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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 09:45
La 1ère loi biologique de la Médecine Nouvelle

La Loi d'Airain du cancer

L'expression "Loi d'Airain du cancer" est liée à l'histoire. Au tout début, je cherchais "seulement" les tenants et aboutissants des maladies cancéreuses. Lorsqu'en 1981, à Oberaudorf près de Kufstein (3 ans après mon propre cancer), je fis la découverte de la 1ère loi biologique, je la nommai "Loi d'Airain du cancer", avec ses 3 critères.

A l'origine, on comprenait par cancer une tumeur avec forte multiplication cellulaire. On pensait que les cellules cancéreuses "migraient" et pouvaient créer d'autres tumeurs à d'autres endroits du corps humain, les "métastases" qui finalement n'existent pas. Lorsque l'on fut de plus en plus souvent confronté avec les "métastases" osseuses, qui sont tout le contraire d'une multiplication cellulaire puisqu'il y a lésion de l'os, on ne sut plus trop ce qu'était vraiment un "cancer". Le doyen de la faculté de Tübingen répondit au juge en 1986, lors du procès d'habilitation, que le cancer se composait de grosses cellules avec un noyau important et des mitoses (division cellulaire). Toutes les cellules sont, bien sûr, grosses avant de se diviser, presque le double des autres, et leur noyau est également deux fois plus gros qu'auparavant. Puisque d'un noyau en seront issues deux et, d'une grosse cellule, deux normales. On croyait également que les métastases osseuses, c'est-à-dire des cavités osseuses, d'où des millions de cellules avaient "disparu", au lieu d'avoir créé de nouvelles cellules, ne pouvaient guérir et ne pouvaient se combler à nouveau de tissu osseux (et de cal). C'est alors que les radiologues purent constater que chez certains patients, qui présentaient auparavant des nécroses osseuses, apparaissaient plus tard aux mêmes endroits sur leurs radios des tâches blanchâtres. Non seulement il y avait plus de tissu osseux qu'à l'origine (trou), mais de surcroît, il y avait plus d'épaisseur que sur un os sain. On nomma ces zones blanchâtres, par opposition aux nécroses osseuses, "métastasesmétastases ostéoclastes" (agents destructeurs de la substance osseuse). ostéoblastiques" (assurant la formation de la trame osseuse). Les nécroses osseuses furent appelées "

Personne n'y comprenait plus rien. Les métastases ostéoblastiques n'étaient en fin de compte que la guérison de la nécrose osseuse, tout comme l'ostéosarcome. On ne parlait d'ostéosarcome que lorsque l'on ouvrait le périoste, par exemple pour faire un prélèvement. Le cal qui se formait pour combler la cavité et qui faisait pression à l'intérieur de l'os et bombait le périoste (très douloureux), se répandait lors de l'intervention sur les tissus avoisinants, et les cellules du cal grossissaient et durcissaient le tissu. Il y avait alors un "demi-os" que l'on nommait ostéosarcome.

Comme toujours lorsque la connaissance fait défaut, des dogmes sont créés. Tout fut réparti en "bénin" et "malin".

C'est en 1981 que j'ai fait savoir que le cancer, contrairement à ce que l'on pensait, provenait d'un choc psychique inattendu, choc qui prend l'être humain ou l'animal "à contre pied", ce que j'appelle le choc conflictuel biologique ; ce cancer se développe tant que le conflit biologique existe et il pourrait, dès que le conflit cesse et, si on laissait faire la nature, disparaître spontanément.

Laisser faire la nature, c'est par exemple accepter la présence de mycobactéries, ne pas intervenir sur le périoste, ne pas faire de chimiothérapie, de rayons, de morphine. Tous ces traitements ne sont pas biologiques et dérangent le cycle de la nature qui fonctionne depuis des millions d'années. Ils sont responsables des statistiques du Centre de Recherche Sur le Cancer allemand, de Heidelberg à savoir : 98 % des cancéreux traités meurent dans les 7 ans, 95 % décèdent déjà au bout de 5 ans.

Avec la Médecine Nouvelle, 95 % des patients qui ne sont pas traités (pas de chimio, etc...) survivent. Chez les animaux, nous parlerons de 80 à 90 % de guérisons spontanées si nous laissons faire la nature. Avant 1981, nous avions de nombreuses théories quant à l'origine du cancer, mais personne ne croyait possible qu'il puisse survenir lors d'un choc conflictuel biologique extrêmement brutal, dramatiquement vécu dans l'isolement. Néanmoins, cette hypothèse fut déjà citée il y a plusieurs siècles ainsi que dans l'Antiquité, mais elle était depuis tombée dans l'oubli et considérée comme "non scientifique" . Je dois être franc : à l'époque, je ne connaissais pas la 5ème loi biologique. Ce n'est pas pareil avec le DHS (Dirk Hamer Syndrom) lors d'un conflit biologique ! Le DHS a beau vous prendre à "contre pied", il offre également une ouverture et la chance de compenser cette "panne". Sans le DHS, cette chance, utilisée dans 95 % des cas, ne serait pas donnée. De là vient le programme biologique bien-fondé de la nature, appelé SBS (programme biologique spécial), une chance de "rattraper" le moment d'inattention.

Il est très important, cher Lecteur, que vous compreniez parfaitement le DHS, ainsi, vous aurez compris la moitié de la Médecine Nouvelle. En effet, le DHS sera le pivot, le pôle de toute médecine à venir.

1er critère

Tout cancer ou maladie équivalente du cancer est un programme biologique spécial bien-fondé (SBS) et débute par un DHS, c'est-à-dire un choc conflictuel biologique extrêmement brutal, dramatique, vécu dans l'isolement. Il se situe aux 3 niveaux : psychique - cérébral - organique.

Tout ce qui n'est pas cancer est équivalent du cancer. Je veux parler là de toutes les "maladies" existantes, sachant que ce que nous appelons aujourd'hui "maladie" est toujours une phase de conflit (actif ou solutionné). Nous pourrions l'appeler maintenant : La Loi d'Airain de toute la médecine. (Mais nous garderons sa dénomination de l'époque).

Le psychisme, le cerveau et l'organe constituent tout l'organisme. Nous classons l'organisme en trois niveaux pour mieux travailler à chaque niveau de façon scientifique et biologique. Puisque le DHS a une incidence synchronisée sur les 3 niveaux, nous devons le retrouver à chaque niveau. Puisque nous voulons et devons ultérieurement reconstruire le DHS, le fait de pouvoir le retrouver aux trois niveaux est une grande chance pour nos recherches et investigations du psychique et de l'organe. Le DHS déclenche tout. A l'instant précis du DHS sont fixés une fois pour toutes la localisation au cerveau et la localisation du cancer ou équivalent dans l'organe. Mais un autre point important est à remarquer : ce sont les "rails" dont je parlerai plus amplement. Tout ce que l'individu ressent au moment du DHS, que cela touche la vue, l'ouïe, l'odorat ou le toucher, ainsi que tous les différents aspects de son conflit, restent ancrés en lui, et se laissent plus ou moins bien voir sur une tomographie cérébrale. Par exemple, une femme droitière de 40 ans surprend en flagrant délit son mari avec une belle jeune femme de 18 ans dans le lit conjugal. Si elle aime son mari, elle va vraisemblablement faire un conflit d'ordre sexuel, mais elle va également faire un conflit de dévalorisation par rapport au partenaire, avec une décalcification de l'épaule droite. S'il ne s'agit pas d'une belle jeune femme, mais d'une prostituée, le conflit sexuel sera toujours présent, mais se rajoutera un conflit avec le partenaire, qui entraîne un cancer du sein droit, et un conflit d'écoeurement, puisqu'une prostituée était couchée dans le lit conjugal, avec un conflit de dégoût (hypoglycémie) du fait de l'écoeurement ressenti.

Tous ces différents aspects, qui fonctionnent presque comme le conflit biologique lui-même, avec les différents "rails", sont maintenant présents. Ce qu'il faut comprendre par "rail" : chaque fois que nous ressentons à nouveau un des éléments du conflit, nous revivons le conflit initial et nous retournons dans le rail. Exemple : la couleur des cheveux, la forme du visage, la silhouette du torse de la "maîtresse" du mari, son odeur, son parfum, sa voix, etc... rappellent le conflit initial. En cas de rencontre ultérieure avec une femme lui rappelant cette "maîtresse", l'épouse se retrouve instantanément sur le "rail". Cela "réveille" tout le complexe conflictuel. C'est pourquoi la recherche du DHS est absolument essentielle pour le Diagnostic. Il ne suffit pas de trouver le DHS, mais nos étudiants doivent dépister également tout souvenir ou sensation du malade, car ils sont très importants. Nous ne pouvons comprendre certaines récidives que si nous connaissons les "rails" que le DHS a posés.

2ème critère

A l'instant du DHS, c'est la teneur du conflit biologique qui détermine aussi bien la localisation du foyer de Hamer au cerveau (F H = configuration en forme de cible au niveau du cerveau et de certains organes) que la localisation du cancer ou équivalent (SBS) dans l'organe.

Le 2ème critère précise en fait la dernière partie du 1er critère : la teneur conflictuelle du conflit biologique et la localisation au cerveau comme dans l'organe sont déterminées à l'instant même du DHS Le conflit biologique est synchrone aux trois niveaux, à la seconde près : on peut le constater, le voir, le mesurer !

Le patient ne peut pas ne pas voir le DHS sur le scanner s'il sait de quoi il s'agit, et il en va de même pour le médecin. On ne peut pas ne pas voir une configuration en cible sur une tomographie cérébrale. A la seconde même du DHS, l'organe est également affecté par une multiplication cellulaire ou, dans d'autres cas de cancers, par une perte cellulaire, qui conduit à un ulcère ou une nécrose (tumeur de la peau ou d'une muqueuse).

Comme nous l'avons déjà mentionné, nous avons maintenant pour la seconde fois la possibilité de prévoir le déroulement de ce que nous appelons "maladie" (et que nous reconnaissons comme une partie du programme spécial biologique bien-fondé prévu par la nature), tout comme nous pouvons également prévoir le déroulement d'une grossesse.

3ème critère

Le déroulement du SBS sur les 3 niveaux (psychique, cérébral et organique) à partir du DHS et jusqu'à la solution du conflit (s'il y a solution) et la crise épileptique ou épileptoïde, sont tout à fait synchronisés.

Ce troisième critère fait de la Médecine Nouvelle, depuis le début, une science au sens des sciences physiques, naturelles et biologique. Il nous permet de reconstruire et de reproduire chaque cas médical, ce qui n'a jamais été possible dans la médecine conventionnée.

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La 2ème loi biologique

Tout SBS suit une évolution biphasique à condition que le conflit ait été résolu.


Le schéma ci-dessus montre un SBS (programme biologique spécial bien-fondé) classique, lorsqu'il y a eu solution du conflit (CL). C'est le cas le plus courant, mais dans 5 à 10 % des cas, il n'y a pas solution du conflit, soit parce que l'individu ne trouve pas de solution, soit parce que la nature a justement prévu la non-résolution du conflit, pour pouvoir permettre la formation de groupes sociaux, que ce soit dans le milieu animal (troupeau, horde) ou dans la famille.

Le schéma ci-dessus montre que la normotonie (rythme jour-nuit) est transformée par le DHS en sympathicotonie permanente, ce qui correspond à un stress continu, stress qui durera jusqu'à la solution du conflit, où, lors de la conflictolyse, s'installe une vagotonie permanente. Nous pourrions traduire vagotonie par une fatigue ou un repos continuel. Cette vagotonie ne sera interrompue, à son point le plus bas, que par la crise épileptique ou épileptoïde, pointe sympathicotonique qui caractérise le revirement de la phase vagotonique, avec un besoin d'uriner important qui permettra l'élimination d'une grande partie des dépôts liquides. Le SBS se termine avec le retour à la normalité ou normotonie.

Tous les médecins ont dû, pour leurs examens, apprendre par coeur les "1000 maladies de la médecine" avec leurs symptômes et leurs thérapies. Nous connaissions environ 500 maladies "froides" (cancer, angine de poitrine, sclérose en plaques, dépression et troubles mentaux, etc...) et environ 500 maladies "chaudes" (infections, rhumatisme, leucémie, ostéosarcome, maladie de Hodgkin, etc...). Ce que nous avons appris comme "maladies" n'étaient qu'une phase du SBS pour les "maladies" "froides" de la sympathicotonie. Nous n'avions pas vu la phase "chaude" de la vagotonie (grippe ou autre "maladie" infectieuse) et pour les "maladies" "chaudes", nous avons manqué la phase "froide" ou nous l'avions, par erreur, identifiée comme "maladie" à part entière. Ainsi, nous ne pouvions comprendre la "maladie" et ne pouvions donc pas traiter le patient de façon vraiment scientifique.

Nous avons été jusqu'à l'absurde, lorsque nous avons par exemple identifié la crise épileptoïde de l'infarctus (pointe sympathicotonique au plus bas point de la vagotonie) comme une "maladie" à part entière.

Pauvres ignorants que nous étions, nous avons présumé 10 "maladies" en cas de cancer de l'os, bien qu'il ne s'agisse que d'un seul SBS :

Cancer de l'os = ostéolyse =

"métastases" ostéoclastes : plasmocytome, ostéosarcome, rhumatisme articulaire aigu, rhumatisme articulaire chronique primaire;

Nous n'étudierons pas encore la 5ème loi biologique de la Médecine Nouvelle : "la quintessence". Sinon nous devons reconnaître que nous avons interprété les "maladies" comme des manifestations malignes, des pannes d'une nature imparfaite, comme le mal, alors que les seuls maux étaient notre ignorance sans limite. La nature a toujours été parfaite !

  

La 3ème loi biologique

Le système ontogénétique des "maladies"

(cancer ou équivalents au cancer) en tant que SBS (programme biologique spécial bien-fondé).


On distingue dans le schéma ci-dessus deux zones, une zone inférieure jaune et une supérieure rouge.

La partie jaune correspond au cervelet, la rouge correspond au cerveau, comme vous pouvez rapidement le constater à gauche du schéma.

Les ailes (striées orange) forment le cervelet. Les rayures oranges appartiennent au cervelet mais également au feuillet embryonnaire moyen (mésoderme).

Regardons à nouveau le schéma : nous pouvons voir qu'au niveau du cervelet, la phase active du conflit se caractérise par une multiplication cellulaire ; puis, lors de la phase de guérison après la solution du conflit (CL), que nous appelons également phase post-conflictolytique (ou phase PCL), la tumeur sera éliminée par les mycobactéries (Tuberculose).

En ce qui concerne le cerveau (zone rouge), c'est tout le contraire : en phase active du conflit, il y a destruction cellulaire (nécrose et ulcère) et en phase PCL, ces nécroses et ulcères seront à nouveau comblés et guéris.

La restitution et la guérison des nécroses et ulcères en phase PCL ont été appelées cancers et sarcomes, puisqu'il y avait alors multiplication de grosses cellules et de gros noyaux (mitose) ; en fait, ceci était dans le but de guérir, mais personne ne le savait.

La clé du mystère est que nous devons également prendre en compte le feuillet embryonnaire et la localisation du relais cérébral spécifique à l'organe. Ainsi, nous pouvons maintenant classifier de façon très claire tous les cancers et maladies équivalentes du cancer (qui n'étaient donc à chaque fois qu'une des phases), et nous pouvons trouver par la même occasion les symptômes et les relations de la phase complémentaire.

Avec la 3ème loi biologique, nous pouvons comprendre les causes, la base de tous les phénomènes de la nature dans la Médecine :

  • nous pouvons comprendre, que les SBS de chaque feuillet embryonnaire sont des faits qui reviennent régulièrement chez nous comme chez toutes créatures, faits qui sont programmés dans notre cerveau depuis des millions d'années et qui se déroulent à peu près de la même façon, également depuis des millions d'années.
     
  • nous pouvons maintenant comprendre pourquoi ces phénomènes bien-fondés ont été créés par la nature de diverses façons, puisqu'il existe différents feuillets embryonnaires.
     
  • nous pouvons réaliser pourquoi nous ne pouvions comprendre le cancer, tant que nous n'avions par compris les tenants et aboutissants et avant tout, le mécanisme de création de notre évolution par rapport à nos programmes conflictuels biologiques. C'est pourquoi, dans notre ignorance, nous avions toujours prétendu que le cancer était insaisissable, malin, qu'il s'agissait d'un phénomène tout à fait incontrôlable et évoluant sauvagement, que personne ne pouvait le comprendre. Tout ceci était faux !

Le cancer et toutes les autres soit disant "maladies", que nous comprenons maintenant comme des programmes biologiques bien-fondés (SBS), sont tout ce qu'il y a de sensé, logique et compréhensible. Tout est régi par les 5 lois biologiques de la nature, comme je suis en train de vous l'expliquer. Ce qui est bien d'un point de vue scientifique, face aux 5 000 hypothèses non prouvées et impossibles à prouver de la médecine conventionnée.

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La 4ème loi biologique

Le système ontogénétique des microbes


Sur ce schéma, il est facile de faire la corrélation entre le feuillet embryonnaire de l'organe, le relais cérébral et les microbes.

Comme nous pouvions nous y attendre, les secteurs limites des feuillets embryonnaires se superposent : par exemple, les organes gérés par le cervelet comme le corium (derme), le péricarde (enveloppe du coeur), la plèvre (membrane entourant le poumon) et le péritoine (membrane tapissant l'intérieur de la paroi abdominale) sont "travaillés" par des mycobactéries (tuberculose), mais ils peuvent également être "aidés" par les bactéries, qui contribueront à la caséification sous forme de surinfection, terme que nous utilisions auparavant. Cette "aide" semble néanmoins limitée, elle semble ne s'étendre qu'au tissu conjonctif (interne) interstitiel au bord du corium ou du mésothéliome (nom donné au cancer du péritoine, de la plèvre ou du péricarde).

Nous considérons les microbes comme des agents "nuisibles" que nous devons à tout prix détruire. C'est insensé ! Nous avons un besoin urgent des microbes, de tous les microbes qui sont présents sous notre latitude. Si pour des raisons d'hygiène nous n'avons plus de mycobactéries (tuberculose), nous ne pouvons plus évacuer nos tumeurs en phase de guérison. Ceci a des conséquences désastreuses pour nombre de tumeurs.

Pour un cancer de la glande thyroïde par exemple, cela veut dire que, même si le conflit est solutionné, ne pouvant être évacué, une grande quantité de thyroxine continuera à être produite, ce qui est d'un point de vue biologique tout à fait insensé. La seule raison pour cet état de fait est l'absence de mycobactéries, qui normalement détruiraient la tumeur et rétabliraient le taux de thyroxine à la normale.

Il en est de même pour le cancer du gros intestin. D'énormes complications ne peuvent être évitées que par une intervention chirurgicale quand il y a absence de mycobactéries.

Les mycobactéries

Elles existent depuis presque aussi longtemps que les unicellulaires, donc depuis bien plus longtemps que les animaux ou l'être humain. Elles ont un rôle bien déterminé, elles doivent caséifier et détruire les tumeurs gérées par le cervelet dès le début de la phase de guérison (conflictolyse).

Mais tout comme les tumeurs qu'elles doivent "corroder" lorsque ces dernières auront rempli leur fonction, les mycobactéries se développent également dans la phase active du conflit (phase CA). Cela peut nous paraître étrange, parce que nous pensons presque toujours immédiatement aux bactéries comme le staphylocoque ou le streptocoque, et quand nous les cultivons, nous avons besoin d'un terrain chaud.

Maintenant, nous comprenons pourquoi nous ne pouvions pratiquement pas cultiver de mycobactéries sur terrain artificiel. Sur un terrain vivant comme l'embryon d'un poussin, leur croissance est faible, voire nulle. Nous avons élucidé le mystère : les mycobactéries (tuberculose) ne se développent que lorsque le bactériologiste, au cours de ses manipulations, inflige à l'embryon un conflit biologique actif. Mais comme il ne connaît pas la Médecine Nouvelle, il ne pouvait pas imaginer que ses manipulations puissent blesser l'embryon et être responsables de cette faible "récolte". Les mycobactéries étaient donc considérées comme non "cultivables".

Nous savons maintenant que les mycobactéries (tuberculose), appelées également bacilles acido-résistants puisque les acides gastriques ne peuvent les atteindre, doivent être là dès le DHS Si nous les recevons une fois la phase PCL enclenchée, elles ne nous servent plus à rien pour ce SBS précis, puisqu'elles ne peuvent se multiplier qu'en phase active de conflit. Visiblement, notre organisme, en parfaite entente avec son alliée la mycobactérie, ne produira que des bacilles acido-résistants nécessaires à la caséification et évacuation de la tumeur.

Pauvres de nous qui avons pensé devoir supprimer la tuberculose !

Les circuits de régulation de la nature ne peuvent plus fonctionner si nous jouons aux apprentis sorciers et supprimons certains éléments. Presque tout ce que nous avons fait en tant que "médecins des temps modernes" n'était que non-sens !

Nous comprenons également maintenant que les tests sur animaux tels que les cobayes, échappaient au bon sens puisque les résultats obtenus étaient souvent "faussement positifs". Je m'explique :

On injecte à un cochon d'Inde un résultat de centrifugation, par exemple un sédiment urinaire, dans la cavité abdominale, et ceci plusieurs jours de suite. Le cochon d'Inde fait l'objet d'un SBS avec cancer du péritoine, dit mésothéliome du péritoine. Le conflit : une attaque contre son ventre.

Si on laisse le pauvre animal 8 à 10 jours tranquille, le conflit se solutionne et la phase de guérison se traduit par l'apparition habituelle d'ascite. Si des bacilles acido-résistants sont également injectés dans la préparation centrifugée, l'ascite qui sera ponctionnée 6 à 8 semaines plus tard sera trouble et nauséabonde.

Il en va de même si le cobaye a contracté auparavant des bactéries tuberculeuses. C'étaient les résultats "faussement positifs".

Si en aucun cas des mycobactéries n'étaient présentes lors de la phase douloureuse active, le liquide de la cavité abdominale du cochon d'Inde était limpide et les tumeurs ne pouvaient disparaître.

Pour la Médecine Nouvelle, l'expérimentation sur les animaux est naturellement un pur scandale, abstraction faite de la torture infligée à ces pauvres bêtes. Les apprentis sorciers ne savaient pas ce qu'ils faisaient !

Les bactéries

Pour les bactéries, c'est différent. Elles appartiennent aux organes gérés par la moelle cérébrale (zone de couleur rouge) : il s'agit là du mésoderme (feuillet embryonnaire moyen). Tout comme les organes gérés par la moelle cérébrale, elles sont caractérisées par une division cellulaire en phase de guérison, c'est-à-dire qu'elles se multiplient durant la phase PCL. Pour cette multiplication, elles privilégient les oedèmes, c'est-à-dire un milieu liquide et chaud.

Si nous appelions jusque-là "abcès froids" les phénomènes de guérison tuberculeux (caséification de tumeurs), bien qu'ils aient lieu en phase PCL, les phénomènes dûs aux bactéries sont des abcès "chauds".

Je veux dire par là : les mycobactéries (tuberculose) appartiennent au niveau de l'ancien cerveau (jaune) et font comme toutes les tumeurs : elles se divisent en phase active de conflit.

Par contre, les bactéries appartiennent au niveau du cerveau (rouge) et font comme tous les organes gérés par lui, tout particulièrement comme ceux gérés par la moelle cérébrale : il y a multiplication cellulaire en phase de guérison (phase PCL). C'est pourquoi les bactéries ne se multiplient qu'en phase de conflictolyse (CL).

Les virus liés aux organes gérés par le cortex cérébral se multiplient exclusivement en phase PCL comme nous allons le voir plus loin.

Nous voyons donc que les microbes s'intègrent pleinement dans le processus biologique des SBS. Ils ont "grandi" comme nous et pour nous. Ils sont également un maillon de la chaîne, ce que nous ignorions. C'est pourquoi nous avons aveuglément essayé de détruire ces alliés par le biais d'antibiotiques ou de sulfamides.

Ce ne sont pas les microbes qui nous tuent, mais plutôt l'énorme oedème qui se forme au cerveau si le conflit dure trop longtemps.

Il y a une chose que nous devons encore découvrir : les bactéries peuvent "faire" et également dans une certaine mesure "défaire".

Les chirurgiens se servent de cette réalité qui fut découverte il y a déjà 50 ans. Par exemple, ils ouvrent une fracture comminutive par perforation avec une série de pointes permanentes et la laissent ouverte, car une fracture ouverte accessible aux bactéries guérit plus rapidement que si la plaie était fermée. Les bactéries facilitent donc la reconstitution, mais elles débarrassent les fragments d'os inutiles restants. Leur fonction principale reste la reconstruction.

Les virus

Ils ne s'agit pas d'organismes vivants à proprement parler tels que les bactéries, mais il s'agit de molécules protéiniques de nature complexe, qui se multiplient exclusivement dans la phase de guérison après la solution du conflit et qui aident à la reconstruction de l'ulcère de la peau ou des muqueuses. Il s'agit là uniquement des tissus et muqueuses de l'épithélium pavimenteux des feuillets embryonnaires internes (ectoderme). Ils semblent être des catalyseurs "amicaux", comme nous les connaissons en chimie : des substances qui de par leur présence, font effet mais ne transforment pas le processus chimique. Les virus seront, une fois le travail terminé, refoulés.

Toute phase de guérison, où des virus doivent intervenir quand il s'agit d'organes gérés par le cortex cérébral, se déroule beaucoup mieux en présence de virus. Si nous avons cru un temps qu'il fallait éloigner tout virus, il n'en est plus de même aujourd'hui : nous devons même veiller à ce que les virus correspondant à une certaine phase de guérison soient bien présents.

Nous ne savons pas encore si les virus sont transmissibles ou s'ils peuvent être produits par notre propre organisme (ils doublent en milieu protéinique, c'est clair).

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La 5ème loi biologique

La Quintessence

Ce que nous appelions "maladie" est maintenant considéré comme faisant partie d'un programme biologique spécial bien-fondé prévu par la nature au cours des temps (SBS).

Cette 5ème loi biologique ou "Quintessence" est l'âme de toute la Médecine Nouvelle. Certains l'appellent la "Medicina sagrada".

C'est vrai, la Médecine Nouvelle est en quelque sorte sacralisée par cette 5ème loi qui complète et concrétise la quintessence. Songez aux perspectives gigantesques qui s'ouvrent ainsi.

D'un côté, la "medicina sagrada" est infiniment scientifique, basée sur 5 lois biologiques.

D'un autre côté, elle nous ramène à l'ancienne médecine des prêtres d'Asclépios, qui était déjà à l'époque très humaine...

D'une part, il n'existe plus les "maladies" dans le sens où on l'entendait auparavant, puisque tous les symptômes que nous pouvons constater s'expliquent facilement et peuvent être maîtrisés sans peine dans la plupart des cas.

D'autre part, nous vivons dans un monde qui n'a vraiment rien de biologique. La "medicina sagrada" ne veut pas dire que nous sommes au paradis, loin de la souffrance et de la mort, en aucun cas ! Mais cette médecine intellectuelle que l'on prétend scientifique, sans âme, terne et sans compassion, peut être abandonnée par celui qui a compris les lois et règles de la Médecine Nouvelle et qui les respecte.

La médecine est devenue maintenant cosmique, puisqu'elle applique les mêmes lois aux êtres humains, aux animaux et aux plantes. Tout est déjà programmé pour chaque créature dans son "patrimoine". Nous pouvons aujourd'hui pour la première fois comprendre ceux qui nous entourent, les animaux et les plantes. C'est un privilège que de pouvoir vivre avec une telle conscience, de pouvoir respirer et partager avec tous ceux qui nous entourent.

C'est pour moi renversant de constater que la "maladie" est un programme spécial dont le sens est biologique. Cela remet en question non seulement les thérapies symptomatiques, mais en plus les rend absurdes. Qui voudrait encore intervenir après cette découverte dans les cycles merveilleux de la nature, dans ce programme spécial au sens biologique de la nature ?

Les "maladies" n'existent pas et n'ont jamais existé au sens où nous l'entendions. Ce ne sont que différentes phases d'un programme spécial bien-fondé (SBS) conçu par la nature.

Nous comprenons maintenant pourquoi 80 à 90 % des animaux guérissent spontanément d'eux-mêmes, même s'il s'agit de cancers. Les êtres humains guérissaient également spontanément auparavant et dans les mêmes proportions, avant qu'il n'existe la chimiothérapie, la radiothérapie, la morphine, toute cette médecine où règnent cynisme et cyanure de potassium, médecine qui panique le patient et le rend malade. Et nous comprenons maintenant aussi pourquoi 98 % de ces patients affolés meurent, alors que 95 % des patients soignés par la Médecine Nouvelle survivent !

 

Pour en savoir plus, cliquezlink

 

 

 

 

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 09:25

xange5

 

 

Lorsque les occidentaux arrivèrent en Afrique, ils trouvèrent qu’à l’intérieur de ce grand continent et comme partout ailleurs dans le monde, il existait  une multitude de peuples  aux ressources naturelles, climatiques et spirituelles différentes.  Or parmi ces peuples, il existait au centre de l’Afrique, le peuple Béti.

 

Nous savons qu'il est voulu par le Créateur que les choses soient ainsi faites , car cela profite tout particulièrement aux esprits humains, qui sont ainsi incarnés dans ces différents peuples et ces régions selon leurs affinités et leurs maturités respectives. Il est également voulu  que ces peuples puissent s’exprimer dans la  transformation selon leur genre de leur milieu naturel. Ce qui devient alors  leur bien propre, les identifie et devient leur culture.

 

Ainsi toutes ces cultures, si différentes, se soutenant mutuellement, doivent faire s’élever, dans l’harmonie, des accents d’allégresse à la Gloire du Très Haut.

 

 

Ainsi, tout comme sur terre des cultures de maïs, de riz, de blé, de mil...etc., s’adaptent et s’élèvent dans des régions différentes du monde, les différents peuples de la terre doivent aussi s’élever de celle-ci  par la force de leur esprit tout en s’adaptant aux lois naturelles de leur environnement naturel avec lequel il leur faut trouver un équilibre tout en essayant d’entrainer ce milieu vers le Haut, vers le Royaume spirituel.C’est cela leur mission.

 

 

Nous convenons ainsi, qu’objectivement, aucun peuple n’a le droit d’imiter un autre. L’imitation par un peuple d’une culture différente est absolument insensée ! Un peuple qui passe son temps à imiter la culture des autres peuples, ou qui fait de cette imitation des autres cultures, son mode de vie est un peuple qui régresse et n’occupe pas sa place. Il ne peut en être autrement car un tel peuple,  sans bases  spirituelles, sans identité est un peuple qui se meurt spirituellement. Il n’a aucune maturité, peu importe le genre de raisons que son intellect ergoteur et astucieux lui donne.


Il en est ainsi et pas autrement. Il n’a pas droit à la vie !


 

Le Seigneur n’a jamais voulu qu’il existe un genre de super culture mondiale qui de plus est, une culture basée sur le matérialisme comme c’est le cas aujourd’hui avec la « culture »  que promeuvent les institutions financières et les marchés soutenus sans toutefois l’avouer ouvertement ou par ignorance, les savants intellectuels, les politiciens, les journalistes,  l’Eglise dans une argumentation historico- dogmatico -géopolitico- scientifico- économico douteuse qui fait « l’affaire » du malin  et dont l’intention est de conduire l’humanité à la posthumanité avec ses homme augmenté par la technologie et l’immortalité biologique commerciale. Ce qui pour ces ténèbres est une étape majeure.

 

Ne s’agit-il pas pour elles, ici une fois pour toutes, d’enterrer dans la réalité  les talents (l’esprit et ses valeurs) dans le mouchoir (la matière) en se moquant  de La Volonté du Seigneur avec une humanité qui se rend coupable par son sommeil?


 

Ceci dit,  la seule chose  pour les esprits humains  et les peuples qui leur  est commune, c’est La Sainte Parole sacrée pour Laquelle Le Seigneur ne cesse d’envoyer Ses serviteurs afin de préparer l’homme. Il s’agit ici  de l’aider afin d’accueillir Celle-ci dignement.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’HOMME BETI DANS SA TRADITION

 

 

Lorsque l'homme blanc,étant incontestablement le plus évolué,  dont la mission aurait été normalement d’apporter La Parole Sainte à l’Afrique et de préparer l’homme africain à recevoir le Fils de l’Homme arrivèrent, ils trouvèrent que mán béti (l’homme béti), menait sa petite vie qui consistait à développer et à conserver les valeurs qu’il s’était acquise, sur le plan spirituel ou plus précisément dans ses contacts avec la nature et les plans de l’au-delà,  toutes chose qui lui avaient déjà donné une identité et une culture propre

 

L’’identité et la culture de man Béti voulaient que :

 

Mán béti ane akab. autrement dit, l’homme béti, le vrai, devait avoir un sens élevé du partage ; il devait être « large » pour être reconnu des siens!  C’est ainsi qu’à l’époque par exemple, les gens mangeaient dehors, depuis la cours de leurs cases, ils invitaient cordialement les passants à venir partager leur repas. En général, l’histoire nous apprend que contrairement à ce que beaucoup peuvent croire aujourd’hui, le voyage en pays béti était loin d’être ennuyeux sans les automobiles. Même s’il prenait des semaines, l’homme était partout bien accueilli, il recevait partout gîte et couvert ,étranger ou non.


On pouvait trouver par exemple une femme même sans enfants propres à elles,  qui s’évertuait à préparer toujours des grands mets pour les enfants inconnus qui rentraient de l’école, qui faisait l’effort de puiser de l’eau qu’elle plaçait pour ceux-ci au bord de la route...etc., en général, on rencontrait souvent des régimes de bananes aux bords des routes pour les voyageurs.

 

Mán béti ane idzori nyol c'est-à-dire qu’il est humble

 

Mán béti ane mewóg c'est-à-dire qu’il écoute la voix de la sagesse

 

Mán béti ane abiáli, avúmen ceci veut dire que l’homme béti doit trouver sacré le moindre liens de sang qui l’unit à ses frères et sœurs partout dans le monde.  Qu’il devait tout faire pour garder pur ce lien qui s’étendait sur plusieurs générations et se battre pour l’épanouissement de chacun de tous ceux qui, avec lui,  portent en eux ce lien.

 

L’homme Beti, ne devait jamais abandonner à lui-même l’un des siens quel que soit la circonstance où il se trouve ; joyeuse ou malheureuse. Ce sentiment d’abiáli et d’avúmen faisait aussi que l’enfant n’appartenait   pas foncièrement au géniteur mais à tout le monde porteur du lien de sang appelé à  l’élever et à le nourrir. A titre d’exemple, les enfants pouvaient dormir dans n’importe quelle case du village et recevoir le même amour partout.

 

Mán béti ane olúgú ceci signifie l’homme béti devait être un champion dans l’art de témoigner le respect  à l’autre. Cela se justifie par le fait que les Beti s’appelle Nti c'est-à-dire seigneur.

 

Mán béti ane ntómba ; veut dire que l’homme béti est partout reconnaissable pour sa noblesse.

 

Man béti a yem nkóbo veut dire que l’homme béti doit être partout reconnaissable par son savoir parler et son éloquence.

 

De façon générale le béti n’est l’esclave de personne et de rien.

 

D’ailleurs chez les Beti, il n’y a à proprement parler pas de chef, mais plutôt des guides appelés zomloa s’il s’agit d’un homme et asouzoa s’il s’agit d’une femme qui étaient des personnes sur qui le peuple s’appuyait.  Le Béti est un seigneur ; un noble et même de par ses observations et expériences dans la nature, il sait que idu isë inë ntómba a mbil woé(chaque souris est grand et noble dans son trou).


Mbi Ntoúm (littéralement celui qui tient le bâton au niveau de son clan). Le Mbi Ntoúm a entre autre pour rôle de présenter aux peuples du monde, les résolutions prises en assise(appelée isoak). 

 

 

Chez le Beti, être matériellement riche ou pauvre en soi ne compte véritablement pas. Riche ou pauvre, chacun doit être avant tout ntómba(noble).

 

Etre riche, ábi akúmá ce qui fait de vous un nkukumá ne vaut que pour vous et vous êtes méprisables si vous n’êtes pas en même temps avúmen (ne reconnaissez pas les vôtres).

 

Les Beti reconnaissent beaucoup plus un nfáñ möt  mot qui a un double sens et qui signifie dans le premier sens un vrai homme et dans le second, un homme qui est fortement uni aux siens.

 

La richesse matérielle ne prouve rien chez le béti. Un homme peut être matériellement pauvre et être nfáñ möt. Or un nfáñ möt ne peut pas se vautrer dans la nourriture, se quereller et se battre pour des histoires de nourriture, se faire trainer et bousculer jusqu’au ridicule à gauche et à droite pour des histoires d’argent jusqu’à perdre son statut de ntomba qui caractérise un seigneur. La richesse matérielle ne peut donc servir que d’instrument pour renforcer dans l’émulation que celle-ci procure, les qualités citées plus haut.

 

Rien ne peut enlever au Beti son sentiment d’appartenir à la race des seigneurs. Ainsi les Beti ne s’appellent pas directement par leurs noms. Ils ajoutent à ce nom le mot nti (seigneur), ainsi, nous avons les Nti Owona, Nti Zambo, Nti Zang... ce sont des véritables seigneur de la forêt.

 

Or, si les Beti sont des seigneurs, ceci ne signifie pourtant pas qu’ils ne croient pas en Dieu !


Les Beti croient en Dieu, ce que l’arrivée de l’islam avant l’évangélisation a eut du mal à comprendre et à accepter chez ce peuple.

 

Man Béti a yem Ntondobe,  a yem Nkombot littéralement, L’homme Beti connaît le Tout Puissant, il connaît le Créateur. D’autre part, Man Béti a yem na’a bewu ba kat bar zu. Cela signifie qu’il croit également à la réincarnation.

 

Enfin, une chose caractérise aussi le Beti, c’est que man Béti a diñ kig ndzoañ. Autrement dit, il n’aime pas qu’on le déroute mais plutôt la franchise. D’autre part  la propreté  est pour eux une règle d’or.

 

A-t-il vécu conformément à ces valeurs, alors, lors de son deuil, on lui joue l’ « Esani » qui est la mémoire des valeurs spirituelles du peuple Beti, le chemin à suivre laissé par les ancêtres pour célébrer l’exemple, le modèle d’homme, le mérite, le héros Beti(héros parce qu’il fut un exemple pour les autres)  qui doit rentrer vers Zamba nom donné à Dieu. Car Zamba inya abëlë (c’est à Lui que tout appartient).

 

 

Tout ceci pour dire que Man béti était parvenu à la reconnaissance du fait qu’il était originaire des HAUREURS.


Sa façon de vivre prouve qu’il essayait de vivre afin de pouvoir y retourner un jour dans la dignité et qu’il essayait d’incarner cette façon de vivre dans sa vie terrestre de tous les jours. Mais à la réalité, les Portes du Paradis ne pouvaient pas de façon générale encore être ouverte au Beti car seule une bonne connaissance de la Sainte Parole et sa mise en pratique est le chemin pour tout homme, comme pour tout peuple. Or à cette époque, le Beti n’avait pas encore La Sainte Parole et devait par conséquent attendre son arrivée par l’intermédiaire de l’homme blanc dont c’était la mission, étant le plus évolué dans cette connaissance en cette époque.

 

 

 

                 LA MAUVAISE RENCONTRE

 

 

 

C’est dans les conditions citées ci-haut, et après avoir fuit la religion musulmane au nord du pays avec la légende de la traversée du fleuve Sanaga (ngan medza), que le Béti sans le savoir, dans la guidance de l’Amour du Seigneur part à la rencontre de l’homme Blanc sensé lui apporter la Parole vivante de Dieu qu’il se devait déjà, de vivre de façon exemplaire.

 

Or entre temps, ceux-ci avaient déjà sombré et failli, dans un intérêt purement matérialiste, ils faisaient déjà uniquement commerce de la Sainte Parole de Dieu  sous la forme de la Bible à travers leurs Eglises.

 

Déjà, tous les croyants  dans leurs propres pays étaient dupés sans se rendre compte de la supercherie dont ils étaient devenus des victimes serviles. Les hommes blancs ne réussirent pas à être des exemples, parce que  d'autre part la Bible qu'il avaient  est un témoignage de la PAROLE donnée pars le Fils de Dieu, JESUS.

 

S’il existe un peuple qui fut tout particulièrement victime de cet aspect des choses et qui fut  ici dupé, ce fut le peuple Béti car il était déjà prêt à recevoir cette  Sainte Parole. Que l’Eglise avait déjà failli parce qu’elle s’était assise et même endormie sur Le témoignage de la Parole, et n'avait pas reconnu la Parole par la suite, il ne pouvait le soupçonner.

 

Ces beaux chants qui lui semblaient un écho familier des hauteurs lui ravirent et c’est avec eux qu’on lui subtilisa avec une extrême facilité  tout ce qu’il avait et s’était acquis.

 

La mauvaise nouvelle aujourd’hui, quand on écoute les échos en provenance du monde entier, vient du fait qu’en ce début du troisième millénaire, l’église entend prendre un nouveau souffle en Afrique.

 

L’Afrique va-t-elle une fois de plus être en arrière à l’heure du nécessaire réveil spirituel en cours, et continuer à jouer avec des babioles du genre de celles qui permirent d’envoyer ses fils en esclavage?

 

Son destin, pour une fois de façon inédite, malheureusement la dernière repose  entre ses mains.

 

 

 

 

 

 

LE PEUPLE BETI  AUJOURD’HUI, UN TABLEAU EFFRAYANT


 

S’il est mot à mot vrai que dans la Grâce divine, chacun d’entre nous, chaque peuple, tient aujourd’hui entre ses mains son destin, force peut aussi être de constater que les ravages que les ténèbres firent sur notre humanité sont  dans tous les domaines au bas mot incalculables.

 

Si nous prenons par exemple le cas des descendants des Nobles Beti. Que valent t-ils donc encore aujourd’hui ? Qui mérite encore l’Esani ?... 

 

L’homme Béti d’aujourd’hui, qu’il soit au village ou en ville a  perdu tous ses repères, et traine à longueur de journée arrogant du haut de sa foi aveugle pour laquelle il se bat. Que vaut encore pour lui le fait d’être Ntomba, que vaut pour lui d’être Nfañ mot, avumen... essentiellement des paroles vides de sens, au profil du matérialisme crasseux que promeut l’intellect dans lequel il vit et se complaît.

   

    Aujourd’hui, comme  tous les autres peuples,  le Beti se retrouve sans repère. L’arrivée de la colonisation  est sensée nous avoir civilisée mais, le peuple a cessé d’évoluer depuis lors au niveau de ses valeurs spirituelles et aujourd’hui à l’ère de modernisme, le Beti tend plutôt à régresser de façon significative. L’exemplarité disparaît au profit de la réussite sociale à tout prix.

 

 L’homme Beti dans sa noblesse d’esprit ne devais être qu’un héros parce qu’en parlant d’exemplarité on  parle également d’héroïsme. L’histoire et l’Esani nous révèle que l’homme Beti doit porter de façon vivante en lui l’exemplarité : donc être un héros. C’est également ce qui justifie l’absence d’un chef  chez les Beti parce qu’étant tous des seigneurs, ils se devaient de le rester.

 

   L’appel au réveil est ainsi lancé au peuple Beti de  retrouver sa noblesse en abandonnant l’arrogance et l’orgueil qui a remplacé celle-ci, en faisant évoluer sa connaissance dans les les lois qui régissent la Création entière, car aujourd’hui la Vérité s’est incarnée sur terre et aujourd’hui tous les hommes de la terre doivent devenir libre et noble dans la connaissance de la Vérité.


Cette connaissance est la Sainte parole et elle seule est notre véritable  Zomloa. Le Grand Amour de Dieu nous a toujours guidé et protégé et se penche vers nous et sur tous les peuples de la terre dans Sa Justice pour le grand tri.

 

                      

Le règne où tous les habitants de la terre doivent être des seigneurs  a déjà commencé.

 

 

                             Fom, fom, fom,    Fom, fom

 

 

 

 

 

Sourcelink

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 11:37
EsinganN43

 

Yaoundé aujourd’hui est belle en couleur avec le développement de l’art floral qui gagne sans cesse du terrain dans nos petites habitudes. Heureusement pour nous on ne peut pas se le reprocher car, la fleur est un don du Très -Haut à travers les activités des petits êtres de la nature dont  parmi les plus connus nous avons les fées.

 

    Les fleurs étant des dons, nous  ne devons les cueillir qu’avec beaucoup de gratitude envers le Très-Haut, protéger leur beauté et les rafraichir avec soin car elles sont l’exemple de beauté à suivre pour chacun d’entre nous :

 

une beauté qui est agréable à regarder

rafraichissante par sa présence

un parfum doux et vivifiant

une beauté qui vibre dans la simplicité et l’humilité

 

La fleur naturelle aujourd’hui, avec toutes ces qualités envahie tous les espaces qui occupent une place de choix dans nos vies, elle est d’une présence qui épanouit et est le symbole même qui nous rappelle sans cesse l’idéal de ce que doit être notre vie, car il n’existe pas de paradis sans fleur, ni de fleur sans fées.

 

       A Ngona, à quelques kilomètres de la banlieue de Yaoundé, il existe un petit village où la culture de la fleur est un héritage qui se transmet de père en fils, et dont  Nti  Fabien Tama un noble Ba’a ba est l’un des dignes successeurs.

EsinganN24.jpg

 

 

     A Ngona dans son village, nous avons visité des champs d’asterEsinganN22EsinganN21 et les espaces marécageux qu’ils utilisent.

On y trouve également des espèces comme le spathilium,EsinganN23

 

 

 

 

 

 

 la langue d’éléphant-Inguguen en langue Ewondo, 

EsinganN25

 

l’oiseau de mer, EsinganN26

                                   EsinganN28la banane d’Indonésie,

 

 

 

 

 

 

 

la maginatat,

EsinganN29

 

 

 

                      la porcelaine,EsinganN36.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

le bec de canardEsinganN34

 

et quelques familles de feuillages.

                                                   EsinganN37

EsinganN33.jpg 

                                     EsinganN35

 

     Après le village, nous l’avons suivi au marché des fleurs au centre ville où il occupe un comptoir, pour nous présenter les différents usages qu’il fait de la fleur. Voici quelques exemples de bouquets.

                                                                 EsinganN43

EsinganN40.jpg

                                         EsinganN42

 

    Au niveau des services il présente :

 

EsinganN39La confection des bouquets

habillements des bureaux, des maisons, des salles de conférences ou de prières et bien d’autres encore

La création et l’entretien des espaces verts

Les gerbes de fleur.

 

 Concernant les livraisons des fleurs il les fait également sur commande.

 

    L’art floral est d’une très grande importance pour tout peuple, parce qu’il contribue à améliorer la qualité de l’individu et ouvre l’esprit vers les mondes de la véritable félicité, la véritable beauté. Plus que l’homme, la Femme est la fleur de nos foyers, les affinités devant se retrouver nous invitons la femme à encore s’ouvrir davantage dans la connaissance de l’art floral.

      Recevez avec joie ces beaux bouquets de Nti Tama dans vos foyers. Si vous voulez le contacter :

 

 

        Ecrivez nous à travers le contact de ce blog

 

 

 

  Le monde doit être comme un bouquet de fleur où dans toutes ses différences culturelles, tous les peuples doivent se retrouver pour faire un dans l’adoration du Très-Haut

 

                                                                                              Esingan Nkùl Beti

 

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 18:10

Depuis une semaine on ne parle plus que de ça : l’appel de 20 scientifiques au sujet des dangers du téléphone portable et des ondes.
Beaucoup d’informations, de précautions diffusés sur Internet et dans les médias français suite à l’appel en question sont déjà disponibles depuis plusieurs mois sur Danger Santé. L’opération est un succès, l’appel a permis de toucher de nombreuses personnes.

Après plusieurs demandes de la part de visiteurs, voici quelques informations sur ce communiqué de presse.

Extrait d’interview de D. Servan-Schreiber :

Question : Quels sont les arguments scientifiques qui tendraient à prouver les dangers des ondes des téléphones portables ?

Réponse : Il s’agit d’un faisceau d’arguments, que nous dénonçons dans l’’introduction de notre appel :
1) Les rayonnements électromagnétiques des téléphones portables pénètrent le corps, et en particulier le cerveau, et encore plus chez les enfants
2) Leurs effets biologiques néfastes sont avérés. En particulier l’augmentation de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, et l’expression des protéines de stress dans les cellules.
3) Les études existantes selon lesquelles “aucune preuve n’existe de la nocivité chez l’homme”, ont porté sur des durées insuffisantes pour conclure quoi que ce soit. Les mêmes études auraient été incapables de mettre en évidence le lien entre le fait de fumer un paquet de cigarettes par jour et le risque de cancer du poumon.
4) Les rares études récentes qui ont suivi des personnes utilisant leur téléphone portable plus de deux heures par semaine pendant plus de dix ans observent, elles, un risque de tumeurs accru. Il serait de l’ordre de deux fois le risque d’un non-utilisateur.
On a donc toutes les raisons d’être inquiet et de préconiser des mesures de précautions, d’autant plus que celles-ci n’’empêchent pas l’utilisation d’un téléphone portable. Elles en guident simplement les modalités pour que celle-ci se fasse en sécurité (…)
Pour lire la suite de l’interview, c’est ici

 

L’appel contient une liste de 10 précautions à prendre :

1) N’autorisez pas les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d’urgence. En effet, les organes en développement (du foetus ou de l’enfant) sont les plus sensibles à l’influence possible de l’exposition aux champs électromagnétiques.

2) Lors de vos communications, essayez autant que possible de maintenir le téléphone à plus d’1 m du corps (l’amplitude du champ baisse de quatre fois à 10 cm, et elle est cinquante fois inférieure à 1 m de distance.

3) Restez à plus d’un mètre de distance d’une personne en communication, et évitez d’utiliser votre téléphone portable dans des lieux publics comme le métro, le train ou le bus où vous exposez passivement vos voisins proches au champ électromagnétique de votre appareil.

4) Il faut évitez le plus possible de porter un téléphone mobile sur vous, même en veille. Ne pas le laisser à proximité de votre corps la nuit (sous l’oreiller ou sur la table de nuit) et particulièrement dans le cas des femmes enceintes – ou alors le mettre en mode hors ligne qui a l’effet de couper les émissions électromagnétiques.

5) Si vous devez le porter sur vous, assurez-vous que la face « clavier » soit dirigée vers votre corps et la face « antenne » (puissance maximale du champ) vers l’extérieur.

6) N’utilisez votre téléphone portable que pour établir le contact ou pour des conversations de quelques minutes seulement (les effets biologiques sont directement liés à la durée d’exposition). Il est préférable de rappeler ensuite d’un téléphone fixe filaire (et non d’un téléphone sans fil) qui utilise une technologie à micro-ondes apparentée à celle des portables).

7) Quand vous utilisez votre téléphone portable, changez de coté régulièrement, et avant de mettre le téléphone portable contre l’oreille, attendez que votre correspondant ait décroché (baisse de la puissance du champ électromagnétique émis).

8) Il faut évitez d’utiliser le portable lorsque la force du signal est faible ou lors de déplacements rapides comme en voiture ou en train (augmentation maximale et automatique de la puissance lors des tentatives de raccordement à une nouvelle antenne relais ou à une antenne distante).

9) Communiquez par SMS plutôt que par téléphone (limite la durée d’exposition et la proximité du corps).

10) Choisissez un appareil avec le DAS le plus bas possible par rapport à vos besoins (Débit d’Absorption Spécifique, il mesure la puissance absorbée par le corps).

Les 20 signataires de l’appel concernant l’utilisation des téléphones portables :

- Dr Bernard Asselain, Chef du service de Biostatistiques du Cancer, Institut Curie
- Pr Franco Berrino, Directeur du Département de Médecine Préventive et Prédictive de l’Institut National du Cancer, Milan, Italie
- Dr Thierry Bouillet, Cancérologue, Directeur de l’Institut de Radiothérapie, Centre Hospitalier Universitaire Avicenne, Bobigny
- Pr Christian Chenal, Professeur Émérite de Cancérologie, Université de Rennes 1 et ancien responsable de l’équipe de recherche CNRS « Radiations, Environnement, Adaptation »
- Pr Jan Willem Coebergh, Cancérologue, Département de Santé Publique, Université de Rotterdam, Pays Bas
- Dr Yvan Coscas, Cancérologue, Chef du service de radiothérapie, Hôpital de Poissy à Saint Germain
- Pr Jean-Marc Cosset, Chef de département honoraire d’Oncologie/Radiothérapie de l’Institut Curie, Paris
- Pr Devra Lee Davis, Chef du Département de Cancérologie Environnementale, Université de Pittburgh, Etats-Unis
- Dr Michel Hery, Cancérologue, Chef du Département de radiothérapie, Monaco
- Pr Lucien Israël, Professeur Émérite de Cancérologie, Université Paris XIII, Membre de l’Institut
- Dr Jean-Loup Mouysset, Cancérologue, Polyclinique Rambot-Provençale, Aix-en-Provence, Président de l’association Ressource
- Pr Henri Pujol, Cancérologue
- Joël de Rosnay, Docteur ès Sciences, Ecrivain scientifique
- Dr Simone Saez, Docteur ès Sciences, ancien chef de Service du Centre de Lutte contre le Cancer Léon Bérard, Lyon
- Dr Annie Sasco, Docteur ès Sciences, Directrice de l’Equipe d’Epidémiologie pour la Prévention du Cancer – INSERM, Université Victor Segalen Bordeaux 2
- Dr David Servan-Schreiber, Docteur ès Sciences, Professeur clinique de Psychiatrie, Université de Pittsburgh, Auteur de « ANTICANCER », Editions Robert Laffont, 2007
- Dr Pierre Souvet, Cardiologue, Aix-en-Provence, Président de l’Association Santé Environnement Provence
- Jacques Marilleau, Ingénieur SUPELEC, ancien physicien au Commissariat à l’Energie Atomique et au CNRS Orsay
- Dr Jacques Vilcoq, Cancérologue, Clinique Hartmann, Neuilly-sur-seine
- Dr Philippe Presles, Président Institut Moncey de Prévention Santé, Paris, Auteur de « PREVENIR », Robert Laffont, 2006

Actualité du Lundi 9 février 2009 :

C’est une grande nouvelle en France pour de nombreuses associations. Un arrêt rendu mercredi à Versailles : en vertu du “principe de précaution”, la cour d’appel condamne l’entreprise Bouygues Telecom à démonter sous quatre mois ses antennes relais installées à Tassin-la-Demi-Lune, près de Lyon.

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 10:00
Photo-048-copie-1.jpgLa jeunesse camerounaise aime son riche patrimoine culturel.Photo 067 

Elle constitue le fer de lance de la culture traditionnelle camerounaise.Photo 086Le rythme est dans son sang.Photo 070 

Ils ont choisi de protéger les richesses de notre paysPhoto 075

                               Aimons d'abord ce que nous sommes, dans  Photo 093                                                la fierté pour notre peuple


  Le chemin que nous choisissons demande beaucoup de courage  et beaucoup  d'espoir repose sur nous, la jeunesse camerounaise.Photo 096
Photo 051












Plus que jamais, soyons unis dans l'Amour et le respect pour notre noble cause
Photo 081

   Ces photos ont été prises ce mercredi 20 janvier 2010 lors de la séance d'entrainement de notre compagnie de danse traditionnelle Esingan Nkùl Beti à Yaoundé,Biyem-assi(Accacia). 
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 18:50

L’ « ESANI »,

RITE FUNÈBRE BETI, AU CAMEROUN

OU CÉLÉBRATION DU MÉRITE

 

Dans « esani », prenons d’emblée la partie « san ». En ewondo, le mot « san » revêt deux sens. D’abord, « briller » d’un éclat particulier, puis « danser » d’un pas distingué. L’éclat et le talent sont ici de haut niveau. Pour sa part, la finale « » suggère une idée plurielle : soit briller sur plusieurs, ou danser à plusieurs. Il implique un mort prestigieux et des survivants conscients qui apprécient. L’ « esani » traduit leur hommage posthume. Dans la foulée, il invite à pérenniser l’exemple.

 

A la nouvelle du décès, les plus proches se réunissent. De la concertation sortiront le nom du coordonnateur, la cellule ad hoc des préparatifs, la désignation des dates et lieux de la célébration. Notamment, on rassemble trophées, costumes ou « kaba », outillage, ustensiles de cuisine et autres appareils ménagers, diplômes et/ou distinctions honorifiques ; bref, tous les signes marquants, y compris la place dans la lignée, le rayonnement et le prolongement du mort sur l’arbre généalogique. Voici venu le moment d’un examen sévère sur la nature et la valeur de ses moyens. Aucune complaisance ni négligence sur le vécu quotidien du défunt qui peut avoir édifié ou non. L’unanimité prévaut.

 

A titre négatif, on peut invoquer les critères de l’âge et de la situation matrimoniale (célibataire, sans enfant). Mais les succès l’emportent surtout quand ils sont attribués à l’endurance, au courage, à la fécondité, à l’équité, à la créativité, à la générosité et à la solidarité ou relèvent de la sociabilité. Le résultat positif de tout cela se traduit – souvent dans la nuit – par des you you (ayenga) stridents prolongés. Les musiciens, trois à sept, attendaient là dans un coin, leurs instruments prêts mais muets :

Trois tam-tam (mi nkul) de dimension petite, moyenne, grande

Tambourin (mbè)

Tambour (ngom)

Castagnettes

 

Le coordonnateur fait déclencher l’esani solennel, exclusivement instrumental la nuit. Les premières notes égrènent toujours la clé du code patronymique (ndàn) du défunt. Celui-ci est identifié comme le fils (ou la fille) de la lignée du clan paternel, puis confirmé et précisé par celle de sa mère. Le tam-tam décline quelques qualités particulières au (ou à la) disparu(e) naguère connu(e) comme dynamique, efficace, mais désormais tenu(e) entre les mains de Dieu dans l’immobilité (Zamba nye abele, Zamba nye a bele : fom, fom, fom !).

 

Au cas où c’est ABANDA, on dira :

 

Ndàn :

« Ami(e), abstiens-toi de me dire, moi-même je verrai avec mes propres yeux ».

 

Suit l’annonce :

Il est le fils de la lignée ONDOUA AKOA,

le neveu maternel des mvog nomo

Rejeton mvog abana ba’ana (mvog mbi)

Né de mère mvog zambo, au village kamba II chez les bane,

 habitant le plateau situé entre les rivières ato’o et kombo.

Vous, tous les destinataires, venez voir le fils de votre postérité

que vous avez connu mais désormais dans la raideur de la mort,

fom, fom, fom » !

 

Les thèmes sur les performances du défunt nourriront l’ « esani » toute la nuit, par séquence de 15 à 20 minutes. Dans les intervalles, les femmes spontanément, improvisent des airs de triomphe dansant. Elles en interprètent beaucoup d’autres. Les lamentations et les pleurs se terminent sur le ton plaintif de « savoir qui la (ou le) remplacera » aux fins de continuer ses qualités et ses victoires.

 

Le tam-tam poursuit l’annonce relayée de loin en loin. Les concernés qui le pensent, prennent aussitôt la route. Le jour, ils arrivent par petits groupes homogènes aux abords de la place. Des hôtes les accueillent au rythme de l’esani ; ils sont introduits dans la cour aux emplacements indiqués et disposés d’avance. Les porte paroles respectifs délivrent leur message reprenant tel ou tel point des réalisations à l’actif du défunt, dans tous les domaines où il (elle) a exercé. La durée dépend de l’art de l’orateur et de l’adhésion de la foule (des centaines, parfois des milliers de gens). On a pu compter des dizaines d’interventions. Une séquence frénétique d’esani salue chaque intervention. La ponctuation est animée par des trémoussements cohérents du groupe intéressé.

 

Et les instruments de s’adresser au mort :

«Ô toi qui étais auréolé d’estime,

toi à qui réussissait toute entreprise, une inconnue t’a abattu.

 Aux remèdes, elle a résisté. L’étrange inconnue a refusé tout soin. Elle a rejeté toute proposition. Te voici révulsé, le regard figé, le corps immobile, la bouche bée.

 Va, courbé au cimetière. Courbé en deux, va sous les arbres sinistres, va dans la dignité, va dans la fierté des tiens,

fom, fom, fom ! ».

 

La séquence générale sera chantée, dansée et mimée par tous en plusieurs tours de la place, comme un défilé triomphal, mêlant les enfants, les femmes, les hommes, les adultes, les vieux, tous unis dans un même cœur. Au signal, on va mettre le corps en terre. La seule lamelle retenue du tam-tam émettra de manière décroissante : « fom, fom, fom, fom» !

 

L’esani reprendra à l’installation solennelle du successeur. Le nouveau chef de famille part ainsi avec un modèle bien connu et des plaques indicatrices à réguler vers la direction réputée la meilleure, jusqu’à son propre remplacement et ainsi de suite.

 

Le rite subit des influences en vogue aujourd’hui : l’usage tend à s’installer d’utiliser des moyens immoraux, voire amoraux pour se promouvoir sur l’échelle sociale, économique, administrative ou politique. Mais, subsiste le souci de contribuer à cultiver des valeurs fondamentales communes qui pourraient servir de repères à ce que la frénésie actuelle peut avoir d’excessif et d’aveugle. Peut-être est-ce pourquoi les célébrations religieuses intègrent ce rite « esani » dans leurs cérémonies pour que dure la vie ensemble.

 

Tsoungui Abanda  Sourcelink

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 18:26

Bikut-Si viendrait de l’éwondo « Bia kut si » qui signifie nous frappons le sol.

Ce nom ou appellation est dû du fait que par le passé, il était interdit strictement aux femmes des « Beti Be Nanga » d’élever le ton au milieu des dignitaires ou notables, soit pour prendre part aux simples causeries, ni et encore moins pour se chicaner. Les rixes aussi étaient prohibées.

Une femme en tant qu’un être humain, capable d’éprouver des émotions pouvait-elle vivre en étouffant ses affects pour toujours ?

Loin de là ! Il lui fallut trouver un moyen de projection et d’expression car jusqu’ici elle ne faisait que refouler tout ce qui lui venait dans le conscient.

Pour y arriver, il fallut faire très attention à ce qu’on va faire : tout faire sauf le vieux système de rixe qui consiste à bagarrer et à se quereller.

Que firent exactement ces femmes stratèges ?

 

Elles attendaient les jours de marché, et après avoir réalisé leur vente et fait les courses, au chemin du retour, elles formaient un cercle et toute femme frustrée ou provoquée par une autre venait au milieu du cercle, et débitait son mécontentement sous forme d’un monologue chansonnier et soliste serti de vers en fredonnant et en trépignant, et le cercle reprenant en chœur exprimait à son tour son opinion et surtout sa sentence, son jugement, en claquant les mains et en trépignant. Tout était sur « à qui le tour ».

Selon le témoignage de Marthe Mbili Ntomo (1929-1998) qui reçut elle-même ce témoignage de ses parents qui furent dans leur enfance témoins plus ou moins oculaires de ces choses « tout se passait comme si ces femmes s’assaillaient au préalable pour composer les différents morceaux que l’on pouvait interpréter dans ces cercles de danse trépignante, au point où tout fut cohérent et alléchant ». Pour mieux embrouiller les hommes, tout prenait l’air d’une fête, on pouvait noter les écho-vibrants que ces femmes lancent souvent pour donner la marque de satisfaction.

Ces cercles dansants donnaient aux femmes de se réunir non seulement pour projeter leur amertume mais aussi, pour recevoir d’autres femmes des conseils en cas de difficultés. Notons que toute réunion entre les femmes était interdite également, sous risque d’être taxées de conspiratrices, et l’histoire nous apprend que, toute femme ainsi considérée se rendait coupable de la mort de son mari et par conséquent, sa punition était d’être enterrée vivante avec ce dernier. Le processus était le même pour recevoir un conseil. La demandeuse se place au milieu du cercle, expose son problème en soliste et chansonnière, le cercle en répons, lui donne un conseil net.

C’est donc sur le fait de danser en frappant le sol par ses pieds qui donne le nom « Bikut Si » à ce rythme connu comme propriété intellectuelle des Beti.Sourcelink

 





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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 12:25

Pendant longtemps, on a cru que les Béninois avaient pris conscience de la nécessité de préserver la fertilité des sols contre d'éventuelles atteintes. Depuis lors, l'usage de l'engrais artificiel a plutôt pris le pas sur l'utilisation du compost et d'humus dérivés de l'usage des plantes fertilifaires destinées à enrichir les terres cultivables une fois les feuilles mortes tombées. A vrai dire, il s'agit de privilégier l'agroforesterie. Elle met l'accent sur l'utilisation des plantes fertilisantes. A ce titre, les techniciens parlent du poids d'angole, du moucouni, du niébé et de l'arachide. Cela accentue la fertilisation du sol. La pratique traditionnelle de fertilisation du sol. La pratique traditionnelle de fertilisation du sol concernée consiste à semer du mais puis, 45 jours après, planter du poids d'angole par exemple. Cela pourra durer 2 ans avant de perdre sa capacité de production et de fertilisation de sol.

 

 Il en est pratiquement de même pour les autres plantes fertilisantes. Pendant ces deux ans, les feuilles qui tombent contribuent à fertiliser avec force le sol. C'est une pratique dont l'efficacité est prouvée grâce à sa mise en expérimentation par des chercheurs les plus avertis de l'Afrique. L'engrais naturel qu'elle génère contribue à enrichir énormément le sol et cela par opposition aux intrants importés qui ne font rien d'autre que d'appauvrir le sol.

 

Nombreux sont les scientifiques qui, à l'issue de l'observation se sont aperçus que les feuilles qui tombent viennent produire de la biomasse au contact avec l'air, l'insolation, la température et les micro-organismes contenus dans le sol. Cette biomasse contribue à produire de l'humus très fertilisant et favorable à une production agricole particulièrement optimisée.

 

En ce moment où le retour à la terre s'est révélé une imminence, il est impératif que le politique change la donne. Cette forme de mutation lui permettra de faire agir le secteur agricole en privilégiant les potentialités existantes tout en prévoyant la capacité des sols à produire sur le long terme. Le fait que la mécanisation de l'agriculture soit en cours reste un atout fondamental.

 

Mais une mécanisation qui occulte le souci de la rentabilité des sols est stérile. Telle est la raison pour laquelle la nouvelle génération d'agriculteurs doit être éduquée avec la méthode de fertilisation des terres exclusivement axée sur l'ethno climatologie. Cette approche reste le levier le plus précieux à actionner par le gouvernement s'il est vrai qu'il a pris conscience du nouvel enjeu « travailler les espaces cultivables les plus disponibles pour s'acheminer progressivement et assurément vers l'autosuffisance alimentaire, gage du développement économique au Bénin ».Sourcelink

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 11:44


 Mba manga et Dzié Manga étaient issus du même sein, mais se brouillèrent pour une bouture de taro. L’une fut souche des Ewondo, l’autre souche des Bënë. Au bout de peu d’années éclatèrent entre ces deux branches des Manga Embolo de fortes palabres qui aboutirent à de nombreuses guerres. Dans la guerre dont il s’agit, le chef Atangana Esomba, qui mourut à Mvolyé, se distingua par son énergie. La palabre avait débuté entre Bënë, mais la maison Bënë mvog Belinga appela à la rescousse les Ewondo. La colère entre Bënë, mais la maison Bënë et Ewondo, toujours en désaccord, redoubla. Un message d’Owona Metugu, le plus farouche grand chef des Bënë, du Mvog Owondzuli, annonça aux Ewondo qu’il faisait appel à tous les Bënë pour venir leur faire la guerre à Mvolyé. Ce message atteignit atangana Esomba, homme également intrépide et chef éprouvé des mvog Atemengué, une branche des mvog Tsungi Mbala. C’est pourquoi tous les Ewondo l’avaient élu pour lui demander d’établir sa résidence à la frontière des peuples ; aussi avait-il construit son gros village Mvolyé (= »Exigence difficile à satisfaire »).

  Quand Atangana reçut ce message, il fut d’abord étonné et frappa dans ses mains. Puis, stupéfait, il déclara : « Owona Metugu croit-il vraiment dans son cœur que les Ewondo m’ont posé à la frontière en vain ? Allez vite lui dire que lorsqu’il ne fait pas la guerre derrière (en traître), c’est moi qui sors avec mes troupes pour ravager les Bënë et tout leur pays. Maintenant, qu’il me dise d’abord pourquoi les Mvog belinga ont appelé les Ewondo à la rescousse. » Puis il alla au tambour de guerre et le frappa d’un seul coup si fort que son bracelet tomba ; et les tambours se mirent à résonner à la ronde dans dans le pays tout entier. Voici que quand l’aube se lève, Osam Nanga (=les Ewondo) accourus nombreux se pressent dans sa cour. Ils préparent les médicaments de guerre, ils exécutent leurs danses de joie et de victoire. Alors Atangana Esomba s’avança leur dire : « O Mba Manga-o ! Venus d’aval et d’amont ! Si un étranger s’aventure en guerre sur mon sentier, que personne ne tire un coup de lance ou de fusil avant que tous les autres ne soient engagés sur mon territoire ; dès que j’aurai donné le premier coup de fusil, alors que tous se livrent au combat. » Il brandit ses lances, et tous donnèrent leur approbation.

 Aussitôt après, Owona Metugu se hâte d’arriver en guerre à Mvolyé. Les ewondo font comme ils l’ont conclu d’un commun accord. Dès qu’Atangana Esomba eut donné le signal du départ, les fusils se mirent à parler comme le maïs sec qui crépite sur le feu. Un mortier à noix de palmes et un petit pilon sortirent d’une maison comme si une main invisible les poussait par derrière. A la vue de ce grand prodige, les Bënë commencèrent à se débander en désordre et vinrent s’abattre sur le bord de la rivière Mfundi. Les ewondo se mirent à les tuer.

Les cadavres, les blessés et les prisonniers étaient impossible à compter. Le chef Owona Metugu lui-même, en se sauvant, en vint à se retrouver tout seul sain et sauf en ayant dépassé son propre territoire ! Ce jour- là, un Mvele du parti des Bëne attrapa Esomba Ngonti, frère d’Atangana Esomba, comme captif de guerre. Alors Kungu Ntolo, ami d’Esomba Ngonti, donna à cet homme un coup de canon de son fusil sur la bouche en lui cassant des dents qui tombèrent. J’ai connu moi-même cet homme avec sa bouche édentée au village du chef Ondo Bidzigi près de Mvolyé.

A la suite de cette guerre, Ewondo et Bënë se réconcilièrent étroitement. Ils ne parlent plus aujourd’hui que d’une seule voix. Le jour où cette guerre eut lieu, ma mère enceinte s’enfuit en brousse et parvint du côté d’Elumden. Puisqu’elle me mit au monde durant cette fuite de guerre, elle me surnomma « le Réfugié fuyard de la guerre d’Owona Metugu ». Mon père lui-même me nomma du nom de son ami de même nom que lui, le chef Atangana Ntsama, qui venait de mourir chez les Mvog Fouda. Quand mon père, cet homme très courageux, mourut, voici environ vingt-cinq grandes saisons sèches, les blancs n’étaient pas encore venus, et les gens demeuraient sauvages.

 Pour ses funérailles, les Ewondo égorgèrent cinq cent animaux domestiques, car ils savaient que mon père était un être important. Atangana Esomba fit beaucoup d’autres guerres dont je ne suis pas capable de donner un compte-rendu exact. Cet article appartient à une série d'extraits du livre rédigé en langue Ewondo par le Chef Charles Atangana.
Vous trouvez à la suite de l'article en français, la version originale (Ewondo). Version originalelink
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 11:46

Les Beti ont pour ancêtre « Nanga » qui était albinos. C’est un groupe ethnique présent au Cameroun et au Gabon. . Il sera appelé Nanga kôn chez les bulu. Béti a engendré des enfants dont kolo Beti, Etôn Beti, Mvele Beti (les Bassas), Mvân Beti, Meka Beti (les Makas), Bulu la fille et Ntumu le dernier- né. Bulu était la seule fille de BETI BE NANGA, les Bulu ne sont donc pas les Bétis mais plutôt des « Ban Ngôn Béti » c'est-à-dire leur neveu.
      Le Peuple Beti Comprend entre autres les Etôn, les Ewondo, les Bene les Bulu et les Manguissa, les Ntémé. Le nom Beti dérive de nti dont il constitue le pluriel, nti signifiant seigneur. Les Beti sont donc une société de seigneurs.  Mais le terme nti a une autre signification : il signifie aussi « nonchalant dans le sens de celui qui obéi avec une lourdeur majestueuse».
        Au Cameroun, ils sont principalement situés dans la région du Mbam. Une légende prenant racine dans des faits historiques, rapporte que, les Beti viennent de l'autre côté du fleuve Sanaga qu'ils traversèrent à la fin du XVIIIe siècle sur le dos d'un serpent-boa ou totem appelé Ngan-medza. Ils fuyaient Ousman dan Fodio, un chef musulman venant de la région de l'Adamaoua, qui avait décidé d’islamiser tous les peuples animistes, surtout que ceux-ci se considérais contrairement à l’enseignement du coran comme des seigneur. Tous les Beti sont montés sur le dos du Ngan-medza. Cependant, cette traversée se faisait à la tombée de la nuit et la personne qui tenait la torche de bambou afin d'éclairer se tenait à la queue du groupe. Alors qu'elle montait en dernier, la flamme était en train de se perdre. Elle a donc involontairement laissé tomber quelques flammèches sur le dos du serpent Ngan-medza lequel, brûlé, les laissa couler. Il en résulte que certains Beti ne sont pas passés de l'autre côté de la Sanaga et c'est pour cela qu'on en retrouve encore autour de la région du Mbam.
Les villes de Yaoundé et Ebolowa, dans le Mbam, restent traditionnellement leur fief, compte tenu de la répartition presque ethnique des villes. Mais il faut dire qu'aujourd'hui, ils sont dispersés dans le pays entier, surtout du côté du littoral, à cause du foisonnement d'activités économiques. Ce sont des descendants de Bantous.

                   L'origine des Beti est complexe à définir, mais personne ne saurait dire plus qu'eux-mêmes qui ils sont .La thèse plus communément admise est l'origine donnée par la tradition orale. Pour les Beti, Nanga serait leur ancêtre d'origine bantou. Il aurait eu des descendants : Kolo Beti, Eton Beti, Mvele Beti, Mvan Beti, Meka Beti Bulu, la seule fille, et Ntumu, le dernier-né. Aujourd'hui, les principales tribus Beti sont les Eton, les Ewondo, les BENE qui sont frère direct des ewondo, les Fong qui sont Bene a travers leur père Otolo'o. Les Bulu malgré des sources selon lesquelles ils seraient plus congolais conf. "Dulu be bon be Afri kara "écrit par un Bulu en service à la mission chretienne prostestante d’Elat. Les Manguissa, les Ntumu et les Mvele, plus proches des Bulu que des Eton et des Ewondo. A l'origine tous les Beti parlaient une langue appelée ati. Arrivés à Yaoundé, ils se sont dispersés, certains Eton se retrouvaient à Nkometou (une région de Yaoundé).Leurs migrations avaient pour buts de rechercher des terres riches pour l’agriculture, et se rapprocher des régions dans lesquelles il y avait du sel, lequel était devenu beaucoup plus disponible avec la colonisation. C'est dans cette optique que les Eton se dirigèrent notamment vers Douala et là ils se heurtèrent aux Bassa qui vivaient de ce côté du pays.
      Certaines régions ont des noms de guerre à cause de ces rencontres sanglantes, dont Enongal (coup de fusil). Mœurs, coutumes, art et religion Le nom d'un individu chez les Beti est très important. Il est composé en premier du patronyme, en second du nom du père (ou de la mère dans les foyers polygames), et enfin du nom d'appel, tiré de la nature. Les Beti ont été de grands guerriers, et en ont gardé un sentiment développé de noblesse. Les beti sont traditionnellement sédentaires, agriculteurs, et forgerons.
      La société se caractérise par son caractère égalitaire : tous les Hommes sont égaux. Dans le passé, il n'y avait donc pas de chef chez les Beti. Cependant, il existait un chef spirituel, détenteur d'un pouvoir magique, qui était pour les hommes, le Zomloa, et lorsqu’il s'agissait d'une femme, Asouzoa. Mais cette hiérarchie n’était que symbolique.

     La seule hiérarchie existante était celle qui résultait de prestations individuelles entre clans(Mvog) qui s'invitaient les uns les autres. Les membres de chaque clan rivalisaient alors d'adresse et de courage, ce qui permettait de les distinguer les uns des autres. Le clan qui en invitait un autre pendant la durée la plus longue et l'entretenait pendant ce temps était considéré comme étant le plus prestigieux. On appelait ce rite Bilabi, du verbe Lab qui signifie « battre ». Le terme « battre » renvoie aux joutes .Au niveau des clans, on ne peut pas véritablement parler de hiérarchie. Mais, tout s'organise autour de la famille étendue, gouvernée par un chef, l'aîné.
       Le chef, quand ce n'est pas l'aîné, est choisi sur la base de sa prestance physique, de son éloquence, de sa générosité et de son courage, le respect des aînés, et la générosité étant les qualités les plus importantes. Chaque membre de la famille doit obéissance à ce chef. C'est avec la colonisation que la chefferie fait son apparition, les colons désirant instituer des paliers d'administration.
     Les instruments de musique, traditionnellement, sont le tam-tam, le balafon, le Mvet. Les Beti ont été de grands forgerons, ils ne travaillaient donc pas beaucoup le bois.
 
Les rites traditionnels

    Le rite de la purification, appelé Tsogo chez les Eton, Tso chez les Ewondo, et Esobino chez les Fang que l'on pratique publiquement pour se laver d'une faute morale, afin d’éloigner de soi, la maladie ou la punition des ancêtres.

     Le mariage (aluk) selon la tradition est très codifié. Aujourd'hui, il est pratiqué avant le mariage civil et le mariage religieux. L'union n'est pas valide tant que le mariage coutumier n'a pas été fait. Après maintes discussions trainant de long en large, et visant à éprouver la patience du futur marié le marié se verra contraint de subir des épreuves prouvant sa maturité, son intelligence, son courage, tel manger une papaye verte. De même en sa faveur joue l'éloquence de la délégation familiale qui l'accompagne, afin d'amadouer la famille de la mariée. Le troc était institutionnalisé dans le cadre des alliances matrimoniales qui étaient l'occasion d'échanges de biens. Ces échanges duraient toute la vie, et ils étaient effectués à l'occasion de mariages exogamiques.

     Une autre coutume, appelée Isani chez les Eton, est celle d'une danse spéciale, pratiquée uniquement par les petits-enfants et arrières petits-enfants d'un patriarche le jour de son décès.

     Plus haut on parla également des Bilabi où des clans rivalisaient en se défiant à travers des concours de danse et de là on pouvait reconnaître le plus prestigieux à travers l’accueil que celui-ci pouvait réserver à ses hôtes.

Au niveau spirituel


                Avant l'arrivée des Européens, Les Beti sont monothéistes, ils connaissent un seul vrai Dieu qu'ils appellent Zamba "Ntondobe" ou plutôt "Ntondobot"c'est-à-dire Celui qui fait sortir l'Homme à la manière d'un doigt de banane qu'on fait sortir de ses peaux; Le Dieu est aussi appelé Nkombot le créateur de L'Homme, parallèlement ils croient en l'existence de génies qu'ils héritent de leurs parents ou qu'ils soumettent et utilisent à des fins diverses occasionnellement ils ont un culte qu'ils rendent aux ancêtres selon les événements sans que ceux-ci soient pour eux des dieux (et l'expression "les dieux" donne directement un sens d'hérésie et de partisan des forces du mal) et quelques rites animistes .
                 Les religions chrétiennes arrivent en fin du XIXe siècle avec des missionnaires européens ayant précédés ou accompagnés les colons, contribuent à la reforme de ces croyances à travers l'inculturation; les Beti sont christianisés           
          L'expansion de l'Islam s'étant arrêtée à l'époque au Nord du Cameroun. De nos jours Les beti sont en majorité catholiques et protestants malgré une augmentation considérable de musulmans, résultant de la montée de l'Islam ces trente dernières années au sein des grands lobbies afro américains, une Islamisation qu'ils acceptent si bien en êtres civilisés.

 

Lire aussi l'oeuvre les Seigneur de la forêt cliquez link


 Gastronomie

          Vers 1917, le cacao, le café, le manioc et le maïs sont introduits par les colons et cela modifie profondément l'organisation du travail tout comme l'écosystème, puisque les hommes qui se consacraient à la culture de l'igname devaient laisser cela pour les cultures de rente aux fins d'impôt de colonisation. Alors qu'avant, cueillette et ramassage, agriculture sur brûlis, jachère, piégeage permettaient d'assurer la subsistance, désormais, cacao et café occupèrent les hommes, jusqu'à présent. Dans le cadre de l'économie de marché, cela permet de payer un certain nombre de choses nécessaires dans la vie quotidienne.
             La femme et la terre sont liées dans la culture Beti. Aussi, maïs et arachide sont cultivés par les femmes. La poterie est aussi l'apanage des femmes, de même que la pêche à l'écope appelée alog. Dans le cadre de l’alog, elles allaient chercher du poisson en saison sèche alors que les hommes pratiquaient du piégeage.
                Avec l'arrivée de la colonisation, l'arme à feu est introduite et elle vient supplanter l'arc et la flèche. Au niveau des échanges, alors qu'auparavant, c'était le troc qui permettait de se pourvoir en denrées et objets non disponibles, avec la colonisation qui a banni le bilabi, le marché est institué.
          Le plat typique des Beti est l'Okok généralement accompagné de tubercules. L'okok est fait à base de feuilles Gnetum decoupées très finement, bouillies avec du beurre de cacahuètes et du jus de noix de palme.
         Un autre plat typique est le Kpem, fait à base de feuille de manioc, de beurre de cacahuètes. Une autre manière de consommer le kpem est de remplacer le beurre de cacahuètes par du jus de noix de palme, dans ce cas, on dit Kpem Isouk.
              Un autre plat typique appelé Sangha chez les Ewondo et Sangla chez les Eton est préparé à base d'épinards, de maïs et de jus de noix de palme. Le manioc constitue l'aliment de base de la gastronomie Beti. Il est consommé sous toutes ses formes: feuilles, tubercules bouillies, farine pour en faire des beignets ou du couscous. Les noix de palme, les cacahuètes font partie de l'alimentation de base.
       Traditionnellement, on mange peu de viande, et encore moins du poisson, étant donné la situation du pays Beti à l'intérieur des terres. La banane plantain, le macabo (plante de la famille du manioc dont on consomme les jeunes feuilles, et les tubercules), les ignames, le mais, le safou, des comis (petites noix rondes ressemblant aux amandes), les goyaves, papayes, avocats ainsi que énormément d'autres plantes et fruits font partie de l'alimentation des Beti.           
        Bien sur, elle a été enrichie par les plantes importées d'Amérique et par les contacts entre ethnies et tribus voisines. Et plusieurs plats tendent à disparaitre.
       On trouve comme boisson, le vin de palme, et le vin de bambou, ainsi que l'Odontol une liqueur fabriquée à partir de mais, et de vin de palme. Toutes ces boissons ne sont évidemment pas spécifiques aux Beti, ce sont simplement des produits du terroir

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