en pratique ce qu'ils savent et ressentent sur les éléments de la Nature...
Nous sommes plein de remerciements pour eux car ils bougent, avancent et marchent vers l'essence féerique qu'ils ont connue depuis la nuit des temps. Nous sommes dans la joie et présents pour oeuvrer avec eux suivant leur énergie et leur ouverture.....
Tout est là au moment précis, tout est présent suivant vos demandes. Formulez des intentions claires, précises pour récolter ce que vous souhaitez dans l'essence de vos coeurs...
Ils vont découvrir et rencontrer encore des personnes qui vont les aider à concrétiser un projet de coeur qui mûrit et qui germe doucement......
Demain sera une fête avec un rassemblement important de personnes pour partager, échanger, donner dans un amour inconditionnel tant recherché. Merci....(merci !)

J'ose vous le transmettre et j'espère qu'il fera écho dans votre coeur...

Alors c’est comme le fil d’un ver à soie, on tire et les évènements se déroulent les uns après les autres et après avoir pris pied sur la première marche on peut escalader la suivante.

Un essaim d'abeilles s'installe

Essaim 02



La suivante c’est avec les abeilles. Moi, petit apiculteur du dimanche, mon fils lui, ayant attrapé le virus installe un joli rucher. Il faut dire qu’il a un fort pouvoir magnétique et qu’il parle aux abeilles. Nous échangeons nos expériences mais très vite l’élève dépasse le maître. Encore eut-il fallu que seulement un jour il fût élève ? Il magnétise le sirop constitué de miel et d’eau qu’il leur donne. Il leur demande si la nouvelle implantation des ruches leur convient. Alors elles rentrent ou ne rentrent pas choisissant leur emplacement. Il s’adressait à l'être de la nature du rucher. Moi, qui régulièrement me faisais piquer de nombreuses fois, je décidais d’en faire autant. Je demandais l’aide de la petite fée ainsi que l’aide d’un gnome qui vivait dans un cristal. (Je vous ferai part de ma rencontre avec le cristal tout de suite après.) Je peux vous dire que ce fut un succès. Elles n’avaient jamais été aussi sages. Je pense que j’aurai ce jour là travailler mains nues et visage découvert. Bien sûr, mon fils savait que j’avais des contacts avec 5 ou 6 personnes qui parlaient, voyaient ou ressentaient les êtres de la nature. Il voulait connaître le nom de la reine des abeilles pour pouvoir s’adresser directement à elle puisqu’il avait plusieurs ruchers. Je partais en quête de son nom. Un soir nous décidâmes à trois de la contacter. Nous fûmes attristés car elle était inconsciente sans aucune activité. Nous le savons, les abeilles sont en danger de mort suite à l’épandage irraisonné de pesticides sur les cultures. Sa hiérarchie envisageait de la retirer de notre terre. Sa disparition aurait sonné la fin de la race humaine suite à une famine rapide et inéluctable. Nous décidâmes de lui retransmettre la Force de la Lumière. La surprise fût grande des petites fées utilisaient les énergies que nous envoyons. Elles brossaient les poils de la reine lui transmettant l’énergie. Le lendemain il fût décidé de recommencer et la les deux dames eurent une agréable surprise : la reine faisait quelques pas et les fées étaient au travail. Elle pu dire son nom, elle s’appelait Arabela reine des abeilles. Il faut c’est évident continuer à aider Arabela, mais il faut surtout arrêter d’épandre des pesticides si nous voulons continuer à être locataire de la planète terre.

Essaim Mondragon 02

Un nouvel essaim à la recherche d'un habitat

nous lui fournirons le gîte et lui nous délectera de son miel


Le cristal, depuis quelques mois je le recherchais avec davantage de régularité mais en vain. Ce fut un jour le coup de foudre. Un magasin de pierres venait de s’installer pas très loin. J’en avais fait déballer des pierres, regardé et parfois touché. Celui là reposait nonchalamment en toute simplicité à plat sur un bout d’étagère. Je le touchais et il était là, c’était celui-là ma main ne résistait pas à son toucher et il partit avec moi. Une nouvelle odyssée d’amour venait de naître. Je lui donnais tout mon amour et il me protégeait. C’est un quartz à inclusion de tourmaline, cathédrale, jumeaux (2 quartz ont poussé accolés l'un à l'autre ce qui permet de rompre la dualité cette conivance entre les 2 critaux est source d'amour) , strié (quartz laser puissant amplificateur, il enveloppe son porteur d'une barrière de protection que j'ai pu expérimentée), à fenêtre ( pour rentrer à l'intérieur du cristal), il a 6 faces et une fenêtre. Je ne vous raconterais pas toutes nos histoires, mais quelques-unes seulement. 

P1010010


Puis début novembre était là avec un stage sur les élémentaux. Stage conduit par le conférencier du mois d’août. Une journée pour apprendre à ressentir les énergies : énergies des élémentaux , énergies liées au ciel et à la terre. Au cours de ce stage j’ai ressenti comme des picotements, des fourmillements sur l’encéphale postérieur, le cervelet et je demandais au maître de stage s’il ressentait quelque chose. Il me dit qu’il ressentait quelque chose de positif, j’en restais là avec lui ne voulant pas trop insister.

stage 071107 001

 

Suivant la taille de la photo l'on peut distinguer entre les mains du conférencier un petit gnôme


 



J’interrogeais une autre dame dont je venais de faire la connaissance, lui demandant si elle pouvait me renseigner.

Les êtres de la nature me firent parvenir ce message par son intermédiaire.


"Au-delà des noms donnés comme une reconnaissance et pour avoir souvent des repères, il y a surtout cette énergie subtile et rayonnante qui vient, qui circule et qui vibre.....
Qu'importe les noms, le plus essentiel c'est la considération du coeur, l'accueil fait à ces énergies subtiles et si cristallines que vous rencontrez.....
Qu'importe la forme, elle peut se matérialiser suivant vos concepts, vos pensées... L'énergie est là sous la forme, sous les noms que vous pouvez mettre, poser à un moment donné...
Que dit votre coeur ??? Quelle reliance, inter-reliance y a t’il ? Que ressentez-vous ????
Cette énergie vous fait- elle pétiller ? Rayonner ??? le critère fabuleux chez l'être humain est cette sensation légère et magique, celle qui permet de savoir où se situer, comment agir, comment cheminer, dans l'harmonie de notre Etre...
Vous pouvez avoir les réponses qui sont dans votre "intérieur".....
Silence pour que l'imperceptible arrive, l'espace entre le silence se manifeste...
Que cela soit en mot, en couleur, en forme, en image. vous pouvez laisser venir......
"Demandez et vous recevrez... ".Car souvent beaucoup attendent sans jamais demander, sans jamais faire des demandes claires et sincères (sincère qui vient du coeur...)
Vous avez les réponses, vous avez cette puissance et force de pouvoir communiquer avec les Etres de la Nature...
Alors osez ETRE dans cet espace d'enfance, dans ce présent infini et doux pour vivre "l'espace présent" comme un cadeau : présent de la vie...
Vous êtes accompagnés par de "hautes lumières" qui rayonnent et cheminent prés de vous...
Allez allez. Merci ..........................................(merci)

P1010090

Les irradiations d'un Gnôme sur la partie gauche du tronc. Il semble comme l'arbre souffrir.

Les échanges nous ont apporté ces réponses.



Oui, le petit peuple lumineux se réjouit quand il rencontre un humain qui le reconnaît, le respecte et l'aime. Je garde précieusement ce message près de mon coeur et vous dis encore merci.

Ce cristal qui est habité par un petit gnome vous était bien destiné. Il est la réponse et la grâce qui vous sont accordées, en remerciement de l'intérêt et de la protection que vous manifestez pour eux. Ce sera une belle présence à vos côtés qui vous protégera en retour.

Copyright Marie Emilia Vannier

 

 

Manifeste des arbres

" Amis très chers,

Ce n'est pas une simple salutation que nous, les arbres, vous adressons aujourd'hui. Considérez que c'est un cri et un appel qui vous est lancé par des amis fidèles qui vous accompagnent depuis la nuit des temps !

Ce cri vous implore de nous reconnaître enfin comme frères et de ressentir notre discrète et bienveillante présence à vos côtés. Aujourd'hui, en effet, notre peuple est partout décimé sans conscience et il est devenu urgent de vous rappeler que nous, les arbres, nous sommes vos compagnons inséparables.

Depuis l'origine, en effet, nous vous fournissons sans restrictions et avec tout notre coeur : l'air pur, la nourriture, et les médecines dont vous avez besoin. C'est pourquoi, nous vous implorons d'opérer une conversion de votre esprit à notre égard, pour que nous puissions continuer à recouvrir et protéger le corps sacré de notre Mère commune : la Terre.

Nous vous demandons aussi, par des pratiques simples et naturelles, de tout mettre en oeuvre pour sauver nos précieuses soeurs alliées, les abeilles, car ces messagères dorées sont en train de nous quitter.

Amis très chers, il est temps pour vous, de tout entreprendre pour que le soleil continue à briller sans brûler vos corps, pour que s'épanche généreusement autour de vous le parfum des fleurs, pour que soient maintenues la salubrité de l'air et la pureté des eaux.

Le temps de l'ignorance est terminé. Il faut maintenant s'efforcer d'avoir les gestes réparateurs qui permettront à notre Mère, la Terre, de continuer à tous nous porter et enchanter notre vie.

Ce cri que nous lançons, est un appel à l'amour inconditionnel et infini qui frappe à la porte de votre coeur.

 





Copyright Marie Emilia Vannier



POEME

Dans le temple de mon coeur réside un grand arbre
dont la présence me murmure de douces paroles.

Dans le coeur de ce grand arbre réside une âme
dont le parfum me parle d'amour

Dans l'Esprit de l'arbre, brille une belle lumière
qui éclaire mon coeur, là où la nuit persiste.

Lorsque des émotions gonflent ma poitrine,
il souffle doucement pour caresser mes peurs.

Lorsque des joies m'envahissent, j'entends
son feuillage qui bruisse de mille chants

Lorsque je lui envoie un flot de tendresse
je le sens croître en conscience et en joie.

Alors, je tends l'oreille et il me dit tout bas :
amie, tu as bien compris, tout est dans le coeur...





Copyright Marie Emilia Vannier

http://www.arbreguerisseur.com/

L'ARBRE GUÉRISSEUR

L'ARBRE ET L'ÉTOILE

Source Ribaute 071226 004



Les murs nous révèlent bien des secrets: visages, ondines, porteuses d'eau suivant la taille de la photo et la qualité de l'appareil.



Ma curiosité n’était pas satisfaite en ce qui concernait l’énergie qui m’avait rejoint début novembre. Mi décembre j’ai pu finalement demandé, quel était l’être élémental qui m’accompanait, il me fut dit par 2 personnes distinctes qu’il s’agissait d’une salamandre de couleur verte qui m’enveloppait sur tout le côté gauche. Elle venait d’un plan plus élevé, moins dense, elle était venue pour m’aider au niveau de la santé, la salamandre est un signe de feu tout comme le sagittaire d’où l’affinité. Celà fait bizarre de sentir des picotements, des vibrations, mais elles sont amicales, cela me rappelle que l’aide et l’amour sont toujours présents.

Si cette salamandre est guérisseuse je ne devais pas la garder pour moi, et comme je fais de temps en temps un peu de magnétisme, je lui demandais aussi d’utiliser les énergies de la Lumière avec moi. La première fois je lui demandais son aide pour une bronchite chronique. Lorsque mes mains se placèrent à la hauteur du cinquième chakra, la personne soignée voyait des petites fées ou lutins qui ventilaient les alvéoles pulmonaires. Je vous l’avait dit les élémentaux sont partout, s’occupent de tout suivant leur genre. Elle n’était pas la seule à utiliser les énergies de la Lumière une belle entité était aussi à l’oeuvre. Les expériences se poursuivent chaque fois de manière différente dans ma façon de transmettre la force, mais aussi avec des aides différentes et des énergies variées aussi bien pour moi que pour la personne aidée.

Matthieu19


“Je vous dis encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.”

Marc 11 verset 24


“ C'est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et vous le verrez s'accomplir. “


Encore quelques mots du cristal, il transmet de plus en plus de force, d’amour, le petit gnome a grandi, il occupe tout le cristal avec en particulier une autre énergie. Chaque fois que j’ai besoin de lui, il est là, aussi pour, me guérir et me protéger des mauvaises vibrations.

soleil

Un nouveau ciel, une nouvelle terre.



Encore quelques mots du cristal, il transmet de plus en plus de force, d’amour. Le petit gnôme a grandi, il occupe tout le cristal avec en particulier une autre énergie. Chaque fois que j’ai besoin de lui, il est là, aussi pour, me guérir et me protéger des mauvaises vibrations. 

 

  sourcelink

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 09:51
Communiqué de presse: Moringa et crise alimentaire

MORINGANEWS / FONDATION L'OCCITANE

COMMUNIQUE DE PRESSE

Crise alimentaire
La révolution des superaliments verts par le Moringa

Le Moringa : un petit arbre qui pousse très vite, présent dans toutes les régions tropicales. Ses feuilles : un légume parmi les plus riches du monde. Ce qui nous donne un aliment végétal, très nutritif, écologique, économique et disponible immédiatement dans les pays les plus touchés par la crise alimentaire. Il y a donc urgence pour lever les quelques obstacles qui entravent encore le développement de ce « superaliment vert »…

Le Moringa, « superaliment » vert
Les feuilles du Moringa, ce petit arbre des régions chaudes, ont récemment été identifiées par le World Vegetable Center (Taiwan) comme le légume à plus fort potentiel nutritionnel parmi 120 espèces alimentaires étudiées. Facile à cultiver, résistant à la sécheresse, cet arbre produit en effet des feuilles en abondance, véritable concentré de protéines, vitamines et minéraux : cent grammes de feuilles fraîches de Moringa apportent autant de protéines qu’un œuf, autant de fer qu’un steak, autant de vitamine C qu’une orange, autant de calcium qu’un verre de lait.

Le Moringa, qui pousse partout dans les pays du Sud, a d’ores et déjà été adopté dans des programmes de lutte contre la malnutrition infantile en Inde. Ses feuilles séchées et réduites en poudre se conservent et s’utilisent facilement : en en consommant 30 grammes par jour, un enfant satisfait l’intégralité de ses besoins quotidiens en vitamine A, 80% de ses besoins en calcium, 60% de ses besoins en fer et près de 40% de ses besoins en protéines.

Dans un contexte de crise alimentaire mondiale, l’utilisation de ressources locales comme le Moringa est primordiale pour réduire la dépendance des pays du Sud vis-à-vis des denrées importées et améliorer la situation nutritionnelle des foyers pauvres. Deux ou trois arbres dans une cour suffisent pour subvenir aux besoins d’une famille. Ben, chauffeur de taxi burkinabé, a bien compris les avantages qu’offre le Moringa : « comme je n’ai pas de terrain, je le cultive en jardinière sur mon balcon » nous confie-t-il. Sans compter que la production de feuilles fraîches ou séchées constitue une activité de production très rentable pour les agriculteurs du Sud, permettant jusqu’à huit récoltes par an avec des investissements quasi nuls.

Valoriser cette ressource
Depuis vingt ans, Armelle de Saint Sauveur promeut cette plante en Afrique, ce qui lui a valu le surnom de « Madame Moringa ». A travers l’association qu’elle a fondée, Moringanews, elle organise des colloques internationaux, mène des recherches et monte des projets de terrain. Son incontournable site www.moringanews.org diffuse des informations en libre accès et sert de plateforme d’échange aux membres d’un réseau qui ne cesse de s’agrandir à travers le monde.

Mais, en dépit de la multiplication des initiatives associatives ou privées sur le Moringa, les programmes étatiques ou onusiens s’impliquent très peu et les financements sont quasi inexistants. Les organisations qui accompagnent ce développement depuis quelques années sont plutôt rares. Parmi elles, deux institutions européennes : le Centre de Développement de l’Entreprise (CDE) www.cde.int et le Centre Technique pour la Coopération Agricole et Rurale (CTA) www.cta.int puis, plus récemment, la Fondation d’entreprise L’Occitane.

La Fondation d’entreprise L’Occitane http://fondation.loccitane.com et l’association Moringanews se sont associées pour permettre à un groupement de femmes burkinabés de produire des feuilles de Moringa en poudre à destination du marché local. Des partenariats sont en cours de négociation afin de vendre la production à des associations et des PME actives dans le domaine de la malnutrition des mères et des enfants.

En effet, les entreprises africaines qui fabriquent des farines infantiles ou des compléments alimentaires s’intéressent de plus en plus à la poudre de feuilles de Moringa : une ressource bon marché qui leur permettrait d’enrichir leurs produits en micronutriments. Mais des obstacles de nature réglementaire s’opposent encore à la commercialisation de ces produits enrichis, tandis que les brevets sur les applications du Moringa se multiplient aux Etats-Unis, en Chine et en Europe.

D’une part, la crise alimentaire actuelle est la preuve qu’une agriculture basée sur l’exportation est une impasse pour les pays à faibles ressources. D’autre part, les protéines animales sont inabordables pour les plus pauvres. D’où l’urgence pour les pays du Sud de passer à la vitesse supérieure dans l’utilisation de leurs ressources locales, dont le Moringa, par son exceptionnelle richesse nutritionnelle et sa facilité d’accès, constitue un vibrant exemple.

Les principaux enjeux résident maintenant dans le financement de campagnes d’information, l’édition et la diffusion d’un guide pratique sur la culture, la transformation et l’utilisation des feuilles de Moringa, et la certification de la poudre de feuille comme aliment, étape indispensable à toute commercialisation à grande échelle en Afrique.

 

NB:Le moringa est également disponible au Cameroun

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 10:51

Une expérience aux frontières de la mort vécue par Nicole Dron

Nicole Dron est française, née en 1941 dans l'Aisne. Elle a été l'un des premiers "témoins" à accepter de parler publiquement de son expérience, sans volonté de publicité. Par le biais de conférences et en participant à des émissions radiophoniques et télévisées, elle a beaucoup contribué à la reconnaissance des EMI (expériences de mort imminente) dans le grand public ainsi que parmi les chercheurs et scientifiques intéressés. Depuis plus de vingt ans, Nicole Dron sillonne infatigablement la France et les pays francophones afin de sensibiliser tous ceux que son récit peut aider.

Voici son témoignage

Il m’a été donné de vivre il y a plus de 40 ans une expérience particulière qui a élargi ma conception du monde et renversé toutes les valeurs de ma vie. Ce fut une expérience profonde et inoubliable. Elle a touché tous les aspects de mon être et m’a donné la certitude que la mort n’existe pas. Je n’oublierai jamais cette expérience. Elle est en moi et me rappelle la plénitude, la beauté et la paix immense d’un état qui défie toute description et en comparaison duquel les recherches exclusives de richesses matérielles, de renommée, de pouvoir et de gloire paraissent dérisoires et misérables. Je souhaite que cette expérience puisse sécher toute larme. Puisse-t-elle aussi démystifier la mort, afin que chante la vie.

45 secondes d’éternité

Cela se passait donc en 1968. Trois semaines après la naissance de mon second enfant, j’ai fait une très grosse hémorragie. J’ai été hospitalisée et opérée d’urgence. En cours d’intervention (hystérectomie ou ablation de l’utérus), une seconde hémorragie s’est déclarée. Je suis descendue entre 2 et 3 de tension et mon coeur s’est arrêté de battre pendant, m’a-t-on dit par la suite, environ 45 secondes avec électro-cardiogramme plat.

Et pendant ces 45 secondes, j’ai vécu un instant d’éternité !

Tout d’abord, je me souviens m’être trouvée à la hauteur du plafond. J’étais là avec toutes mes pensées, mes émotions, mes impressions, avec tout ce qui constitue mon être profond. J’ai pris conscience de voir de tous les côtés à la fois, mais surtout j’éprouvais un sentiment nouveau et incroyable : celui d’exister en dehors de mon corps. Je vous assure que c’est quelque chose de bouleversant de se sentir vivre au-delà de soi . J’ai pris conscience que j’étais l’habitant de mon corps. Celui-ci était étendu sur la table d’opération. Je l’ai donc regardé et je ne l’ai pas trouvé beau. J’étais cadavérique, j’avais des tuyaux qui me sortaient du nez et de la bouche, je n’étais pas du tout à mon avantage. Cela n’avait déjà plus d’importance parce que ce corps n’était pas réellement moi, il n’était que mon véhicule. J’ai entendu le chirurgien s’exclamer : "Elle me pète entre les mains !". Ce qui m’a été confirmé un mois après par une infirmière ayant assisté à mon opération.

Je ne me suis pas trop attardée dans cette salle d’opération, car j’ai pensé à mon mari et à mon beau-père qui attendaient dans la salle d’attente. En pensant à eux, instantanément, je me suis trouvée près d’eux. J’ai pris conscience de traverser les murs. Tout m’a paru naturel, parce que sur le coup, on ne pense pas, on est dans l’action tout simplement. Plus tard je me suis demandé : comment est-ce possible ? Comment ai-je pu traverser les murs et trouver cette salle d’attente, car je ne connaissais même pas le chemin qui y conduisait, n’ayant jamais eu l’occasion de m’y rendre !

Dans cette salle d’attente, j’ai constaté qu’il n’y avait pas de siège. Mon mari me l’a confirmé plus tard. Je voyais qu’ils arpentaient la pièce et moi j’essayais de me manifester à eux, en vain. Ils ne me voyaient pas. Je ne comprenais pas. J’éprouvais une sorte de désespérance, celle de ne pas pouvoir communiquer avec ceux que j’aimais. En désespoir de cause, j’ai posé la main (du corps plus subtil dans lequel j’étais) sur l’épaule de mon beau-père et ma main a traversé son corps !

Mais, en même temps, je prenais conscience d’une faculté nouvelle, celle de pénétrer tout ce qui est. Je n’ai jamais perdu la notion d’être " moi ", mais j’avais l’impression de prendre plus d’espace et je me suis trouvée dans le coeur de mon mari. Je connaissais toutes ses pensées, mais aussi l’essence de son être, ce qu’il valait en tant qu’être humain. La même chose s’est produite avec mon beau-père. Mes beaux-parents avaient perdu leur premier fils à l’âge de 25 ans. Il s’était noyé en voulant en vain sauver un camarade. Par suite, ils avaient reporté toute leur affection sur leur second et dernier fils qui avait 14 ans à cette époque. Quand plus tard il est devenu mon mari, j’avais l’impression de leur avoir pris leur fils et qu’ils ne m’aimaient pas pour moi-même, mais seulement selon ma capacité à rendre leur fils heureux. Et cela me faisait souffrir. Et là, dans le coeur de mon beau-père, je me rendais compte de toute la compassion et de toute l’affection qu’il avait pour moi et j’étais capable de voir au-delà de mes propres projections.

Propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette Lumière

Je me suis ensuite trouvée dans un abîme de ténèbres, de silence. J’étais seule au monde, dans un néant infini et j’aurais tout donné pour entendre un bruit et voir quelque chose. Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Peut-être une fraction de seconde ? Le temps n’existait pas. J’ai pensé : "Ca y est ma fille, tu es morte". Et pourtant, je n’étais pas morte puisque j’existais. Une phrase qu’on m’avait enseigné toute petite au catéchisme m’est revenue à la mémoire : "On vivait jusqu’à la fin des temps, jusqu’à la résurrection finale". Dans ce contexte, l’idée de vivre dans ce néant et ces ténèbres m’est apparue insupportable.

Quelque chose en moi a appelé à l’aide et au loin, j’ai vu une lumière. A partir de ce moment je n’étais plus seule au monde. J’ai été propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette Lumière et, au fur et à mesure que j’en approchais, elle grandissait jusqu’à occuper tout l’espace. Les ténèbres s’éclaircissaient, je sentais des présences autour de moi sans les voir distinctement, mais surtout une joie inouïe s’élevait de mon coeur, une joie mille fois plus grande que toutes les joies que j’ai pu éprouver sur cette terre.

Et je suis rentrée dans la Lumière. Là il n’y a plus de mots . Cette lumière était aussi un océan d’Amour, mais de l’Amour pur, celui qui s’offre et ne demande rien, un Amour soleil et j’étais l’Amour. J’étais immergée dans un océan d’Amour, totalement comprise, comblée et aimée telle que j’étais et ceci de toute éternité et si loin des soucis et des agitations de cette terre ! Je n’avais plus conscience du temps et de l’espace, mais d’être, d’avoir toujours été. J’ai compris que j’étais une partie de cette lumière, que j’étais éternelle. Dans cette plénitude et aussi cette paix immense, j’ai compris le sens des mots : "Je suis". C’est comme si, tout en étant moi, je devenais tout et que je retrouvais ma nature réelle. J’avais retrouvé ma patrie. J’étais devenu l’Amour et j’étais la vie. Comment mon Dieu partager cette expérience ? Si chacun d’entre-nous pouvait la vivre, ne serait-ce qu’un instant, il n’y aurait plus de misère ni de violence, ni de guerre sur cette planète. Le sens même de l’existence serait perçu et la beauté serait son accomplissement.

Dans cette lumière j’ai vu un jeune homme resplendissant de lumière venir vers moi. Mon coeur a bondi de joie car je reconnaissais mon frère. Mes parents avaient perdu un jeune enfant de sept mois, alors que j’avais 11 ans. J’adorais cet enfant, j’étais sa petite maman. Après son départ, mes parents et moi avons vécu ce chagrin si bien exprimé par ces vers de Victor Hugo : "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé". Mais il était là et il vivait ! Et j’étais heureuse, si heureuse ! Je me suis trouvée dans ses bras. Il était solide et moi aussi. Nous communions totalement par la pensée et les sentiments et je lui ai "dit" : "Comme papa et maman seraient heureux de te voir !" Il m’a dit qu’il nous avait toujours suivis et accompagnés dans notre vie. J’ai compris que les liens d’amour ne meurent jamais. Comment pouvais-je être certaine que cet être était mon frère ? Il y a évidemment une grande différence entre les traits physiques d’un bébé et ceux d’un adolescent. Pourtant je sais de façon absolue que c’était lui. Je pense qu’il s’agit d’une reconnaissance d’âme à âme .

J’ai rencontré aussi le frère de mon mari, Jacques, que je n’ai jamais vu sinon sur photo. J’ai été très surprise qu’il m’aimait et me connaissait bien. Il m’a montré les circonstances de son décès, combien ses parents avaient souffert, en particulier ma belle-mère. J’ai souhaité ne jamais avoir à connaître une telle épreuve dans ma vie. En ce qui concerne certaines situations difficiles, voire contraignantes, il m’a dit que l’on pouvait transformer toutes les conditions défavorables autour de nous, qu’il n’était pas nécessaire de tout accepter mais que nous devions le faire avec amour.

J’ai rencontré également des êtres que je n’ai jamais vus sur cette terre. Et pourtant je les connaissais et j’éprouvais un bonheur immense de les revoir. Ils dégageaient tellement de noblesse et de respect que je me trouvais devant eux comme une petite fille face à son professeur envers lequel elle éprouverait une grande déférence. Ils lisaient en moi comme dans un livre ouvert et j’aurais aimé ne leur montrer que de beaux aspects de moi-même. Je sais qu’ils m’accompagnent et me guident dans cette vie.

Toutes ces rencontres avaient lieu dans un paysage inondé de lumière, de beauté et de paix. J’étais dans un très beau jardin. La nature y était magnifique. L’herbe elle-même était plus verte. Il y avait d’autres fleurs, d’autres couleurs, les sons eux-mêmes devenaient couleurs. Et cela créait une harmonie, une unité telles que j’ai compris le sacré de la vie. Tout vivait, un simple brin d’herbe me ravissait, car j’y voyais toutes les molécules de vie, de lumière à l’intérieur.

Dans cet état, j’ai pensé qu’au-delà du chagrin et de la souffrance bien humains que nous éprouvons lors du départ de ceux que nous aimons, nous devrions nous réjouir de savoir qu’ils sont retournés au pays ou qu’ils sont en route pour retrouver la Vie.

"Comment as-tu aimé et qu’as-tu fait pour les autres ?"

J’ai revécu ma vie à l’envers, de mes 26 ans de 1’époque jusqu’à ma naissance. Près de moi il y avait un Etre de lumière, un être que notre coeur connaît. Je ne peux pas décrire le rayonnement et la force d’Amour qu’il dégageait. Je me suis aperçue par la suite qu’il avait aussi beaucoup d’humour. J’ai entendu sa voix qui semblait venir du fond de l’univers, une voix puissante et douce à la fois, mais qui n’a rien à voir avec de la sensiblerie. C’est une voix qui par la force et l’amour vrai qui s’en dégagent, est capable de restaurer les forces vives d’un individu. Cette voix m’a demandé : "Comment as-tu aimé et qu’as-tu fait pour les autres ?". J’ai senti tout de suite l’exigence de la question. Simultanément, j’avais la vision d’une multitude d’êtres dont les bras étaient tendus vers le ciel et qui imploraient. Je savais que ces êtres souffraient dans leur corps ou dans leurs coeurs et je ressentais toutes leurs souffrances.

Qu’avais-je fait pour eux ? Je n’avais pas été méchante, mais je n’avais rien fait de particulier. Cette question exigeait de moi plus de fraternité, d’ouverture, de disponibilité et même de faire grandir la vie en moi et en ceux qui m’entourent, de la rendre plus ardente, plus libre. Elle exigeait comme l’a dit Emerson : "de faire tout le bien qui existe dans l’individu", de l’aider à croître dans tous les aspects de son être et je comprenais simultanément que cela demandait beaucoup d’amour, de cet amour fort et éclairé qui libère la vie. Elle exigeait aussi de moi une croissance, une extraction du meilleur de moi-même afin que ma transformation et mon accomplissement puissent aider l’autre à s’accomplir lui-même. Et je sentais l’humanité comme un seul être dont tous les membres étaient interdépendants pour leur progrès et leur survie. Je m’éveillais à une responsabilité toute neuve.

La compréhension de ces deux petites questions si simples en apparence, ne cesse de s’approfondir avec le temps.

Toute ma vie était là, toutes les joies, les attentes, les espoirs et les peines qui la constituaient. J’ai retrouvé mes émotions d’enfant. J’ai redécouvert certains épisodes oubliés. Tous les mobiles de mes actes étaient à découvert. On ne peut rien cacher. Tout est inscrit dans le grand livre de la vie.

C’était troublant car, pendant le déroulement de ce bilan, j’étais en même temps celle qui revivait chaque situation avec toutes les émotions qui l’accompagnaient et j’étais aussi l’autre partie du moi, celle qui n’était pas du tout affectée par les émotions et qui était toute sagesse, connaissance, amour et justice. C’était cette pure Lumière, cette autre partie du moi, qui évaluait ma vie. A travers elle tout devenait clair. Je comprenais tous mes mécanismes psychologiques, de quelle manière je fonctionnais et appréhendais la vie, tout ce qui me limitait, tous mes manques et tant de choses plus subtiles que je n’ai pas encore réussi à traduire en mots. Je prenais conscience du bien et du mal que je m’étais fait à moi-même sans le soupçonner ainsi que les répercutions de mes actes et de mes pensées en moi-même, mais aussi en ceux-qui m’entouraient. Lorsque j’avais accompli un acte de bonté, j’étais dans le coeur de la personne à qui j’avais fait du bien et je recevais le bien que je lui avais fait. Il en était de même lorsque j’avais été désagréable envers autrui. J’éprouvais en moi-même les souffrances que j’avais infligées à cette personne et surtout je prenais conscience des mesquineries qui avaient conduit à cela.

Comme nous tremblons quand cette grande conscience évalue notre vie suivant les critères de l’amour absolu et de la sagesse ! C’est là que nous nous rendons compte de nos manques, de nos misères et de nos faiblesses ! C’est à ce moment que l’on regrette tout le temps passé à la recherche de fausses valeurs ! C’est là que l’on regrette aussi de ne pas avoir vécu "vrai" !

Mais cette prise de conscience s’accompagne aussi de compassion pour soi car l’on découvre que l’ignorance, la peur, les conditionnements, les faiblesses nous ont éloignés de ce que nous sommes et de ce que nous aurions pu accomplir sans elles.

La transformation et la rigueur s’imposent à nous car si l’on comprend ce qui nous limite, il est difficile de transformer la peur en confiance, l’égoïsme en altruisme, etc . Il faut du temps et le vouloir .

Mais je sais que c’est la chose la plus importante que nous soyons venu réaliser ici-bas et je suis en route sur ce chemin, peinant très souvent, mourant de ne pas mourir comme l’a dit Saint Jean de la Croix, mais avec dans le coeur l’espoir de la délivrance. Désormais le désir le plus profond de ma vie est de retrouver consciemment cet état de liberté et de plénitude que j’ai goûtés lorsque je suis arrivée "au coeur de moi-même" dans cet espace intérieur où il n’y a plus ni conflit, ni peur, ni passion, ni conditionnement, où je n’étais plus prisonnière de mes émotions et de mes identifications. Quelle merveilleuse liberté dans cet oasis de paix ! C’est certainement ce qui est le plus important dans cette expérience car, à partir de ce centre de paix qui, je le sais désormais, est ma véritable nature, je me rendais compte de tout ce qui, en moi ou autour de moi, faisait obstacle à cette plénitude.

Je comprenais et je renaissais

Il m’a été montré ce que serait ma vie lorsque je reviendrai sur cette terre. Mais auparavant, "on" m’avait demandé si je désirais rester ou revenir sur terre. Mon âme voulait rester mais j’ai pensé à mes deux jeunes enfants qui avaient besoin de leur maman. Il m’a été dit que lorsque je reviendrai, j’oublierai beaucoup de choses car il le fallait. Malgré mon désir de fixer toutes ces connaissances en moi, je sais que beaucoup d’entre-elles se sont effacées. Je n’en ai ramené que des miettes et je le regrette.

Quand je dis "on" m’a montré ou "il m’a été dit", c’est une façon de dire que je recevais ces informations d’un être (frère, etc .) ou tout simplement de la grande Lumière. C’était comme si j’étais dans une classe d’enseignement sans professeur.

Donc j’ai vu mes enfants grandir et j’étais très fière d’eux. Il m’a été montré que mes beaux-parents et ma grand-mère quitteraient cette terre presque en même temps et que deux d’entre-eux partiraient à trois semaines d’intervalle. Cela m’avait frappé.

Mon beau-père et ma grand-mère nous ont quitté 13 ans après cette expérience, à trois semaines jour pour jour d’intervalle et ma belle-mère transitait l’année suivante... J’avais révélé ces informations à mon mari et à mes parents, ce qui les avait fort troublés.

Je me rappelle aussi avoir été en possession d’une grande connaissance. En 45 secondes (mais le temps n’existait pas) j’ai vécu des millénaires. Je me rappelle avoir vu des géants, des sacrifices humains. J’avais toute une information sur les civilisations disparues dont l’Atlantide et sur Jeanne d’Arc aussi. Je sais que j’ai su, mais j’ai oublié l’information. L’on me disait que Dieu était la force, la vie et le mouvement, que la vie existait partout dans l’univers, qu’à l’intérieur de notre terre il existait de grandes cavités, que notre planète était une planète non sacrée, que le Christ, Bouddha et Mahomet travaillaient ensemble à la régénération de la terre, que lorsque je mourrai, on ne me demandera pas à quelle religion, quelle philosophie ou race particulière j’appartiens, mais comment j’ai aimé et ce que j’ai fait pour les autres et que seule la qualité d’être d’un individu est importante.

L’on m’a dit également que tout ce qui allait dans le sens de l’unité était bien et que ma vie, par rapport à l’éternité, correspondait à un battement de cils dans ma propre vie. J’étais capable dans cet état de renoncer à toute revendication, à toute condition au bonheur et à "être", tout simplement.

Il m’a été montré aussi le futur de l’humanité. J’ai vu que notre terre serait l’objet de grands bouleversements et que nous traverserions de grandes épreuves, de grandes tribulations, car nous avions une technologie avancée, beaucoup de science, mais peu de fraternité et de sagesse. Et l’on me montrait tout ce qui risquait d’arriver SI on ne changeait pas. J’insiste sur le si car il est déterminant. L’on me disait que nous étions à la croisée des chemins et que rien n’était inéluctable, tout dépendait de notre capacité à aimer et à agir avec sagesse. J’ai senti néanmoins l’extrême urgence d’une grande transformation individuelle et planétaire de l’humanité et la nécessité d’instaurer la paix et la tolérance en nous et autour de nous, pour vivre en harmonie et dans le respect de ce qui vit.

Mais il est vrai qu’il y a 40 ans, alors que tout était florissant, j’ai vu le chômage s’étendre sur la terre entière, une peste ravager elle aussi la terre, éruptions volcaniques, intempéries, etc . et bien d’autres catastrophes. Mais je ne suis pas venue apporter la sinistrose. Je connais trop bien le rôle de la pensée et je sais que ces événements n’arriveront que si nous continuons à vivre en bafouant les lois de l’amour et de la conscience.

J’ai vu aussi que j’avais déjà vécu sur cette terre. L’on me montrait certaines tranches d’autres vies et le lien qui les unissait toutes. L’on me disait que l’on revenait sur terre tant que l’on n’avait pas acquis assez d’amour et de sagesse, que tout était une question d’évolution. Dans cet état, cela me paraissait évident.

Plus tard, lorsque je suis revenue dans mon corps, ce souvenir m’a beaucoup troublée, mais je suis intimement convaincue que ce concept de vies "successives" ne doit diviser personne car l’important n’est pas de s’accrocher à une croyance ou à une conviction mais de se transformer.

Au niveau de l’absolu, au-delà de l’espace et du temps, il n’y a que la vie, la Grande Vie . Mais dans notre dimension limitée où s’inscrit le temps et l’espace, nous ne prenons conscience que d’un segment, que d’une partie de cette vie se déployant entre la naissance et la mort et nous pensons que cette petite vie est tout ce qu’il y a à connaître. Et pourtant...

Et l’on m’a dit que le Christ allait revenir sur la terre et que c’était imminent. Je ne sais plus si c’est une entité telle que le Christ qui doit s’incarner sur cette terre physiquement ou si c’est sa conscience dont nous sommes chacun une étincelle en devenir que nous devons laisser s’épanouir en nous jusqu’à la dimension "Christ", mais j’ai pleuré car je comprenais que sa venue était la seule chose qui nous sauverait.

Le Christ, tel que je le comprenais dans cette expérience (je n’ai pas la prétention d’avoir saisi tout son mystère) représentait toute la plénitude de la vie dans tout ce qui Est. C’était la conscience, l’amour et la vie qui se manifestaient totalement dans l’être humain et dans l’humanité délivrée de ses misères humaines. Il n’appartenait à aucune religion puisqu’Il était au coeur de toutes. C’était la plénitude de Dieu dans l’homme. Je comprenais et je savais que ce qui nous sauverait de nous-mêmes et qui éviterait guerres, catastrophes et calamités serait d’éveiller cette dimension Christ en nous.

"Je veux me marier avec toi ."

J’ai aussi le souvenir d’être allée de plan en plan. C’est même beaucoup plus subtil que cela. J’avais l’impression de pénétrer profondément dans ma conscience et cela se manifestait par une lucidité et une compréhension intérieures qui allaient en croissant et aussi extérieurement par beaucoup de lumière et de beauté. Je me suis trouvée dans une ville de lumière, d’or et de pierres précieuses. C’était la gloire des gloires.

Je me sentais transportée et élevée au plus haut niveau. J’ai compris encore plus profondément le sens des 26 ans que j’avais passés sur terre et ce que j’avais fait de cette opportunité.

Puis il m’a été montré que j’aurai beaucoup d’épreuves et de souffrances dans le temps qu’il me restait à vivre sur cette terre. Je me suis vue pleurer bien des fois et j’ai demandé le pourquoi de ces épreuves. Et l’on m’a dit que je les avais acceptées avant de naître, car, grâce à elles, je grandirai. J’ai supplié que me soient alors données toutes les expériences et épreuves qui me seraient nécessaires pour arriver au but et ceci en une seule vie, car je ne voulais plus revenir à nouveau. Je comprenais que l’enfer était sur terre et j’étais prête aux plus grands renoncements et aux plus grands sacrifices pour ne plus avoir à y revenir. Mais on m’a fait comprendre qu’on ne pouvait me donner à porter plus que ce que mes épaules ne pouvaient supporter.

Il peut paraître extravagant ou contre-nature de désirer cela. Dieu merci, je ne suis pas masochiste. J’aime la vie. Mais dans cet état de conscience sublime, je n’avais plus qu’un seul désir : celui d’arriver le plus vite possible au but, celui de me fondre dans cette splendeur. Sur terre, devant l’épreuve, la souffrance ou la maladie, on s’insurge, on se révolte. De "l’autre côté", l’on en comprend le pourquoi et l’on en voit les résultats. Et tout s’éclaire .

Et l’on m’a montré un mur de pierres précieuses et l’on m’a invité à être une de ces pierres.

J’ai vu venir à moi un être très beau. Il m’est impossible de dire si cet être était un homme ou une femme, car il était viril et féminin à la fois. J’avais l’impression de le connaître depuis la nuit des temps. Je voulais me fondre en lui. Je lui ai dit : "Je veux me marier avec toi .".

Et je prenais conscience que cet être était moi, mais moi à la fin des temps, moi totalement réalisée. Ce fut une grande leçon d’humilité car je mesurais tout le chemin qui me restait à parcourir pour être ce que je suis .

Je comprenais que le temps n’était que la distance qui me séparait de moi-même et que j’étais déjà cela dans la mesure où j’étais capable de vivre à la pointe de mon âme. Mon incapacité à vivre la plénitude de ce que je suis attire les expériences qui me sont nécessaires pour acquérir ce qui me manque.

"C’est la blessure qui guérit" comme l’a si bien dit un expérienceur suisse.

Mon frère et moi, nous nous sommes fait nos adieux. Il m’a conseillé de ne pas parler de cette expérience à mon réveil et d’attendre 17 ans avant d’en témoigner car, avant ce temps, elle serait considérée comme un traumatisme consécutif à un choc opératoire.

Je ne me rappelle pas être sortie de mon corps, mais je me rappelle l’avoir réintégré en passant par ma tête et m’y être glissée comme dans une chaussette.

Toute l’expérience s’effaçait. Je ne pouvais pas la retenir

Et pour moi c’est cela le drame de l’existence. Fini la plénitude, fini la liberté, fini le fait de se sentir un et tout à la fois. L’on rentre dans son corps comme si l’on rentrait dans une boite. On oublie que les autres sont nous et l’on se fait du mal les uns les autres ...

On a dû me réveiller rapidement par une paire de claques. A mon réveil, j’avais dans les oreilles une musique sublime, une symphonie d’une grande amplitude, d’une grande douceur et qui me faisait fondre d’amour.

J’ai essayé plus tard de retrouver cette musique en écoutant de la musique sacrée et des classiques, mais en vain. Mais derrière cette musique, à l’arrière plan, il y avait un accomplissement, une paix infinie, une plénitude, une connaissance que j’aurais voulu garder toujours en moi.

Je ramenais une parcelle d’éternité et le sentiment d’avoir compris toutes choses. Tout était bien .

Mais en m’éveillant, la douleur s’est éveillée aussi, (j’étais ouverte du nombril au pubis) et toute l’expérience s’effaçait. Je ne pouvais pas la retenir. Je n’en ai ramené qu’une infime partie .

Cette expérience est désormais le centre, le moteur de ma vie

Aujourd’hui, je ne peux que constater à quel point cette expérience est désormais le centre, le moteur de ma vie. Il n’y a pas une journée, peut-être pas une heure, sans que son souvenir ne se manifeste et je sais que la fréquence de manifestation de ses réminiscences n’est pas de nature obsessionnelle. Cette expérience fait partie de moi, elle repose en moi . Elle me remplit et me nourrit. Elle est là comme une force, un point d’ancrage autour duquel tout gravite. Elle est un point de référence pour toutes mes pensées, émotions et activités. Je la ressens comme une densité, comme un plan subtil au creux de la poitrine qui à la fois, m’ancre sur la terre, me relie au ciel et ne demande qu’à grandir avec souvent une telle force que cela en est parfois presque douloureux.

C’est peut-être cela le plus beau prolongement de cette expérience : la sensation d’une "Présence". Cette Présence est la révélation de mon expérience. Elle est le poids de mon essence retrouvée.

Je sais depuis que l’Amour est le secret de la vie, le secret de Dieu et que Celui-ci est cette Lumière splendide et merveilleuse, ainsi que l’énergie qui imprègne l’univers.

Je crois en une religion sans frontière, celle de l’amour qui est au coeur de chaque être et qui, au-delà des dogmes, amène l’homme à se transformer de chenille en papillon.

Et je sais qu’ il n’y a que la Vie.

***

C’est pour moi un tâche ardue que de tenter d’exprimer l’impact d’une telle expérience dans ma vie de tous les jours. Il ressemble a une lame de fond qui parcourrait les plages de mon être pour balayer ce qui n’est pas "Cela". C’est du domaine du subtil et pour la plus grande partie, de l’incommunicable puisque que cela a trait à des mouvements de l’âme.

Ce que je peux dire c’est que je sais maintenant que la vie ne se limite pas à celle que nous connaissons sur cette terre, qu’il y a une autre réalité, un monde de lumière et d’amour pur qui est notre véritable patrie et que nous retrouvons avec une telle joie, si vous saviez avec quelle joie !

Je sais aussi que nous sommes éternels que nous avons toujours vécu et que nous vivrons toujours, que nous sommes des étincelles de cette Lumière. Je sais que la mort n’existe pas, qu’elle est la grande illusion. Il n’y a que la vie qui nous invite à entrer dans sa plénitude.

Le regard sur la vie change totalement

Alors, c’est évident, le regard sur la vie change totalement. Celle-ci devient cohérente, porteuse de sens. Son but est d’évoluer vers cette perfection, cette plénitude.

Je sais désormais que le but de ma vie n’est pas uniquement d’acquérir avoir, savoir et pouvoir, mais surtout de retrouver cet état de plénitude et de le réaliser en soi, en somme d’incarner sur cette terre tout l’amour et toute la sagesse du ciel.

Mon véritable travail est de devenir consciemment ce que je suis de toute éternité, être cette perfection de moi que j’ai vue et qui m’attend .

C’est une tâche exaltante et exigeante que de mourir à ses propres vouloirs mais c’est la seule qui, a mes yeux, ait du sens. Je suis sur ce chemin, peinant bien souvent, mourant de ne pas mourir -comme le disait si justement Saint Jean de la Croix- mais emplie d’une confiance indéfectible en la vie, en sa réalité et en sa capacité à nous révéler à nous-mêmes et à nous mener plus loin sur le chemin de notre être. Je suis revenue avec le désir profond de révéler cette expérience à l’humanité afin qu’elle puisse faire grandir la vie en elle, comme elle l’a fait en moi.

J’ai remarqué, à la suite de cette expérience, que je m’implique beaucoup moins dans les conflits de personnalité, les rapports de force existant autour de moi. Je prends naturellement de la distance envers les événements et les êtres. Je vais bien mieux à l’essentiel.

Il m’arrive de plus en plus souvent de sentir s’il est bon d’aider les personnes au niveau de leur personnalité ou s’il est meilleur de les laisser à la sagesse aimante de leur âme. Je suis de plus en plus encline à refuser de succomber aux mirages de leurs personnalités parce que ce n’est pas leur rendre service, ceci afin de mieux les aider (à ma mesure) au niveau de l’âme ; peut-être en aidant celle-ci à s’éveiller. Il est vrai aussi qu’il est plus facile de sentir ce qui fait défaut chez les autres qu’en soi-même.

Le fait d’avoir vu que cette vie n’était qu’une phase transitoire dans la progression de l’âme m’a aidée à mieux accepter les injustices et les souffrances de l’humanité, tout en l’aidant le mieux possible.

Position par rapport à la religion

En ce qui concerne ma position par rapport à la religion, je dirais que je me sens faire partie de la Grande Religion, celle de l’Amour, celle qui est au cœur de chaque être. J’ai été élevée dans la religion catholique romaine qui recèle en son sein des trésors, mais je ne me sens plus limitée par le poids de l’institution religieuse.

J’ai énormément de respect pour toutes les religions et philosophies qui font grandir l’homme mais le plus important pour moi, c’est le chemin de la transformation bien plus que la croyance en des dogmes établis. Le chemin de transformation est pour moi la voie, le processus alchimique qui fait de la chenille un papillon et l’amène à la grande expérience qui est l’expérience de Dieu dans chaque être humain. Là, nous arrivons à la réconciliation.

Cette expérience m’a permis d’être plus tolérante envers les autres, de ne pas les juger, sans être pour autant complaisante, parce que je sais que nous sommes tous en "devenir".

Je sais aussi que notre vie est sacrée, qu’elle est un don du ciel pour évoluer.

Je suis revenue avec un sens de la beauté exacerbé, beauté d’une fleur, d’un paysage, d’un enfant qui s’éveille à la vie mais aussi, beauté des âmes. Je ressens beaucoup plus qu’avant la présence d’une grâce dans la nature et dans tout ce qui est et, parfois, j’en ai les larmes aux yeux. J’aspire à retrouver l’unité éprouvée durant l’expérience où j’étais dans le tout et où le tout était en moi.

Vivre après cette expérience

Il y a surtout trois choses qui ont été difficiles à vivre après cette expérience. L’une concerne ma difficulté à ne pouvoir vivre "à la pointe de mon âme" comme durant l’expérience. En effet, j’avais goûté à une telle paix, si loin des mesquineries et misères humaines, j’étais si comblée et dans une telle plénitude que j’aurais voulu toujours garder cet état.

J’aimerais vivre toujours de cette Présence mais comme il est difficile, dans la vie courante, de la garder, alors que tous les êtres qui vivent autour de nous n’ont pas cet idéal, faute d’avoir vécu l’expérience.

C’est une souffrance de ne pouvoir réaliser cet état en nous et autour de nous.

Le temps a passé et avec plus de maturité, j’ai compris qu’il fallait donner du temps au temps pour réaliser cette perfection en soi-même et qu’il y aura toujours un décalage entre l’idéal et sa réalisation.

Une autre source de difficultés a consisté à maintenir l’équilibre et l’harmonie dans mon couple et la stabilité chez mes enfants. Il n’est pas facile de vivre une expérience aussi profonde sans affecter tous les membres de son entourage.

Il a fallu de nombreuses années pour nous harmoniser, mon mari et moi, pour qu’il me respecte et ne craigne pas que mon changement intérieur modifie notre situation de couple, pour qu’il sache que je l’aime tel qu’il est, sans avoir besoin de changer quoi que ce soit à ce qu’il est. Il faut dépasser la peur et cela nécessite beaucoup de patience et de confiance mutuelles ainsi que d’amour des deux côtés. Je le remercie pour avoir accepté d’être dérangé.

Ma plus grande difficulté, tout au long de ces années, a été de vivre à l’intérieur de moi quelque chose de puissant, exigeant, presque incommunicable, tout en restant dans le silence et la solitude pour la plupart du temps, et sans que mes proches ne devinent à quel point ce qui se passait à l’intérieur de moi était important. Mes enfants avaient besoin, avant tout, de l’aspect familier et sécurisant de leur maman pour leur équilibre personnel et je craignais que mon aspiration intérieure ne risquât de les désorienter. J’ai dû doser progressivement et les protéger. Ils sont adultes maintenant, proches de moi et au courant de ce que je vis, mais ils me disent qu’ils ont du mal à m’imaginer autrement qu’en ma fonction de maman. Il ont besoin que je sois avant tout leur mère.

Ce qui a été très troublant, c’est que l’on m’a demandé de partager cette expérience, donc de m’absenter parfois de chez moi lorsque mes enfants ont quitté le nid, pas avant, comme si l’intelligence divine respectait mes devoirs envers eux.

J’essaie de vivre toutes ces transformations intérieures le plus simplement possible. Je constate que j’ai besoin de beaucoup de solitude, j’aime à rentrer dans le silence et pourtant, je sens que je dois partager cette expérience. Étrange paradoxe ! Les conversations oiseuses, les controverses mentales m’ennuient. Ne parlons pas de la médisance ! J’ai un besoin très fort d’authenticité, de vérité, d’innocence même. Je me sens parfois aspirée dans mon oasis de paix, dans la quiétude, libre du passé et du futur. L’on m’a déjà demandé si j’avais des "pouvoirs". Je ne les recherche pas car ils peuvent être un piège pour l’ego et celui-ci est si futé .Il y a la voie des pouvoirs et celle de la paix. Mais, s’il m’en était accordé un, j’aimerais que ce soit celui qui aiderait les autres à changer de conscience.

Je n’oublie pas qu’on m’a dit que le Christ allait revenir sur la terre, que c’était imminent, qu’Il était la plénitude de vie en potentialité dans chaque être humain. J’ai pleuré car j’ai pensé que si nous permettions à cette partie en nous de s’éveiller, de grandir en conscience, alors ce serait le ciel qui viendrait sur la terre et ce serait la fin de nos tribulations.

Cette expérience m’a ouvert des horizons insoupçonnés sur le passé et le futur de notre humanité Quand je suis "revenue à la vie", j’ai pensé que c’était plus fantastique que ce que l’on pouvait imaginer et que l’avenir nous apporterait de grandes surprises .

Alors, évidemment, c’est tout un sensorium intérieur qui s’est ouvert et le besoin de retrouver et de comprendre les mystères qui ont été révélés pendant l’expérience. Des sujets qui m’étaient auparavant indifférents sont devenus importants pour moi, l’espace et le temps, le mystère de la création, l’énergie, le sens et le but de la vie, la conscience, etc. L’amour, dans mon expérience, était de l’amour-connaissance et j’essaie de le vivre simplement dans la vie de tous les jours, en m’ouvrant à l’autre en "étant" tout simplement. La découverte que l’amour-sagesse est la vie de l’univers, est mon trésor à moi et j’aimerais qu’elle soit le trésor de tous. Imaginez au cœur de la politique, de l’armée, de la finance, de l’éducation, des institutions "l’amour-sagesse" ! Tout deviendrait juste, le bonheur de l’homme serait assuré.

La croissance intérieure

J’en reviens à l’expérience. Si elle est difficile à exprimer, la croissance intérieure qui en découle, le travail souterrain, l’appel de l’âme, les aridités, les silences, les souffrances secrètes, l’exigence de vivre vrai, de cette vérité de l’âme qui est au-delà des lois conventionnelles, tout cela est encore bien plus difficile à exprimer et ne peut vraiment être compris que par quelqu’un faisant la même démarche, d’où l’obligatoire solitude et le silence .

Mais je suis heureuse d’avoir vécu cette expérience. S’il n’a pas été facile à un certain moment de ma vie d’en parler sans susciter l’ironie, l’indifférence ou la condescendance, je comprends maintenant que l’épreuve était nécessaire pour "tremper l’acier". Vivre vrai, sans renier l’expérience par facilité ou pour plaire aux autres, a été à la fois un défi mais aussi une exigence car sinon, j’aurais eu l’impression de mourir.

Cette expérience a donné une dimension immense à ma vie. Sans elle, j’ai l’impression que j’aurais risqué de vivre d’une façon superficielle et de passer à côté de l’essentiel.

Quand on est sur le chemin de son âme, l’on s’aperçoit que les difficultés existent toujours, puisqu’elles sont éducatives mais l’on s’aperçoit aussi que l’on est aidé de toutes les façons possibles, rêves, synchronicités, rencontres et livres qui vous aident. Je dis aussi merci du fond du cœur à tous ceux qui ont été là, mon mari et mes enfants, et grâce à ce qu’ils sont, m’ont permis de réaliser ce que je suis .. Merci en particulier à mon mari qui, dans l’ombre, me soutient et m’accompagne dans un service commun. Sa retraite n’est pas aussi paisible qu’il l’aurait souhaité ; mais il est ma force bien plus qu’il ne peut l’imaginer.

Cette expérience a suscité en moi le désir de la transparence, le désir d’Etre, mais aussi le goût du partage et du don de soi.

Roland de Jouvenel a dit à sa mère "Maman, on se nourrit de ce que l’on donne aux autres". Cette citation est le fil conducteur, le fil d’or de ma vie. J’ai la conviction profonde que je n’ai pas vécu cette expérience pour moi seule et que je dois la partager avec tous.

Quand je retournerai dans la Lumière de Dieu, j’aimerais que toutes les petites graines de lumière qui ont été semées aux quatre vents dans le cœur des gens soient devenues des pierres précieuses.

Nicole Dron

Pour lire les premières pages de son livre (sorti fin 2009), voir une vidéo, connaître l'agenda de ses conférences, rendez vous sur son site  : http://www.nicoledron.com/ 

 

 

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 11:37
EsinganN43

 

Yaoundé aujourd’hui est belle en couleur avec le développement de l’art floral qui gagne sans cesse du terrain dans nos petites habitudes. Heureusement pour nous on ne peut pas se le reprocher car, la fleur est un don du Très -Haut à travers les activités des petits êtres de la nature dont  parmi les plus connus nous avons les fées.

 

    Les fleurs étant des dons, nous  ne devons les cueillir qu’avec beaucoup de gratitude envers le Très-Haut, protéger leur beauté et les rafraichir avec soin car elles sont l’exemple de beauté à suivre pour chacun d’entre nous :

 

une beauté qui est agréable à regarder

rafraichissante par sa présence

un parfum doux et vivifiant

une beauté qui vibre dans la simplicité et l’humilité

 

La fleur naturelle aujourd’hui, avec toutes ces qualités envahie tous les espaces qui occupent une place de choix dans nos vies, elle est d’une présence qui épanouit et est le symbole même qui nous rappelle sans cesse l’idéal de ce que doit être notre vie, car il n’existe pas de paradis sans fleur, ni de fleur sans fées.

 

       A Ngona, à quelques kilomètres de la banlieue de Yaoundé, il existe un petit village où la culture de la fleur est un héritage qui se transmet de père en fils, et dont  Nti  Fabien Tama un noble Ba’a ba est l’un des dignes successeurs.

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     A Ngona dans son village, nous avons visité des champs d’asterEsinganN22EsinganN21 et les espaces marécageux qu’ils utilisent.

On y trouve également des espèces comme le spathilium,EsinganN23

 

 

 

 

 

 

 la langue d’éléphant-Inguguen en langue Ewondo, 

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l’oiseau de mer, EsinganN26

                                   EsinganN28la banane d’Indonésie,

 

 

 

 

 

 

 

la maginatat,

EsinganN29

 

 

 

                      la porcelaine,EsinganN36.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

le bec de canardEsinganN34

 

et quelques familles de feuillages.

                                                   EsinganN37

EsinganN33.jpg 

                                     EsinganN35

 

     Après le village, nous l’avons suivi au marché des fleurs au centre ville où il occupe un comptoir, pour nous présenter les différents usages qu’il fait de la fleur. Voici quelques exemples de bouquets.

                                                                 EsinganN43

EsinganN40.jpg

                                         EsinganN42

 

    Au niveau des services il présente :

 

EsinganN39La confection des bouquets

habillements des bureaux, des maisons, des salles de conférences ou de prières et bien d’autres encore

La création et l’entretien des espaces verts

Les gerbes de fleur.

 

 Concernant les livraisons des fleurs il les fait également sur commande.

 

    L’art floral est d’une très grande importance pour tout peuple, parce qu’il contribue à améliorer la qualité de l’individu et ouvre l’esprit vers les mondes de la véritable félicité, la véritable beauté. Plus que l’homme, la Femme est la fleur de nos foyers, les affinités devant se retrouver nous invitons la femme à encore s’ouvrir davantage dans la connaissance de l’art floral.

      Recevez avec joie ces beaux bouquets de Nti Tama dans vos foyers. Si vous voulez le contacter :

 

 

        Ecrivez nous à travers le contact de ce blog

 

 

 

  Le monde doit être comme un bouquet de fleur où dans toutes ses différences culturelles, tous les peuples doivent se retrouver pour faire un dans l’adoration du Très-Haut

 

                                                                                              Esingan Nkùl Beti

 

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 18:10

Depuis une semaine on ne parle plus que de ça : l’appel de 20 scientifiques au sujet des dangers du téléphone portable et des ondes.
Beaucoup d’informations, de précautions diffusés sur Internet et dans les médias français suite à l’appel en question sont déjà disponibles depuis plusieurs mois sur Danger Santé. L’opération est un succès, l’appel a permis de toucher de nombreuses personnes.

Après plusieurs demandes de la part de visiteurs, voici quelques informations sur ce communiqué de presse.

Extrait d’interview de D. Servan-Schreiber :

Question : Quels sont les arguments scientifiques qui tendraient à prouver les dangers des ondes des téléphones portables ?

Réponse : Il s’agit d’un faisceau d’arguments, que nous dénonçons dans l’’introduction de notre appel :
1) Les rayonnements électromagnétiques des téléphones portables pénètrent le corps, et en particulier le cerveau, et encore plus chez les enfants
2) Leurs effets biologiques néfastes sont avérés. En particulier l’augmentation de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, et l’expression des protéines de stress dans les cellules.
3) Les études existantes selon lesquelles “aucune preuve n’existe de la nocivité chez l’homme”, ont porté sur des durées insuffisantes pour conclure quoi que ce soit. Les mêmes études auraient été incapables de mettre en évidence le lien entre le fait de fumer un paquet de cigarettes par jour et le risque de cancer du poumon.
4) Les rares études récentes qui ont suivi des personnes utilisant leur téléphone portable plus de deux heures par semaine pendant plus de dix ans observent, elles, un risque de tumeurs accru. Il serait de l’ordre de deux fois le risque d’un non-utilisateur.
On a donc toutes les raisons d’être inquiet et de préconiser des mesures de précautions, d’autant plus que celles-ci n’’empêchent pas l’utilisation d’un téléphone portable. Elles en guident simplement les modalités pour que celle-ci se fasse en sécurité (…)
Pour lire la suite de l’interview, c’est ici

 

L’appel contient une liste de 10 précautions à prendre :

1) N’autorisez pas les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d’urgence. En effet, les organes en développement (du foetus ou de l’enfant) sont les plus sensibles à l’influence possible de l’exposition aux champs électromagnétiques.

2) Lors de vos communications, essayez autant que possible de maintenir le téléphone à plus d’1 m du corps (l’amplitude du champ baisse de quatre fois à 10 cm, et elle est cinquante fois inférieure à 1 m de distance.

3) Restez à plus d’un mètre de distance d’une personne en communication, et évitez d’utiliser votre téléphone portable dans des lieux publics comme le métro, le train ou le bus où vous exposez passivement vos voisins proches au champ électromagnétique de votre appareil.

4) Il faut évitez le plus possible de porter un téléphone mobile sur vous, même en veille. Ne pas le laisser à proximité de votre corps la nuit (sous l’oreiller ou sur la table de nuit) et particulièrement dans le cas des femmes enceintes – ou alors le mettre en mode hors ligne qui a l’effet de couper les émissions électromagnétiques.

5) Si vous devez le porter sur vous, assurez-vous que la face « clavier » soit dirigée vers votre corps et la face « antenne » (puissance maximale du champ) vers l’extérieur.

6) N’utilisez votre téléphone portable que pour établir le contact ou pour des conversations de quelques minutes seulement (les effets biologiques sont directement liés à la durée d’exposition). Il est préférable de rappeler ensuite d’un téléphone fixe filaire (et non d’un téléphone sans fil) qui utilise une technologie à micro-ondes apparentée à celle des portables).

7) Quand vous utilisez votre téléphone portable, changez de coté régulièrement, et avant de mettre le téléphone portable contre l’oreille, attendez que votre correspondant ait décroché (baisse de la puissance du champ électromagnétique émis).

8) Il faut évitez d’utiliser le portable lorsque la force du signal est faible ou lors de déplacements rapides comme en voiture ou en train (augmentation maximale et automatique de la puissance lors des tentatives de raccordement à une nouvelle antenne relais ou à une antenne distante).

9) Communiquez par SMS plutôt que par téléphone (limite la durée d’exposition et la proximité du corps).

10) Choisissez un appareil avec le DAS le plus bas possible par rapport à vos besoins (Débit d’Absorption Spécifique, il mesure la puissance absorbée par le corps).

Les 20 signataires de l’appel concernant l’utilisation des téléphones portables :

- Dr Bernard Asselain, Chef du service de Biostatistiques du Cancer, Institut Curie
- Pr Franco Berrino, Directeur du Département de Médecine Préventive et Prédictive de l’Institut National du Cancer, Milan, Italie
- Dr Thierry Bouillet, Cancérologue, Directeur de l’Institut de Radiothérapie, Centre Hospitalier Universitaire Avicenne, Bobigny
- Pr Christian Chenal, Professeur Émérite de Cancérologie, Université de Rennes 1 et ancien responsable de l’équipe de recherche CNRS « Radiations, Environnement, Adaptation »
- Pr Jan Willem Coebergh, Cancérologue, Département de Santé Publique, Université de Rotterdam, Pays Bas
- Dr Yvan Coscas, Cancérologue, Chef du service de radiothérapie, Hôpital de Poissy à Saint Germain
- Pr Jean-Marc Cosset, Chef de département honoraire d’Oncologie/Radiothérapie de l’Institut Curie, Paris
- Pr Devra Lee Davis, Chef du Département de Cancérologie Environnementale, Université de Pittburgh, Etats-Unis
- Dr Michel Hery, Cancérologue, Chef du Département de radiothérapie, Monaco
- Pr Lucien Israël, Professeur Émérite de Cancérologie, Université Paris XIII, Membre de l’Institut
- Dr Jean-Loup Mouysset, Cancérologue, Polyclinique Rambot-Provençale, Aix-en-Provence, Président de l’association Ressource
- Pr Henri Pujol, Cancérologue
- Joël de Rosnay, Docteur ès Sciences, Ecrivain scientifique
- Dr Simone Saez, Docteur ès Sciences, ancien chef de Service du Centre de Lutte contre le Cancer Léon Bérard, Lyon
- Dr Annie Sasco, Docteur ès Sciences, Directrice de l’Equipe d’Epidémiologie pour la Prévention du Cancer – INSERM, Université Victor Segalen Bordeaux 2
- Dr David Servan-Schreiber, Docteur ès Sciences, Professeur clinique de Psychiatrie, Université de Pittsburgh, Auteur de « ANTICANCER », Editions Robert Laffont, 2007
- Dr Pierre Souvet, Cardiologue, Aix-en-Provence, Président de l’Association Santé Environnement Provence
- Jacques Marilleau, Ingénieur SUPELEC, ancien physicien au Commissariat à l’Energie Atomique et au CNRS Orsay
- Dr Jacques Vilcoq, Cancérologue, Clinique Hartmann, Neuilly-sur-seine
- Dr Philippe Presles, Président Institut Moncey de Prévention Santé, Paris, Auteur de « PREVENIR », Robert Laffont, 2006

Actualité du Lundi 9 février 2009 :

C’est une grande nouvelle en France pour de nombreuses associations. Un arrêt rendu mercredi à Versailles : en vertu du “principe de précaution”, la cour d’appel condamne l’entreprise Bouygues Telecom à démonter sous quatre mois ses antennes relais installées à Tassin-la-Demi-Lune, près de Lyon.

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 12:25

Pendant longtemps, on a cru que les Béninois avaient pris conscience de la nécessité de préserver la fertilité des sols contre d'éventuelles atteintes. Depuis lors, l'usage de l'engrais artificiel a plutôt pris le pas sur l'utilisation du compost et d'humus dérivés de l'usage des plantes fertilifaires destinées à enrichir les terres cultivables une fois les feuilles mortes tombées. A vrai dire, il s'agit de privilégier l'agroforesterie. Elle met l'accent sur l'utilisation des plantes fertilisantes. A ce titre, les techniciens parlent du poids d'angole, du moucouni, du niébé et de l'arachide. Cela accentue la fertilisation du sol. La pratique traditionnelle de fertilisation du sol. La pratique traditionnelle de fertilisation du sol concernée consiste à semer du mais puis, 45 jours après, planter du poids d'angole par exemple. Cela pourra durer 2 ans avant de perdre sa capacité de production et de fertilisation de sol.

 

 Il en est pratiquement de même pour les autres plantes fertilisantes. Pendant ces deux ans, les feuilles qui tombent contribuent à fertiliser avec force le sol. C'est une pratique dont l'efficacité est prouvée grâce à sa mise en expérimentation par des chercheurs les plus avertis de l'Afrique. L'engrais naturel qu'elle génère contribue à enrichir énormément le sol et cela par opposition aux intrants importés qui ne font rien d'autre que d'appauvrir le sol.

 

Nombreux sont les scientifiques qui, à l'issue de l'observation se sont aperçus que les feuilles qui tombent viennent produire de la biomasse au contact avec l'air, l'insolation, la température et les micro-organismes contenus dans le sol. Cette biomasse contribue à produire de l'humus très fertilisant et favorable à une production agricole particulièrement optimisée.

 

En ce moment où le retour à la terre s'est révélé une imminence, il est impératif que le politique change la donne. Cette forme de mutation lui permettra de faire agir le secteur agricole en privilégiant les potentialités existantes tout en prévoyant la capacité des sols à produire sur le long terme. Le fait que la mécanisation de l'agriculture soit en cours reste un atout fondamental.

 

Mais une mécanisation qui occulte le souci de la rentabilité des sols est stérile. Telle est la raison pour laquelle la nouvelle génération d'agriculteurs doit être éduquée avec la méthode de fertilisation des terres exclusivement axée sur l'ethno climatologie. Cette approche reste le levier le plus précieux à actionner par le gouvernement s'il est vrai qu'il a pris conscience du nouvel enjeu « travailler les espaces cultivables les plus disponibles pour s'acheminer progressivement et assurément vers l'autosuffisance alimentaire, gage du développement économique au Bénin ».Sourcelink

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