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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 11:37
EsinganN43

 

Yaoundé aujourd’hui est belle en couleur avec le développement de l’art floral qui gagne sans cesse du terrain dans nos petites habitudes. Heureusement pour nous on ne peut pas se le reprocher car, la fleur est un don du Très -Haut à travers les activités des petits êtres de la nature dont  parmi les plus connus nous avons les fées.

 

    Les fleurs étant des dons, nous  ne devons les cueillir qu’avec beaucoup de gratitude envers le Très-Haut, protéger leur beauté et les rafraichir avec soin car elles sont l’exemple de beauté à suivre pour chacun d’entre nous :

 

une beauté qui est agréable à regarder

rafraichissante par sa présence

un parfum doux et vivifiant

une beauté qui vibre dans la simplicité et l’humilité

 

La fleur naturelle aujourd’hui, avec toutes ces qualités envahie tous les espaces qui occupent une place de choix dans nos vies, elle est d’une présence qui épanouit et est le symbole même qui nous rappelle sans cesse l’idéal de ce que doit être notre vie, car il n’existe pas de paradis sans fleur, ni de fleur sans fées.

 

       A Ngona, à quelques kilomètres de la banlieue de Yaoundé, il existe un petit village où la culture de la fleur est un héritage qui se transmet de père en fils, et dont  Nti  Fabien Tama un noble Ba’a ba est l’un des dignes successeurs.

EsinganN24.jpg

 

 

     A Ngona dans son village, nous avons visité des champs d’asterEsinganN22EsinganN21 et les espaces marécageux qu’ils utilisent.

On y trouve également des espèces comme le spathilium,EsinganN23

 

 

 

 

 

 

 la langue d’éléphant-Inguguen en langue Ewondo, 

EsinganN25

 

l’oiseau de mer, EsinganN26

                                   EsinganN28la banane d’Indonésie,

 

 

 

 

 

 

 

la maginatat,

EsinganN29

 

 

 

                      la porcelaine,EsinganN36.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

le bec de canardEsinganN34

 

et quelques familles de feuillages.

                                                   EsinganN37

EsinganN33.jpg 

                                     EsinganN35

 

     Après le village, nous l’avons suivi au marché des fleurs au centre ville où il occupe un comptoir, pour nous présenter les différents usages qu’il fait de la fleur. Voici quelques exemples de bouquets.

                                                                 EsinganN43

EsinganN40.jpg

                                         EsinganN42

 

    Au niveau des services il présente :

 

EsinganN39La confection des bouquets

habillements des bureaux, des maisons, des salles de conférences ou de prières et bien d’autres encore

La création et l’entretien des espaces verts

Les gerbes de fleur.

 

 Concernant les livraisons des fleurs il les fait également sur commande.

 

    L’art floral est d’une très grande importance pour tout peuple, parce qu’il contribue à améliorer la qualité de l’individu et ouvre l’esprit vers les mondes de la véritable félicité, la véritable beauté. Plus que l’homme, la Femme est la fleur de nos foyers, les affinités devant se retrouver nous invitons la femme à encore s’ouvrir davantage dans la connaissance de l’art floral.

      Recevez avec joie ces beaux bouquets de Nti Tama dans vos foyers. Si vous voulez le contacter :

 

 

        Ecrivez nous à travers le contact de ce blog

 

 

 

  Le monde doit être comme un bouquet de fleur où dans toutes ses différences culturelles, tous les peuples doivent se retrouver pour faire un dans l’adoration du Très-Haut

 

                                                                                              Esingan Nkùl Beti

 

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 18:10

Depuis une semaine on ne parle plus que de ça : l’appel de 20 scientifiques au sujet des dangers du téléphone portable et des ondes.
Beaucoup d’informations, de précautions diffusés sur Internet et dans les médias français suite à l’appel en question sont déjà disponibles depuis plusieurs mois sur Danger Santé. L’opération est un succès, l’appel a permis de toucher de nombreuses personnes.

Après plusieurs demandes de la part de visiteurs, voici quelques informations sur ce communiqué de presse.

Extrait d’interview de D. Servan-Schreiber :

Question : Quels sont les arguments scientifiques qui tendraient à prouver les dangers des ondes des téléphones portables ?

Réponse : Il s’agit d’un faisceau d’arguments, que nous dénonçons dans l’’introduction de notre appel :
1) Les rayonnements électromagnétiques des téléphones portables pénètrent le corps, et en particulier le cerveau, et encore plus chez les enfants
2) Leurs effets biologiques néfastes sont avérés. En particulier l’augmentation de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, et l’expression des protéines de stress dans les cellules.
3) Les études existantes selon lesquelles “aucune preuve n’existe de la nocivité chez l’homme”, ont porté sur des durées insuffisantes pour conclure quoi que ce soit. Les mêmes études auraient été incapables de mettre en évidence le lien entre le fait de fumer un paquet de cigarettes par jour et le risque de cancer du poumon.
4) Les rares études récentes qui ont suivi des personnes utilisant leur téléphone portable plus de deux heures par semaine pendant plus de dix ans observent, elles, un risque de tumeurs accru. Il serait de l’ordre de deux fois le risque d’un non-utilisateur.
On a donc toutes les raisons d’être inquiet et de préconiser des mesures de précautions, d’autant plus que celles-ci n’’empêchent pas l’utilisation d’un téléphone portable. Elles en guident simplement les modalités pour que celle-ci se fasse en sécurité (…)
Pour lire la suite de l’interview, c’est ici

 

L’appel contient une liste de 10 précautions à prendre :

1) N’autorisez pas les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d’urgence. En effet, les organes en développement (du foetus ou de l’enfant) sont les plus sensibles à l’influence possible de l’exposition aux champs électromagnétiques.

2) Lors de vos communications, essayez autant que possible de maintenir le téléphone à plus d’1 m du corps (l’amplitude du champ baisse de quatre fois à 10 cm, et elle est cinquante fois inférieure à 1 m de distance.

3) Restez à plus d’un mètre de distance d’une personne en communication, et évitez d’utiliser votre téléphone portable dans des lieux publics comme le métro, le train ou le bus où vous exposez passivement vos voisins proches au champ électromagnétique de votre appareil.

4) Il faut évitez le plus possible de porter un téléphone mobile sur vous, même en veille. Ne pas le laisser à proximité de votre corps la nuit (sous l’oreiller ou sur la table de nuit) et particulièrement dans le cas des femmes enceintes – ou alors le mettre en mode hors ligne qui a l’effet de couper les émissions électromagnétiques.

5) Si vous devez le porter sur vous, assurez-vous que la face « clavier » soit dirigée vers votre corps et la face « antenne » (puissance maximale du champ) vers l’extérieur.

6) N’utilisez votre téléphone portable que pour établir le contact ou pour des conversations de quelques minutes seulement (les effets biologiques sont directement liés à la durée d’exposition). Il est préférable de rappeler ensuite d’un téléphone fixe filaire (et non d’un téléphone sans fil) qui utilise une technologie à micro-ondes apparentée à celle des portables).

7) Quand vous utilisez votre téléphone portable, changez de coté régulièrement, et avant de mettre le téléphone portable contre l’oreille, attendez que votre correspondant ait décroché (baisse de la puissance du champ électromagnétique émis).

8) Il faut évitez d’utiliser le portable lorsque la force du signal est faible ou lors de déplacements rapides comme en voiture ou en train (augmentation maximale et automatique de la puissance lors des tentatives de raccordement à une nouvelle antenne relais ou à une antenne distante).

9) Communiquez par SMS plutôt que par téléphone (limite la durée d’exposition et la proximité du corps).

10) Choisissez un appareil avec le DAS le plus bas possible par rapport à vos besoins (Débit d’Absorption Spécifique, il mesure la puissance absorbée par le corps).

Les 20 signataires de l’appel concernant l’utilisation des téléphones portables :

- Dr Bernard Asselain, Chef du service de Biostatistiques du Cancer, Institut Curie
- Pr Franco Berrino, Directeur du Département de Médecine Préventive et Prédictive de l’Institut National du Cancer, Milan, Italie
- Dr Thierry Bouillet, Cancérologue, Directeur de l’Institut de Radiothérapie, Centre Hospitalier Universitaire Avicenne, Bobigny
- Pr Christian Chenal, Professeur Émérite de Cancérologie, Université de Rennes 1 et ancien responsable de l’équipe de recherche CNRS « Radiations, Environnement, Adaptation »
- Pr Jan Willem Coebergh, Cancérologue, Département de Santé Publique, Université de Rotterdam, Pays Bas
- Dr Yvan Coscas, Cancérologue, Chef du service de radiothérapie, Hôpital de Poissy à Saint Germain
- Pr Jean-Marc Cosset, Chef de département honoraire d’Oncologie/Radiothérapie de l’Institut Curie, Paris
- Pr Devra Lee Davis, Chef du Département de Cancérologie Environnementale, Université de Pittburgh, Etats-Unis
- Dr Michel Hery, Cancérologue, Chef du Département de radiothérapie, Monaco
- Pr Lucien Israël, Professeur Émérite de Cancérologie, Université Paris XIII, Membre de l’Institut
- Dr Jean-Loup Mouysset, Cancérologue, Polyclinique Rambot-Provençale, Aix-en-Provence, Président de l’association Ressource
- Pr Henri Pujol, Cancérologue
- Joël de Rosnay, Docteur ès Sciences, Ecrivain scientifique
- Dr Simone Saez, Docteur ès Sciences, ancien chef de Service du Centre de Lutte contre le Cancer Léon Bérard, Lyon
- Dr Annie Sasco, Docteur ès Sciences, Directrice de l’Equipe d’Epidémiologie pour la Prévention du Cancer – INSERM, Université Victor Segalen Bordeaux 2
- Dr David Servan-Schreiber, Docteur ès Sciences, Professeur clinique de Psychiatrie, Université de Pittsburgh, Auteur de « ANTICANCER », Editions Robert Laffont, 2007
- Dr Pierre Souvet, Cardiologue, Aix-en-Provence, Président de l’Association Santé Environnement Provence
- Jacques Marilleau, Ingénieur SUPELEC, ancien physicien au Commissariat à l’Energie Atomique et au CNRS Orsay
- Dr Jacques Vilcoq, Cancérologue, Clinique Hartmann, Neuilly-sur-seine
- Dr Philippe Presles, Président Institut Moncey de Prévention Santé, Paris, Auteur de « PREVENIR », Robert Laffont, 2006

Actualité du Lundi 9 février 2009 :

C’est une grande nouvelle en France pour de nombreuses associations. Un arrêt rendu mercredi à Versailles : en vertu du “principe de précaution”, la cour d’appel condamne l’entreprise Bouygues Telecom à démonter sous quatre mois ses antennes relais installées à Tassin-la-Demi-Lune, près de Lyon.

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 10:00
Photo-048-copie-1.jpgLa jeunesse camerounaise aime son riche patrimoine culturel.Photo 067 

Elle constitue le fer de lance de la culture traditionnelle camerounaise.Photo 086Le rythme est dans son sang.Photo 070 

Ils ont choisi de protéger les richesses de notre paysPhoto 075

                               Aimons d'abord ce que nous sommes, dans  Photo 093                                                la fierté pour notre peuple


  Le chemin que nous choisissons demande beaucoup de courage  et beaucoup  d'espoir repose sur nous, la jeunesse camerounaise.Photo 096
Photo 051












Plus que jamais, soyons unis dans l'Amour et le respect pour notre noble cause
Photo 081

   Ces photos ont été prises ce mercredi 20 janvier 2010 lors de la séance d'entrainement de notre compagnie de danse traditionnelle Esingan Nkùl Beti à Yaoundé,Biyem-assi(Accacia). 

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 18:50

L’ « ESANI »,

RITE FUNÈBRE BETI, AU CAMEROUN

OU CÉLÉBRATION DU MÉRITE

 

Dans « esani », prenons d’emblée la partie « san ». En ewondo, le mot « san » revêt deux sens. D’abord, « briller » d’un éclat particulier, puis « danser » d’un pas distingué. L’éclat et le talent sont ici de haut niveau. Pour sa part, la finale « » suggère une idée plurielle : soit briller sur plusieurs, ou danser à plusieurs. Il implique un mort prestigieux et des survivants conscients qui apprécient. L’ « esani » traduit leur hommage posthume. Dans la foulée, il invite à pérenniser l’exemple.

 

A la nouvelle du décès, les plus proches se réunissent. De la concertation sortiront le nom du coordonnateur, la cellule ad hoc des préparatifs, la désignation des dates et lieux de la célébration. Notamment, on rassemble trophées, costumes ou « kaba », outillage, ustensiles de cuisine et autres appareils ménagers, diplômes et/ou distinctions honorifiques ; bref, tous les signes marquants, y compris la place dans la lignée, le rayonnement et le prolongement du mort sur l’arbre généalogique. Voici venu le moment d’un examen sévère sur la nature et la valeur de ses moyens. Aucune complaisance ni négligence sur le vécu quotidien du défunt qui peut avoir édifié ou non. L’unanimité prévaut.

 

A titre négatif, on peut invoquer les critères de l’âge et de la situation matrimoniale (célibataire, sans enfant). Mais les succès l’emportent surtout quand ils sont attribués à l’endurance, au courage, à la fécondité, à l’équité, à la créativité, à la générosité et à la solidarité ou relèvent de la sociabilité. Le résultat positif de tout cela se traduit – souvent dans la nuit – par des you you (ayenga) stridents prolongés. Les musiciens, trois à sept, attendaient là dans un coin, leurs instruments prêts mais muets :

Trois tam-tam (mi nkul) de dimension petite, moyenne, grande

Tambourin (mbè)

Tambour (ngom)

Castagnettes

 

Le coordonnateur fait déclencher l’esani solennel, exclusivement instrumental la nuit. Les premières notes égrènent toujours la clé du code patronymique (ndàn) du défunt. Celui-ci est identifié comme le fils (ou la fille) de la lignée du clan paternel, puis confirmé et précisé par celle de sa mère. Le tam-tam décline quelques qualités particulières au (ou à la) disparu(e) naguère connu(e) comme dynamique, efficace, mais désormais tenu(e) entre les mains de Dieu dans l’immobilité (Zamba nye abele, Zamba nye a bele : fom, fom, fom !).

 

Au cas où c’est ABANDA, on dira :

 

Ndàn :

« Ami(e), abstiens-toi de me dire, moi-même je verrai avec mes propres yeux ».

 

Suit l’annonce :

Il est le fils de la lignée ONDOUA AKOA,

le neveu maternel des mvog nomo

Rejeton mvog abana ba’ana (mvog mbi)

Né de mère mvog zambo, au village kamba II chez les bane,

 habitant le plateau situé entre les rivières ato’o et kombo.

Vous, tous les destinataires, venez voir le fils de votre postérité

que vous avez connu mais désormais dans la raideur de la mort,

fom, fom, fom » !

 

Les thèmes sur les performances du défunt nourriront l’ « esani » toute la nuit, par séquence de 15 à 20 minutes. Dans les intervalles, les femmes spontanément, improvisent des airs de triomphe dansant. Elles en interprètent beaucoup d’autres. Les lamentations et les pleurs se terminent sur le ton plaintif de « savoir qui la (ou le) remplacera » aux fins de continuer ses qualités et ses victoires.

 

Le tam-tam poursuit l’annonce relayée de loin en loin. Les concernés qui le pensent, prennent aussitôt la route. Le jour, ils arrivent par petits groupes homogènes aux abords de la place. Des hôtes les accueillent au rythme de l’esani ; ils sont introduits dans la cour aux emplacements indiqués et disposés d’avance. Les porte paroles respectifs délivrent leur message reprenant tel ou tel point des réalisations à l’actif du défunt, dans tous les domaines où il (elle) a exercé. La durée dépend de l’art de l’orateur et de l’adhésion de la foule (des centaines, parfois des milliers de gens). On a pu compter des dizaines d’interventions. Une séquence frénétique d’esani salue chaque intervention. La ponctuation est animée par des trémoussements cohérents du groupe intéressé.

 

Et les instruments de s’adresser au mort :

«Ô toi qui étais auréolé d’estime,

toi à qui réussissait toute entreprise, une inconnue t’a abattu.

 Aux remèdes, elle a résisté. L’étrange inconnue a refusé tout soin. Elle a rejeté toute proposition. Te voici révulsé, le regard figé, le corps immobile, la bouche bée.

 Va, courbé au cimetière. Courbé en deux, va sous les arbres sinistres, va dans la dignité, va dans la fierté des tiens,

fom, fom, fom ! ».

 

La séquence générale sera chantée, dansée et mimée par tous en plusieurs tours de la place, comme un défilé triomphal, mêlant les enfants, les femmes, les hommes, les adultes, les vieux, tous unis dans un même cœur. Au signal, on va mettre le corps en terre. La seule lamelle retenue du tam-tam émettra de manière décroissante : « fom, fom, fom, fom» !

 

L’esani reprendra à l’installation solennelle du successeur. Le nouveau chef de famille part ainsi avec un modèle bien connu et des plaques indicatrices à réguler vers la direction réputée la meilleure, jusqu’à son propre remplacement et ainsi de suite.

 

Le rite subit des influences en vogue aujourd’hui : l’usage tend à s’installer d’utiliser des moyens immoraux, voire amoraux pour se promouvoir sur l’échelle sociale, économique, administrative ou politique. Mais, subsiste le souci de contribuer à cultiver des valeurs fondamentales communes qui pourraient servir de repères à ce que la frénésie actuelle peut avoir d’excessif et d’aveugle. Peut-être est-ce pourquoi les célébrations religieuses intègrent ce rite « esani » dans leurs cérémonies pour que dure la vie ensemble.

 

Tsoungui Abanda  Sourcelink

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 18:26

Bikut-Si viendrait de l’éwondo « Bia kut si » qui signifie nous frappons le sol.

Ce nom ou appellation est dû du fait que par le passé, il était interdit strictement aux femmes des « Beti Be Nanga » d’élever le ton au milieu des dignitaires ou notables, soit pour prendre part aux simples causeries, ni et encore moins pour se chicaner. Les rixes aussi étaient prohibées.

Une femme en tant qu’un être humain, capable d’éprouver des émotions pouvait-elle vivre en étouffant ses affects pour toujours ?

Loin de là ! Il lui fallut trouver un moyen de projection et d’expression car jusqu’ici elle ne faisait que refouler tout ce qui lui venait dans le conscient.

Pour y arriver, il fallut faire très attention à ce qu’on va faire : tout faire sauf le vieux système de rixe qui consiste à bagarrer et à se quereller.

Que firent exactement ces femmes stratèges ?

 

Elles attendaient les jours de marché, et après avoir réalisé leur vente et fait les courses, au chemin du retour, elles formaient un cercle et toute femme frustrée ou provoquée par une autre venait au milieu du cercle, et débitait son mécontentement sous forme d’un monologue chansonnier et soliste serti de vers en fredonnant et en trépignant, et le cercle reprenant en chœur exprimait à son tour son opinion et surtout sa sentence, son jugement, en claquant les mains et en trépignant. Tout était sur « à qui le tour ».

Selon le témoignage de Marthe Mbili Ntomo (1929-1998) qui reçut elle-même ce témoignage de ses parents qui furent dans leur enfance témoins plus ou moins oculaires de ces choses « tout se passait comme si ces femmes s’assaillaient au préalable pour composer les différents morceaux que l’on pouvait interpréter dans ces cercles de danse trépignante, au point où tout fut cohérent et alléchant ». Pour mieux embrouiller les hommes, tout prenait l’air d’une fête, on pouvait noter les écho-vibrants que ces femmes lancent souvent pour donner la marque de satisfaction.

Ces cercles dansants donnaient aux femmes de se réunir non seulement pour projeter leur amertume mais aussi, pour recevoir d’autres femmes des conseils en cas de difficultés. Notons que toute réunion entre les femmes était interdite également, sous risque d’être taxées de conspiratrices, et l’histoire nous apprend que, toute femme ainsi considérée se rendait coupable de la mort de son mari et par conséquent, sa punition était d’être enterrée vivante avec ce dernier. Le processus était le même pour recevoir un conseil. La demandeuse se place au milieu du cercle, expose son problème en soliste et chansonnière, le cercle en répons, lui donne un conseil net.

C’est donc sur le fait de danser en frappant le sol par ses pieds qui donne le nom « Bikut Si » à ce rythme connu comme propriété intellectuelle des Beti.Sourcelink

 





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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 12:25

Pendant longtemps, on a cru que les Béninois avaient pris conscience de la nécessité de préserver la fertilité des sols contre d'éventuelles atteintes. Depuis lors, l'usage de l'engrais artificiel a plutôt pris le pas sur l'utilisation du compost et d'humus dérivés de l'usage des plantes fertilifaires destinées à enrichir les terres cultivables une fois les feuilles mortes tombées. A vrai dire, il s'agit de privilégier l'agroforesterie. Elle met l'accent sur l'utilisation des plantes fertilisantes. A ce titre, les techniciens parlent du poids d'angole, du moucouni, du niébé et de l'arachide. Cela accentue la fertilisation du sol. La pratique traditionnelle de fertilisation du sol. La pratique traditionnelle de fertilisation du sol concernée consiste à semer du mais puis, 45 jours après, planter du poids d'angole par exemple. Cela pourra durer 2 ans avant de perdre sa capacité de production et de fertilisation de sol.

 

 Il en est pratiquement de même pour les autres plantes fertilisantes. Pendant ces deux ans, les feuilles qui tombent contribuent à fertiliser avec force le sol. C'est une pratique dont l'efficacité est prouvée grâce à sa mise en expérimentation par des chercheurs les plus avertis de l'Afrique. L'engrais naturel qu'elle génère contribue à enrichir énormément le sol et cela par opposition aux intrants importés qui ne font rien d'autre que d'appauvrir le sol.

 

Nombreux sont les scientifiques qui, à l'issue de l'observation se sont aperçus que les feuilles qui tombent viennent produire de la biomasse au contact avec l'air, l'insolation, la température et les micro-organismes contenus dans le sol. Cette biomasse contribue à produire de l'humus très fertilisant et favorable à une production agricole particulièrement optimisée.

 

En ce moment où le retour à la terre s'est révélé une imminence, il est impératif que le politique change la donne. Cette forme de mutation lui permettra de faire agir le secteur agricole en privilégiant les potentialités existantes tout en prévoyant la capacité des sols à produire sur le long terme. Le fait que la mécanisation de l'agriculture soit en cours reste un atout fondamental.

 

Mais une mécanisation qui occulte le souci de la rentabilité des sols est stérile. Telle est la raison pour laquelle la nouvelle génération d'agriculteurs doit être éduquée avec la méthode de fertilisation des terres exclusivement axée sur l'ethno climatologie. Cette approche reste le levier le plus précieux à actionner par le gouvernement s'il est vrai qu'il a pris conscience du nouvel enjeu « travailler les espaces cultivables les plus disponibles pour s'acheminer progressivement et assurément vers l'autosuffisance alimentaire, gage du développement économique au Bénin ».Sourcelink

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 11:44


 Mba manga et Dzié Manga étaient issus du même sein, mais se brouillèrent pour une bouture de taro. L’une fut souche des Ewondo, l’autre souche des Bënë. Au bout de peu d’années éclatèrent entre ces deux branches des Manga Embolo de fortes palabres qui aboutirent à de nombreuses guerres. Dans la guerre dont il s’agit, le chef Atangana Esomba, qui mourut à Mvolyé, se distingua par son énergie. La palabre avait débuté entre Bënë, mais la maison Bënë mvog Belinga appela à la rescousse les Ewondo. La colère entre Bënë, mais la maison Bënë et Ewondo, toujours en désaccord, redoubla. Un message d’Owona Metugu, le plus farouche grand chef des Bënë, du Mvog Owondzuli, annonça aux Ewondo qu’il faisait appel à tous les Bënë pour venir leur faire la guerre à Mvolyé. Ce message atteignit atangana Esomba, homme également intrépide et chef éprouvé des mvog Atemengué, une branche des mvog Tsungi Mbala. C’est pourquoi tous les Ewondo l’avaient élu pour lui demander d’établir sa résidence à la frontière des peuples ; aussi avait-il construit son gros village Mvolyé (= »Exigence difficile à satisfaire »).

  Quand Atangana reçut ce message, il fut d’abord étonné et frappa dans ses mains. Puis, stupéfait, il déclara : « Owona Metugu croit-il vraiment dans son cœur que les Ewondo m’ont posé à la frontière en vain ? Allez vite lui dire que lorsqu’il ne fait pas la guerre derrière (en traître), c’est moi qui sors avec mes troupes pour ravager les Bënë et tout leur pays. Maintenant, qu’il me dise d’abord pourquoi les Mvog belinga ont appelé les Ewondo à la rescousse. » Puis il alla au tambour de guerre et le frappa d’un seul coup si fort que son bracelet tomba ; et les tambours se mirent à résonner à la ronde dans dans le pays tout entier. Voici que quand l’aube se lève, Osam Nanga (=les Ewondo) accourus nombreux se pressent dans sa cour. Ils préparent les médicaments de guerre, ils exécutent leurs danses de joie et de victoire. Alors Atangana Esomba s’avança leur dire : « O Mba Manga-o ! Venus d’aval et d’amont ! Si un étranger s’aventure en guerre sur mon sentier, que personne ne tire un coup de lance ou de fusil avant que tous les autres ne soient engagés sur mon territoire ; dès que j’aurai donné le premier coup de fusil, alors que tous se livrent au combat. » Il brandit ses lances, et tous donnèrent leur approbation.

 Aussitôt après, Owona Metugu se hâte d’arriver en guerre à Mvolyé. Les ewondo font comme ils l’ont conclu d’un commun accord. Dès qu’Atangana Esomba eut donné le signal du départ, les fusils se mirent à parler comme le maïs sec qui crépite sur le feu. Un mortier à noix de palmes et un petit pilon sortirent d’une maison comme si une main invisible les poussait par derrière. A la vue de ce grand prodige, les Bënë commencèrent à se débander en désordre et vinrent s’abattre sur le bord de la rivière Mfundi. Les ewondo se mirent à les tuer.

Les cadavres, les blessés et les prisonniers étaient impossible à compter. Le chef Owona Metugu lui-même, en se sauvant, en vint à se retrouver tout seul sain et sauf en ayant dépassé son propre territoire ! Ce jour- là, un Mvele du parti des Bëne attrapa Esomba Ngonti, frère d’Atangana Esomba, comme captif de guerre. Alors Kungu Ntolo, ami d’Esomba Ngonti, donna à cet homme un coup de canon de son fusil sur la bouche en lui cassant des dents qui tombèrent. J’ai connu moi-même cet homme avec sa bouche édentée au village du chef Ondo Bidzigi près de Mvolyé.

A la suite de cette guerre, Ewondo et Bënë se réconcilièrent étroitement. Ils ne parlent plus aujourd’hui que d’une seule voix. Le jour où cette guerre eut lieu, ma mère enceinte s’enfuit en brousse et parvint du côté d’Elumden. Puisqu’elle me mit au monde durant cette fuite de guerre, elle me surnomma « le Réfugié fuyard de la guerre d’Owona Metugu ». Mon père lui-même me nomma du nom de son ami de même nom que lui, le chef Atangana Ntsama, qui venait de mourir chez les Mvog Fouda. Quand mon père, cet homme très courageux, mourut, voici environ vingt-cinq grandes saisons sèches, les blancs n’étaient pas encore venus, et les gens demeuraient sauvages.

 Pour ses funérailles, les Ewondo égorgèrent cinq cent animaux domestiques, car ils savaient que mon père était un être important. Atangana Esomba fit beaucoup d’autres guerres dont je ne suis pas capable de donner un compte-rendu exact. Cet article appartient à une série d'extraits du livre rédigé en langue Ewondo par le Chef Charles Atangana.
Vous trouvez à la suite de l'article en français, la version originale (Ewondo). Version originalelink

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 11:46

Les Beti ont pour ancêtre « Nanga » qui était albinos. C’est un groupe ethnique présent au Cameroun et au Gabon. . Il sera appelé Nanga kôn chez les bulu. Béti a engendré des enfants dont kolo Beti, Etôn Beti, Mvele Beti (les Bassas), Mvân Beti, Meka Beti (les Makas), Bulu la fille et Ntumu le dernier- né. Bulu était la seule fille de BETI BE NANGA, les Bulu ne sont donc pas les Bétis mais plutôt des « Ban Ngôn Béti » c'est-à-dire leur neveu.
      Le Peuple Beti Comprend entre autres les Etôn, les Ewondo, les Bene les Bulu et les Manguissa, les Ntémé. Le nom Beti dérive de nti dont il constitue le pluriel, nti signifiant seigneur. Les Beti sont donc une société de seigneurs.  Mais le terme nti a une autre signification : il signifie aussi « nonchalant dans le sens de celui qui obéi avec une lourdeur majestueuse».
        Au Cameroun, ils sont principalement situés dans la région du Mbam. Une légende prenant racine dans des faits historiques, rapporte que, les Beti viennent de l'autre côté du fleuve Sanaga qu'ils traversèrent à la fin du XVIIIe siècle sur le dos d'un serpent-boa ou totem appelé Ngan-medza. Ils fuyaient Ousman dan Fodio, un chef musulman venant de la région de l'Adamaoua, qui avait décidé d’islamiser tous les peuples animistes, surtout que ceux-ci se considérais contrairement à l’enseignement du coran comme des seigneur. Tous les Beti sont montés sur le dos du Ngan-medza. Cependant, cette traversée se faisait à la tombée de la nuit et la personne qui tenait la torche de bambou afin d'éclairer se tenait à la queue du groupe. Alors qu'elle montait en dernier, la flamme était en train de se perdre. Elle a donc involontairement laissé tomber quelques flammèches sur le dos du serpent Ngan-medza lequel, brûlé, les laissa couler. Il en résulte que certains Beti ne sont pas passés de l'autre côté de la Sanaga et c'est pour cela qu'on en retrouve encore autour de la région du Mbam.
Les villes de Yaoundé et Ebolowa, dans le Mbam, restent traditionnellement leur fief, compte tenu de la répartition presque ethnique des villes. Mais il faut dire qu'aujourd'hui, ils sont dispersés dans le pays entier, surtout du côté du littoral, à cause du foisonnement d'activités économiques. Ce sont des descendants de Bantous.

                   L'origine des Beti est complexe à définir, mais personne ne saurait dire plus qu'eux-mêmes qui ils sont .La thèse plus communément admise est l'origine donnée par la tradition orale. Pour les Beti, Nanga serait leur ancêtre d'origine bantou. Il aurait eu des descendants : Kolo Beti, Eton Beti, Mvele Beti, Mvan Beti, Meka Beti Bulu, la seule fille, et Ntumu, le dernier-né. Aujourd'hui, les principales tribus Beti sont les Eton, les Ewondo, les BENE qui sont frère direct des ewondo, les Fong qui sont Bene a travers leur père Otolo'o. Les Bulu malgré des sources selon lesquelles ils seraient plus congolais conf. "Dulu be bon be Afri kara "écrit par un Bulu en service à la mission chretienne prostestante d’Elat. Les Manguissa, les Ntumu et les Mvele, plus proches des Bulu que des Eton et des Ewondo. A l'origine tous les Beti parlaient une langue appelée ati. Arrivés à Yaoundé, ils se sont dispersés, certains Eton se retrouvaient à Nkometou (une région de Yaoundé).Leurs migrations avaient pour buts de rechercher des terres riches pour l’agriculture, et se rapprocher des régions dans lesquelles il y avait du sel, lequel était devenu beaucoup plus disponible avec la colonisation. C'est dans cette optique que les Eton se dirigèrent notamment vers Douala et là ils se heurtèrent aux Bassa qui vivaient de ce côté du pays.
      Certaines régions ont des noms de guerre à cause de ces rencontres sanglantes, dont Enongal (coup de fusil). Mœurs, coutumes, art et religion Le nom d'un individu chez les Beti est très important. Il est composé en premier du patronyme, en second du nom du père (ou de la mère dans les foyers polygames), et enfin du nom d'appel, tiré de la nature. Les Beti ont été de grands guerriers, et en ont gardé un sentiment développé de noblesse. Les beti sont traditionnellement sédentaires, agriculteurs, et forgerons.
      La société se caractérise par son caractère égalitaire : tous les Hommes sont égaux. Dans le passé, il n'y avait donc pas de chef chez les Beti. Cependant, il existait un chef spirituel, détenteur d'un pouvoir magique, qui était pour les hommes, le Zomloa, et lorsqu’il s'agissait d'une femme, Asouzoa. Mais cette hiérarchie n’était que symbolique.

     La seule hiérarchie existante était celle qui résultait de prestations individuelles entre clans(Mvog) qui s'invitaient les uns les autres. Les membres de chaque clan rivalisaient alors d'adresse et de courage, ce qui permettait de les distinguer les uns des autres. Le clan qui en invitait un autre pendant la durée la plus longue et l'entretenait pendant ce temps était considéré comme étant le plus prestigieux. On appelait ce rite Bilabi, du verbe Lab qui signifie « battre ». Le terme « battre » renvoie aux joutes .Au niveau des clans, on ne peut pas véritablement parler de hiérarchie. Mais, tout s'organise autour de la famille étendue, gouvernée par un chef, l'aîné.
       Le chef, quand ce n'est pas l'aîné, est choisi sur la base de sa prestance physique, de son éloquence, de sa générosité et de son courage, le respect des aînés, et la générosité étant les qualités les plus importantes. Chaque membre de la famille doit obéissance à ce chef. C'est avec la colonisation que la chefferie fait son apparition, les colons désirant instituer des paliers d'administration.
     Les instruments de musique, traditionnellement, sont le tam-tam, le balafon, le Mvet. Les Beti ont été de grands forgerons, ils ne travaillaient donc pas beaucoup le bois.
 
Les rites traditionnels

    Le rite de la purification, appelé Tsogo chez les Eton, Tso chez les Ewondo, et Esobino chez les Fang que l'on pratique publiquement pour se laver d'une faute morale, afin d’éloigner de soi, la maladie ou la punition des ancêtres.

     Le mariage (aluk) selon la tradition est très codifié. Aujourd'hui, il est pratiqué avant le mariage civil et le mariage religieux. L'union n'est pas valide tant que le mariage coutumier n'a pas été fait. Après maintes discussions trainant de long en large, et visant à éprouver la patience du futur marié le marié se verra contraint de subir des épreuves prouvant sa maturité, son intelligence, son courage, tel manger une papaye verte. De même en sa faveur joue l'éloquence de la délégation familiale qui l'accompagne, afin d'amadouer la famille de la mariée. Le troc était institutionnalisé dans le cadre des alliances matrimoniales qui étaient l'occasion d'échanges de biens. Ces échanges duraient toute la vie, et ils étaient effectués à l'occasion de mariages exogamiques.

     Une autre coutume, appelée Isani chez les Eton, est celle d'une danse spéciale, pratiquée uniquement par les petits-enfants et arrières petits-enfants d'un patriarche le jour de son décès.

     Plus haut on parla également des Bilabi où des clans rivalisaient en se défiant à travers des concours de danse et de là on pouvait reconnaître le plus prestigieux à travers l’accueil que celui-ci pouvait réserver à ses hôtes.

Au niveau spirituel


                Avant l'arrivée des Européens, Les Beti sont monothéistes, ils connaissent un seul vrai Dieu qu'ils appellent Zamba "Ntondobe" ou plutôt "Ntondobot"c'est-à-dire Celui qui fait sortir l'Homme à la manière d'un doigt de banane qu'on fait sortir de ses peaux; Le Dieu est aussi appelé Nkombot le créateur de L'Homme, parallèlement ils croient en l'existence de génies qu'ils héritent de leurs parents ou qu'ils soumettent et utilisent à des fins diverses occasionnellement ils ont un culte qu'ils rendent aux ancêtres selon les événements sans que ceux-ci soient pour eux des dieux (et l'expression "les dieux" donne directement un sens d'hérésie et de partisan des forces du mal) et quelques rites animistes .
                 Les religions chrétiennes arrivent en fin du XIXe siècle avec des missionnaires européens ayant précédés ou accompagnés les colons, contribuent à la reforme de ces croyances à travers l'inculturation; les Beti sont christianisés           
          L'expansion de l'Islam s'étant arrêtée à l'époque au Nord du Cameroun. De nos jours Les beti sont en majorité catholiques et protestants malgré une augmentation considérable de musulmans, résultant de la montée de l'Islam ces trente dernières années au sein des grands lobbies afro américains, une Islamisation qu'ils acceptent si bien en êtres civilisés.

 

Lire aussi l'oeuvre les Seigneur de la forêt cliquez link


 Gastronomie

          Vers 1917, le cacao, le café, le manioc et le maïs sont introduits par les colons et cela modifie profondément l'organisation du travail tout comme l'écosystème, puisque les hommes qui se consacraient à la culture de l'igname devaient laisser cela pour les cultures de rente aux fins d'impôt de colonisation. Alors qu'avant, cueillette et ramassage, agriculture sur brûlis, jachère, piégeage permettaient d'assurer la subsistance, désormais, cacao et café occupèrent les hommes, jusqu'à présent. Dans le cadre de l'économie de marché, cela permet de payer un certain nombre de choses nécessaires dans la vie quotidienne.
             La femme et la terre sont liées dans la culture Beti. Aussi, maïs et arachide sont cultivés par les femmes. La poterie est aussi l'apanage des femmes, de même que la pêche à l'écope appelée alog. Dans le cadre de l’alog, elles allaient chercher du poisson en saison sèche alors que les hommes pratiquaient du piégeage.
                Avec l'arrivée de la colonisation, l'arme à feu est introduite et elle vient supplanter l'arc et la flèche. Au niveau des échanges, alors qu'auparavant, c'était le troc qui permettait de se pourvoir en denrées et objets non disponibles, avec la colonisation qui a banni le bilabi, le marché est institué.
          Le plat typique des Beti est l'Okok généralement accompagné de tubercules. L'okok est fait à base de feuilles Gnetum decoupées très finement, bouillies avec du beurre de cacahuètes et du jus de noix de palme.
         Un autre plat typique est le Kpem, fait à base de feuille de manioc, de beurre de cacahuètes. Une autre manière de consommer le kpem est de remplacer le beurre de cacahuètes par du jus de noix de palme, dans ce cas, on dit Kpem Isouk.
              Un autre plat typique appelé Sangha chez les Ewondo et Sangla chez les Eton est préparé à base d'épinards, de maïs et de jus de noix de palme. Le manioc constitue l'aliment de base de la gastronomie Beti. Il est consommé sous toutes ses formes: feuilles, tubercules bouillies, farine pour en faire des beignets ou du couscous. Les noix de palme, les cacahuètes font partie de l'alimentation de base.
       Traditionnellement, on mange peu de viande, et encore moins du poisson, étant donné la situation du pays Beti à l'intérieur des terres. La banane plantain, le macabo (plante de la famille du manioc dont on consomme les jeunes feuilles, et les tubercules), les ignames, le mais, le safou, des comis (petites noix rondes ressemblant aux amandes), les goyaves, papayes, avocats ainsi que énormément d'autres plantes et fruits font partie de l'alimentation des Beti.           
        Bien sur, elle a été enrichie par les plantes importées d'Amérique et par les contacts entre ethnies et tribus voisines. Et plusieurs plats tendent à disparaitre.
       On trouve comme boisson, le vin de palme, et le vin de bambou, ainsi que l'Odontol une liqueur fabriquée à partir de mais, et de vin de palme. Toutes ces boissons ne sont évidemment pas spécifiques aux Beti, ce sont simplement des produits du terroir

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 09:41
     La seule chose qui peut sauver un peuple de sa décadence assurée par ailleurs, est uniquement sa capacité par son travail spirituel, à préserver son identité culturelle (civilisation) qui s’exprime lorsque celle-ci est valable uniquement par l’art! Ceci signifie donc que dans l’absolu, pas d’activité artistique, point de culture (façon particulière et unique de lire et de traduire son environnement) valable ou vivante ! Mais à la place, une pseudo-culture autrement dit justement, tout le contraire de ce que doit être l’art authentique par définition éternel.
     En effet, à la fin de la vie d’un peuple seules ses œuvres d’art doivent lui survivre en tant que porteurs de son esprit. Ainsi donc, tout peuple, au mépris de son activité spirituelle et soumis à l’unilatéralisme intellectuel est donc condamné à mourir petit à petit! Rien à faire car cela est tissé dans la trame profonde des lois de la vie ! Aujourd’hui, au profit des produits médiocres issus de la mode, nos cultures traditionnelles mises en place à l’époque par des personnes encore parfaitement liées à la nature et non déformées se meurent un peu plus chaque jour! Ces personnes, dans un rythme et une connaissance correspondants aux lois de la Création qui régissaient et régissent encore la forêt profonde de l’Afrique centrale, dansaient, l’Osila, le Nyeñ, le Koé, le Bikutsi, avec tam-tams, balafons et battements de mains. Par rapport à leurs moyens, elles nous ont de ce fait laissé un patrimoine inestimable à gérer, elles nous ont surtout laissé une identité ; notre seule et vraie richesse.

     Quand à nous, nous n’avons pas pour mission de brader cette culture ! Notre mission n’est pas de méconnaître, de dilapider cette culture au risque de nous perdre nous-mêmes !

             Oui, nous avons besoin de nous sauver en sauvant nos cultures! La dernière heure pour cela se meurt sous cette ère de mondialisation! Les nuages d’une immense culpabilité se présentent de plus en plus au dessus de nos têtes !
   Nous risquons de tout perdre si nous Beti, et tous les autres peuples ne nous battons pas pour faire revivre notre patrimoine, conserver le meilleur comme bien et héritage pour les générations avenirs, nos peuples ne survivront point.

             Du fait que le peuple Beti a pour le moment du mal à se rassembler, compte tenu du gouffre existant entre les générations et compte tenu de l’exode rural en explosion notre comédie musicale « Oyílí ediñ » se propose de nous faire vivre dans les prochains mois sur scène, l’Homme Beti dans sa totalité et par la même occasion, présenter la beauté de notre art à notre jeunesse : son identité.
       Si vous voulez plus d’information vous pouvez nous contacter à travers ce blog.Nous sommes ouvert à toutes les contributions.La jeunesse de ce peuple a besoin de regarder ce spectacle qui sera un documentaire vivant des « seigneurs de la forêt », elle doit se familiariser à son environnement. Pour cela, tout le monde peut contribuer à travers ce blog, même avec une parole d’encouragement. 

                                                                                                               Compagnie Esingañ Nkúl Beti

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 10:41

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